juin
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Elections législatives en Turquie : Victoire d’Erdogan sans majorité

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Elections législatives en Turquie : Victoire d’Erdogan sans majorité
Grand vainqueur des élections législatives dimanche, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan devra pourtant négocier avec l'opposition et tenir compte du vote kurde, s'il veut mener à bien son projet de changer la constitution.
Le Parti de la justice et du développement (AKP), qui est issu de la mouvance islamiste, a rassemblé 49,9 % des suffrages, selon les résultats encore non officialisés, son meilleur score, et sa troisième victoire consécutive à des législatives. Mais l'AKP, qui est au pouvoir depuis 2002, n'a pas atteint le chiffre fatidique des 330 sièges au Parlement qui lui aurait permis de lancer son projet de réforme de la Constitution sans le soutien des autres partis.  Il contrôle 326 sièges .
 «Le peuple... nous a adressé le message que la nouvelle Constitution doit se faire par le compromis, la consultation et la négociation», a déclaré M. Erdogan, dans un discours célébrant sa victoire.
«Nous ne fermerons pas nos portes, nous irons vers l'opposition», a-t-il dit.
Durant la campagne, M. Erdogan s'est engagé à changer le texte fondamental hérité du coup d'Etat militaire de 1980. Mais il n'a pas donné de détails.
Le principal parti d'opposition, situé au centre-gauche, le Parti républicain du peuple (CHP), est venu en seconde position, avec 25,9 % des voix et 135 sièges, suivi du Parti de l'action nationaliste (MHP, nationaliste) avec 13 % et 53 sièges.
Outre, l'AKP, le parti pro kurde BDP (Parti de la paix et de la démocratie) est lui aussi sorti vainqueur du scrutin, passant de 20 à 36 sièges.
Un soutien du BDP pourrait être crucial pour aller de l'avant vers une nouvelle Constitution mais ce parti pourrait poser ses conditions. Les représentants des Kurdes, qui sont entre 12 et 15 millions sur une population de 73 millions, estiment que leur peuple devrait constituer un élément distinct au sein de la nation turque, avec un statut d'autonomie.
La question kurde n'est jamais loin dans la politique turque: le dirigeant emprisonné des rebelles kurdes, Abdullah Ícalan, a menacé récemment Ankara d'une guerre totale si des négociations sérieuses ne s'engagent pas entre le pouvoir et les rebelles, après les élections.
La presse d'opposition doute cependant de la volonté réelle de M. Erdogan de négocier et de tendre la main à ses opposants.
«Si le Premier ministre veut gouverner en paix, il devrait se rendre compte et ne jamais oublier qu'il y a aussi 50 %» de l'électorat contre lui, écrit lundi l'éditorialiste Mehmet Yilmaz dans l'édition de lundi du journal H rriyet.
«Est-ce que le Premier ministre est capable d'accepter l'existence de gens qui ne pensent pas comme lui ?», s'interroge-t-il, dans une allusion aux sautes d'humeur de M. Erdogan.

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juin
13

Syrie: l’armée tire à bout portant sur les habitants de Djisr al Choghour

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Syrie: l’armée tire à bout portant sur les habitants de Djisr al Choghour
Les blindés de l'armée syrienne sont entrés dans la nuit de samedi à dimanche dans la ville de Djisr al Choghour, près de la frontière turque, sur laquelle se focalise depuis une semaine la répression du mouvement de contestation, rapportent des habitants.
«Des chars sont entrés depuis le sud (de la ville) après avoir bombardé au hasard et tiré des rafales de mitrailleuses sur toute la ville. Les habitants sont encore en train de fuir depuis le nord», a déclaré un habitant contacté par téléphone.
Djisr al Choghour, dans le nord-est de la Syrie, occupe un emplacement stratégique sur la route reliant Alep, la deuxième ville du pays, à Lattaquié, son principal port. La situation ressemble à ce qui s'est produit depuis le début du mouvement de contestation, à la mi-mars, dans d'autres villes, avec déploiement de troupes et de blindés de l'armée syrienne à la suite de manifestations réclamant la fin du régime d'Assad.
Selon des habitants, les forces commandées par Maher al Assad, le frère du président qui dirige notamment la quatrième division mécanisée, ont pris position à proximité de la ville.
Mais, toujours selon des habitants, Djisr al Choghour a été le théâtre d'une mutinerie parmi les forces de sécurité, dont une partie aurait refusé il y a huit jours d'obéir aux ordres et de réprimer des manifestants.
Les témoignages sur les exactions du régime de Bachar al-Assad se multipliaient samedi, alors que les forces de l'ordre appuyées par des hélicoptères ont tué au moins 25 civils lors d'énormes manifestations hostiles au régime vendredi à travers le pays.
Près de trois mois après le début de la révolte mi-mars, et en dépit des sanctions et des protestations internationales, le régime semble déterminé à mater dans le sang toute contestation, des agissements qualifiés d'«atroces» par Ankara et «d'effroyables» par la Maison Blanche, qui a accusé la Syrie d'avoir provoqué une «crise humanitaire».
En écho, le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, s'est dit samedi «très inquiète par la dégradation de la situation humanitaire» en Syrie et a réitéré ses appels à Damas à cesser la répression.
Alors que les 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU divergent sur l'opportunité d'une résolution condamnant cette répression, la Maison Blanche a affirmé que «la violence et les brutalités» devaient «cesser immédiatement».
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a fait part une nouvelle fois de sa «profonde tristesse et inquiétude».
Les condamnations n'émanaient pas seulement des gouvernements: plus d'une quinzaine de villes à travers le monde, dont Paris, Montréal et New York, se sont associées à une journée mondiale pour la Syrie samedi.
Ils étaient quelques dizaines, principalement des Syriens établis en Algérie, rassemblés devant l'ambassade de Syrie à Alger, de même qu'à Tunis où ils scandaient: «Pas de salafisme, pas de terrorisme, notre révolution est une révolution d'hommes libres».

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juin
11

Bactérie Escherichia coli : selon le patron de l’Institut Robert-Koch : Les graines germées à l’origine de l’épidémie

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Bactérie Escherichia coli : selon le patron de l'Institut Robert-Koch : Les graines germées à l’origine de l'épidémie
Les graines germées sont la cause la plus probable de l'épidémie mortelle provoquée par la bactérie Escherichia coli (E. coli), ont déclaré vendredi les autorités allemandes sur la foi de nouvelles données.
«Ce sont les graines germées», a déclaré Reinhard Burger, le patron de l'Institut Robert-Koch, l'autorité fédérale de contrôle des maladies. «Les personnes qui ont consommé des graines germées sont neuf fois plus exposées au risque de diarrhées hémorragiques que les autres.» «L'épidémie n'est pas terminée», a-t-il ajouté. Les autorités sanitaires allemandes ont par ailleurs levé leurs réserves à la consommation de concombres, de tomates et de salades. Apparue début mai, la contamination a affecté près de 3.000 personnes. Trente cas mortels ont été signalés, 29 en Allemagne et un en Suède, selon les derniers bilans disponibles.
Les experts fédéraux qui tentent de déterminer l'origine de la contamination ont procédé à un millier d'analyses d'échantillons centrées sur ces graines germées. Aucune analyse n'a été positive mais les études épidémiologiques et les enquêtes de traçabilité permettent néanmoins d'identifier les graines germées comme étant la source de l'épidémie.
 «Il est très satisfaisant de présenter cette découverte aujourd'hui, d'être en mesure d'isoler la cause et la source de l'infection», a ajouté Reinhard Burger. Il s'est félicité de «l'intense coopération» entre les autorités sanitaires et les autorités de surveillance de la sûreté des produits alimentaires.
L'enquête s'est centrée sur une ferme bio du Land de Basse-Saxe, qui a été fermée le week-end dernier.
La souche particulièrement virulente de la bactérie Escherichia coli en cause dans cette flambée épidémique peut provoquer des hémorragies intestinales.
Elle se traduit par des diarrhées banales ou sanglantes dans les cas les plus graves, des maux de tête et de vives douleurs abdominales mais peut également être associée à des problèmes rénaux plus graves, connus sous le nom de syndrome hémolytique et urémique (SHU).
Sur les 3.000 cas à ce jour observés, plus d'un quart ont conduit à un SHU.
Illustration de la virulence de la bactérie, nombre de malades sont de jeunes adultes qui devraient théoriquement être plus résistants que d'autres catégories de population.
La Russie va, par ailleurs, lever son embargo sur les importations de légumes de l'UE imposé la semaine dernière en raison d'un risque bactérien, a assuré vendredi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à l'issue d'un sommet Russie-UE à Nijni Novgorod.
«Nous sommes heureux de nous être mis d'accord pour lever l'embargo sur les légumes européens», a déclaré M. Barroso.
Il n'a pas précisé quand cela serait fait mais a indiqué que l'UE enverrait des certificats à la Russie «aujourd'hui (vendredi) ou demain (samedi)» pour permettre de mettre fin à l'embargo.

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juin
10

Une vague de réfugiés syriens arrive en Turquie

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Une vague de réfugiés syriens arrive en Turquie
Environ 1.000 nouveaux Syriens fuyant la répression sont arrivés en territoire turc, ce qui porte à quelque 1.600 le nombre de Syriens ayant fui en Turquie, qui a mis en place un imposant dispositif d'accueil et de secours dans la province de Hatay (sud). L'agence de presse semi-officielle Anatolie a affirmé jeudi que 1.050 réfugiés sont entrés en Turquie depuis la Syrie, ces dernières 24 heures.
L'agence a précisé que, depuis le début de la contestation en Syrie, il y a trois mois, un total de 1.577 réfugiés sont pris en charge par le Croissant-Rouge, à Yayladagi (province de Hatay).
Yayladagi, à l'extrémité d'une langue de terre s'enfonçant de 150 km vers le sud, est une sorte de poste avancé de la Turquie au Proche-Orient.
La ville syrienne de Jisr al-Choughour (nord-ouest), où l'armée mène des opérations de ratissage meurtrières, n'est qu'à une quarantaine de kilomètres.
C'est à Yayladagi, derrière les grilles d'un ancien centre de traitement du tabac, que le Croissant-rouge turc a érigé fin avril, après l'arrivée d'un premier groupe d'environ 250 Syriens, un village de tentes capable d'accueillir des milliers de réfugiés.
Pour l'heure, seule une centaine de tentes ont été montées, sur six hectares, mais 900 autres sont prêtes à l'emploi, selon des chiffres fournis fin avril par le Croissant rouge, qui mentionne aussi 8.500 couvertures et des équipements de cuisine pour 10.000 personnes.
La Turquie n'en est pas là, mais le rythme des arrivées s'accélère.
Et Ankara ne veut pas revivre le drame de l'exode massif des Kurdes d'Irak en Turquie, en 1991.
A cette époque, les forces de Saddam Husseïn avaient lancé une vaste offensive contre les Kurdes dans le nord du pays. Des centaines de milliers de Kurdes d'Irak avaient passé la ligne de démarcation.
La Turquie, débordée, avait laborieusement tenté de venir en aide à ces populations, avec l'aide internationale. Mais des dizaines de réfugiés étaient morts de maladies et de blessures.
Pas question donc de revivre cet enfer. «Nous avons pris toutes les précautions nécessaires à la frontière», a affirmé mercredi le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu, soulignant que la situation était pour le moment «sous contrôle».
Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a assuré de son côté que les frontières de la Turquie restaient ouvertes aux réfugiés syriens.
«Sous contrôle», la diffusion des informations l'est également: impossible pour les journalistes de pénétrer dans le camp du Croissant Rouge. Tout juste peut-on apercevoir, entre les grilles, quelques fillettes syriennes faire de la balançoire.
Même le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés n'a pas été convié dans l'enceinte, selon un de ses responsables.
Hors de question également de parler avec les réfugiés qui viennent de franchir la frontière: ils sont immédiatement pris en charge par des unités de gendarmerie, qui dirigent les personnes valides vers le camp, les blessés par ambulance vers des hôpitaux, où la consigne est de ne pas admettre la presse. La Turquie, qui a aboli les visas avec la Syrie, est en effet dans une position inconfortable. Ankara veut éviter un drame humanitaire. Mais la capitale turque a noué ces dernières années des relations étroites avec Damas, et elle redoute le chaos qui pourrait s'installer chez son voisin en cas de départ du pouvoir de Bachar al-Assad.
«Le gouvernement turc ne veut pas trop parler de ce qui se passe ici parce qu'il a peur qu'Assad lâche sur la Turquie les rebelles kurdes du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan)», avance un dissident syrien installé à Antakya, parlant sous couvert d'anonymat.

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juin
9

L’Europe doit sauver les migrants africains de Libye

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L'Europe doit sauver les migrants africains de Libye
Le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe a appelé mercredi l'Europe à faire davantage d'efforts pour sauver les migrants africains fuyant par mer la Libye.
«Le temps n'est plus où Kadhafi coopérait avec les gouvernements européens - en échange d'une aide et d'investissements généreux - pour empêcher même les plus désespérés des demandeurs d'asile de gagner l'Europe», écrit le commissaire, Thomas Hammarberg, dans un article publié dans son «Carnet des droits de l'Homme».
«L'Europe a un rôle à jouer dans cette crise. Le principe fondamental imposant de porter secours aux personnes en mer ne s'applique pas seulement aux passagers d'un bateau qui est déjà en train de couler». M. Hammarberg juge «nécessaire de renforcer considérablement la surveillance aérienne, le long de la côte libyenne et plus au large, afin de détecter toute embarcation précaire et de préparer un sauvetage en toute sécurité».
«Compte tenu des opérations militaires en cours, il semble difficile d'invoquer l'impossibilité de financer ces activités de reconnaissance. L'intensification du conflit armé a d'ailleurs contribué à aggraver la situation des migrants d'Afrique subsaharienne».
Selon lui, «à ce jour, les institutions et les gouvernements européens n'ont pas pris toutes leurs responsabilités. Leur silence et leur passivité sont difficilement acceptables», et «l'Europe fait manifestement fausse route lorsqu'elle se préoccupe plus d'empêcher les migrants d'arriver sur ses côtes que de sauver des vies».
Le commissaire est une personnalité indépendante dont la mission est de promouvoir la prise de conscience et le respect des droits de l'Homme dans les 47 Etats membres du Conseil de l'Europe. Diplomate suédois spécialiste des droits de l'Homme, M. Hammarberg a été élu à ce poste en 2006 par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe.
Par ailleurs, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, le Jordanien Abdel Ilah al-Khatib, est arrivé mercredi à Benghazi, fief des rebelles dans l'Est du pays, a-t-on appris auprès du Conseil national de transition (CNT).
Aucun autre détail n'a été fourni sur la mission de l'émissaire de l'ONU qui devait s'entretenir notamment avec Mahmoud Jibril, «premier ministre» du CNT, selon la même source.
M. Khatib arrive de Tripoli où il s'est rendu mardi alors que la pression sur le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'est intensifiée avec des bombardements quotidiens depuis une quinzaine de jours sur Tripoli, et en particulier sur le secteur de sa résidence, à quoi s'ajoutent des appels de plus en plus pressants à son départ.
Dans la soirée, le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, a indiqué que M. Khatib avait eu des «entretiens positifs» avec les responsables libyens.
«Il est venu ici pour examiner la situation sur le terrain, parce que l'ONU s'est sentie induite en erreur par les informations données par les rebelles», a déclaré M. Ibrahim au cours d'une conférence de presse.
«Nous voulons que l'ONU travaille avec l'Union africaine (UA). Nous voulons donner une dimension internationale à la feuille de route de l'UA», qui prévoit notamment un cessez-le feu et un dialogue national pour une transition démocratique. Mais cette feuille de route, qui ne prévoit pas un départ du colonel Kadhafi, avait été rejetée par les rebelles.
L'émissaire spécial des Nations unies pour la Libye s'était déjà rendu à la mi-mai à Tripoli et avait insisté auprès des responsables libyens sur la mise en place d'un cessez-le-feu et l'accès de l'aide humanitaire aux villes frappées par la répression.

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juin
8

L’OTAN intensifie ses frappes sur Tripoli

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L’OTAN intensifie ses frappes sur Tripoli
Au moins huit puissantes explosions ont secoué mardi le centre de la capitale libyenne Tripoli et une épaisse colonne de fumée s'est élevée ensuite au-dessus du secteur de la résidence du dirigeant contesté Mouammar Kadhafi, a constaté un journaliste de l'AFP.
La première explosion a retenti vers 10H45 (08H45 GMT), suivie de sept autres espacées de quelques minutes.
Une épaisse colonne de fumée s'est échappée au-dessus d'une caserne de la garde populaire, située en face de la résidence du colonel Kadhafi.
Cette caserne a été «visée à nouveau par les raids aériens de l'Otan», a déclaré le porte-parole du gouvernement Moussa Ibrahim à des journalistes, faisant état de «victimes», mais sans autre précision. Les détonations ont été fortement ressenties à l'hôtel hébergeant les correspondants de la presse internationale à Tripoli, situé à quelques centaines de mètres de ce secteur constamment la cible de raids de l'Otan.
L'envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, est arrivé mardi à Benghazi, fief des rebelles dans l'Est de la Libye, où il effectue la première visite d'un responsable russe, plus de 3 mois après le début d'une révolte contre le régime, selon un journaliste de l'AFP.
«Nous sommes venus à Benghazi pour faciliter le dialogue entre les deux camps. La Russie est dans une position unique car elle a toujours une ambassade à Tripoli et elle vient rencontrer la rébellion aujourd'hui», a indiqué M. Marguelov aux journalistes à son arrivée à l'aéroport de Benghazi.
Il a précisé qu'il serait mercredi au Caire et qu'il était «ultérieurement disposé à se rendre à Tripoli», sans préciser dans quels délais.
M. Marguelov, qui est le représentant du Kremlin pour l'Afrique, doit rencontrer à Benghazi Moustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT) - direction politique de la rébellion-, le numéro deux de la rébellion, Mahmoud Jibril, et le ministre de la Défense, Omar El-Hariri. Le président Dmitri Medvedev a appelé le colonel Mouammar Kadhafi à quitter le pouvoir, tout en critiquant les opérations armées de l'Otan en Libye, jugeant que l'Alliance atlantique outrepassait le mandat de l'ONU.
La Russie s'était abstenue en mars pendant le vote à l'ONU de la résolution 1973 autorisant des frappes internationales en Libye
Par ailleurs, le chef de la diplomatie libyenne se trouvait mardi en Chine pour tenter de trouver une solution politique à la crise en Libye, a annoncé le gouvernement alors que des diplomates chinois sont arrivés à Benghazi pour y rencontrer la direction politique de la rébellion.
Abdelati al-Obeïdi, ministre libyen des Affaires étrangères, restera jusqu'à jeudi à Pékin où il aura des entretiens avec son homologue Yang Jiechi, a indiqué Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Pékin a par ailleurs annoncé de nouvelles rencontres entre des diplomates chinois et des responsables du Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion.
Ces nouvelles rencontres à Benghazi, dans l'Est libyen, auxquelles prennent part des diplomates de l'ambassade de Chine en Egypte, visent à «maintenir le contact avec le Conseil national de transition», «mieux comprendre la situation humanitaire» et évaluer la situation des sociétés ayant investi en Libye, selon un communiqué officiel.

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juin
7

Yémen: les protestataires veulent un conseil présidentiel intérimaire

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Yémen: les protestataires veulent un conseil présidentiel intérimaire
«Les jeunes de la révolution» au Yémen ont appelé à la formation d'un conseil présidentiel intérimaire pour diriger le pays, après le départ du président contesté Ali Abdallah Saleh, blessé dans un attentat, pour l'Arabie saoudite.
Dans un communiqué parvenu lundi à l'AFP, les jeunes protestataires proposent un conseil présidentiel représentant «toutes les forces politiques» dont la tâche serait de former «un gouvernement de technocrates», «un conseil national transitoire» et d'élaborer «une nouvelle Constitution».
Ces jeunes, qui campent depuis le 21 février sur une place de Sanaa pour réclamer la démission de M. Saleh, au pouvoir depuis près de 33 ans, se félicitent dans leur communiqué «du départ» du chef de l'Etat.
«La révolution a réalisé son premier objectif: la mise à l'écart de Saleh», affirment les jeunes qui s'engagent à «poursuivre le sit-in jusqu'à la réalisation de tous les objectifs» de leur mouvement pacifique.
Le départ samedi pour Ryad de M. Saleh a été célébré dimanche par des dizaines de milliers de personnes à Sanaa, l'opposition se déclarant déterminée à empêcher son retour.
Mais le président yéménite, qui a été opéré avec succès dimanche, devrait rentrer à Sanaa «après deux semaines de convalescences», selon un responsable saoudien.
Par ailleurs, trois partisans du chef tribal dissident, cheikh Sadek al-Ahmar, ont été tués lundi par les tirs de snipers «fidèles au régime» dans le nord de Sanaa, a annoncé une source tribale.
Trois partisans de cheikh Ahmar ont été abattus par des snipers du régime postés sur des toits près de la résidence» du chef tribal dans le quartier d'Al-Hassaba, dans le nord de la capitale», a déclaré cette source.
Ces tirs mortels ont eu lieu en dépit d'une trêve que tente de consolider le vice-président Abed Rabbou Masnour Hadi.
Durant la nuit, deux assaillants armés ont attaqué un barrage militaire proche de la résidence du vice-président, tuant deux civils et un soldat de la 1ère division blindée, dirigée par un général dissident, a indiqué une source militaire. Les soldats de cette division, commandée par le général Ali Mohsen al-Ahmar, sans lien de parenté avec cheikh Sadek al-Ahmar, ont riposté, tuant les deux assaillants, selon la même source.
Berlin, Paris, Londres, Madrid et Rome ont, par ailleurs, appelé dimanche les Yéménites à «respecter la trêve initiée par le roi d'Arabie saoudite» pour rétablir la paix au Yémen, dans une déclaration commune envoyée à la presse par la chancellerie allemande.
«Après des mois de désordres et de violences, qui ont contribué à la souffrance considérable de la population yéménite et causé des destructions énormes, nous prions avec insistance tous les responsables civils et militaires du Yémen de respecter la trêve initiée par le roi d'Arabie saoudite Abdallah», écrivent la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre britannique David Cameron et les chefs du gouvernement italien Silvio Berlusconi et espagnol José Luis Zapatero.
«Nous appelons les Yéménites, dans un esprit d'unité nationale et de dialogue, à trouver rapidement le chemin de la réconciliation, sur la base en particulier de l'initiative du Conseil de coopération du Golfe dont nous soutenons les propositions sans restriction, pour que le peuple yéménite choisisse démocratiquement son gouvernement. Nous sommes disposés à lui apporter en cela notre plein soutien», ajoutent-ils.

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juin
6

En l’absence d’Abdellah Saleh : Le vice-président s’entretient de la situation avec l’ambassadeur US

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En l’absence d’Abdellah Saleh : Le vice-président s’entretient de la situation avec l’ambassadeur US
Le vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi s'est entretenu dimanche avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa, Gerald Feierstein, de la situation au Yémen après l'hospitalisation du président Ali Abdallah Saleh en Arabie Saoudite, a rapporté l'agence officielle Saba.
M. Mansour Hadi assume le pouvoir au Yémen en l'absence du chef de l'Etat selon la Constitution. Son entretien avec l'ambassadeur américain marque sa première activité annoncée publiquement depuis le transfert samedi soir à Ryad de M. Saleh, blessé vendredi dans le bombardement du palais présidentiel.
La confusion régnait dimanche sur l'état de santé réel du président Saleh et sur la durée de son séjour en Arabie Saoudite, en l'absence d'une annonce officielle à Sanaa. Mais les manifestants mobilisés depuis janvier contre le président célébraient son «départ», qu'ils considéraient comme définitif.
Selon Saba, «le vice-président» a évoqué avec l'ambassadeur américain «des questions et des sujets inhérents aux développements» de la situation au Yémen, la coopération pour assurer les services de base, la consolidation d'un cessez-le-feu et l'évacuation des établissements publics agressés. Les deux hommes ont aussi évoqué «l'importance de la coopération des partis du Front commun», une coalition de l'opposition parlementaire, «dans les circonstances complexes et difficiles» que traverse le pays pour «prévenir tout acte de sabotage», selon l'agence.
L'ambassadeur américain a condamné «l'agression» contre le Palais présidentiel vendredi et «les conséquences de ces agressions», assurant M. Mansour Hadi de «la solidarité totale» des Etats-Unis pour «ce qui touche à la sécurité, la stabilité et l'unité du Yémen», a rapporté Saba.
«L'administration américaine comprend la nature des circonstances difficiles que traverse actuellement le Yémen», a ajouté le diplomate, cité toujours par l'agence officielle. Des contestataires du régime yéménite célébraient, par ailleurs, dimanche «le départ» du président Ali Abdallah Saleh, blessé et évacué en Arabie Saoudite, mais le flou demeure sur son maintien au pouvoir.
Au lendemain de l'annonce de l'hospitalisation de M. Saleh à Ryad pour des brûlures et des égratignures, les «jeunes de la révolution» ont commencé à célébrer à Sanaa et à Taëz ce qu'ils considèrent comme «la chute du régime». «Aujourd'hui, un nouveau Yémen est né», chantaient les dizaines de jeunes enthousiastes sur le lieu du sit-in permanent près de l'Université de Sanaa, selon un correspondant de l'AFP. «C'est fini, le régime est tombé», répondaient d'autres alors que ceux qui arrivaient sur la place se félicitaient pour ce qu'ils considèrent comme «la fuite de M. Saleh», qui est au pouvoir depuis 33 ans.
Le président contesté depuis fin janvier a toujours refusé de partir.
A Taëz, grande ville du sud-ouest et l'un des foyers de la contestation, des centaines de manifestants se sont rassemblés dans le centre de la cité aux cris «liberté, liberté, Ali s'est enfui».
M. Saleh, blessé dans un bombardement vendredi de la mosquée de son palais présidentiel est arrivé samedi soir à Ryad où un responsable saoudien a affirmé qu'il venait se faire soigner et retournerait au Yémen.
Un responsable proche du président a indiqué samedi que le chef de l'Etat avait été atteint de «brûlures et d'égratignures au visage et à la poitrine» mais son état n'inspire pas l'inquiétude.
M. Saleh s'est adressé dans un message audio aux Yéménites pour les rassurer sur son état de santé. Il parlait calmement avec une voix fatiguée.

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juin
6

En l’absence d’Abdellah Saleh : Le vice-président s’entretient de la situation avec l’ambassadeur US

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En l’absence d’Abdellah Saleh : Le vice-président s’entretient de la situation avec l’ambassadeur US
Le vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi s'est entretenu dimanche avec l'ambassadeur des Etats-Unis à Sanaa, Gerald Feierstein, de la situation au Yémen après l'hospitalisation du président Ali Abdallah Saleh en Arabie Saoudite, a rapporté l'agence officielle Saba.
M. Mansour Hadi assume le pouvoir au Yémen en l'absence du chef de l'Etat selon la Constitution. Son entretien avec l'ambassadeur américain marque sa première activité annoncée publiquement depuis le transfert samedi soir à Ryad de M. Saleh, blessé vendredi dans le bombardement du palais présidentiel.
La confusion régnait dimanche sur l'état de santé réel du président Saleh et sur la durée de son séjour en Arabie Saoudite, en l'absence d'une annonce officielle à Sanaa. Mais les manifestants mobilisés depuis janvier contre le président célébraient son «départ», qu'ils considéraient comme définitif.
Selon Saba, «le vice-président» a évoqué avec l'ambassadeur américain «des questions et des sujets inhérents aux développements» de la situation au Yémen, la coopération pour assurer les services de base, la consolidation d'un cessez-le-feu et l'évacuation des établissements publics agressés. Les deux hommes ont aussi évoqué «l'importance de la coopération des partis du Front commun», une coalition de l'opposition parlementaire, «dans les circonstances complexes et difficiles» que traverse le pays pour «prévenir tout acte de sabotage», selon l'agence.
L'ambassadeur américain a condamné «l'agression» contre le Palais présidentiel vendredi et «les conséquences de ces agressions», assurant M. Mansour Hadi de «la solidarité totale» des Etats-Unis pour «ce qui touche à la sécurité, la stabilité et l'unité du Yémen», a rapporté Saba.
«L'administration américaine comprend la nature des circonstances difficiles que traverse actuellement le Yémen», a ajouté le diplomate, cité toujours par l'agence officielle. Des contestataires du régime yéménite célébraient, par ailleurs, dimanche «le départ» du président Ali Abdallah Saleh, blessé et évacué en Arabie Saoudite, mais le flou demeure sur son maintien au pouvoir.
Au lendemain de l'annonce de l'hospitalisation de M. Saleh à Ryad pour des brûlures et des égratignures, les «jeunes de la révolution» ont commencé à célébrer à Sanaa et à Taëz ce qu'ils considèrent comme «la chute du régime». «Aujourd'hui, un nouveau Yémen est né», chantaient les dizaines de jeunes enthousiastes sur le lieu du sit-in permanent près de l'Université de Sanaa, selon un correspondant de l'AFP. «C'est fini, le régime est tombé», répondaient d'autres alors que ceux qui arrivaient sur la place se félicitaient pour ce qu'ils considèrent comme «la fuite de M. Saleh», qui est au pouvoir depuis 33 ans.
Le président contesté depuis fin janvier a toujours refusé de partir.
A Taëz, grande ville du sud-ouest et l'un des foyers de la contestation, des centaines de manifestants se sont rassemblés dans le centre de la cité aux cris «liberté, liberté, Ali s'est enfui».
M. Saleh, blessé dans un bombardement vendredi de la mosquée de son palais présidentiel est arrivé samedi soir à Ryad où un responsable saoudien a affirmé qu'il venait se faire soigner et retournerait au Yémen.
Un responsable proche du président a indiqué samedi que le chef de l'Etat avait été atteint de «brûlures et d'égratignures au visage et à la poitrine» mais son état n'inspire pas l'inquiétude.
M. Saleh s'est adressé dans un message audio aux Yéménites pour les rassurer sur son état de santé. Il parlait calmement avec une voix fatiguée.

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juin
4

Yémen: les combats se poursuivent à Sanaa

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Yémen: les combats se poursuivent à Sanaa
De violents combats ont repris vendredi matin dans un quartier du nord de Sanaa entre les forces gouvernementales et les combattants d'un influent chef tribal après une nouvelle nuit de violences, a rapporté un correspondant de l'AFP.
Après une brève accalmie à l'aube, des affrontements aux obus et à la mitraillette ont éclaté de nouveau en début de matinée autour de la résidence du chef tribal des Hached, cheikh Sadek al-Ahmar, dans le quartier Al-Hassaba, ont indiqué des témoins.
Aucun bilan n'est encore disponible sur les violents combats qui se sont poursuivis par intermittence toute la nuit, selon des habitants.
Le siège de la compagnie aérienne Yemenia, jouxtant la résidence de cheikh Ahmar, et les locaux d'une chaîne de télévision, Souheil, contrôlée par le clan de ce dignitaire tribal, ont été détruits après avoir pris feu dans les combats, selon le correspondant de l'AFP.
En outre, trois obus ont explosé dans la nuit devant le mur d'enceinte de l'Université de Sanaa, près de la Place du Changement, épicentre de la contestation du régime, ont indiqué des participants au sit-in.
Des blindés de la 1ère division commandée par le général Ali Mohsen Al-Ahmar, rallié en mars à la contestation réclamant le départ du président Ali Abdallah Saleh, ont été ensuite déployés aux entrées de la place pour protéger les dizaines de contestataires qui y campaient encore, selon les mêmes sources.
Des positions de la 1ère division blindée ont été également visées par des obus, ont indiqué les mêmes sources.
Les forces du général Ahmar --sans lien de parenté direct avec le chef tribal-- sont restées jusqu'ici à l'écart de la bataille entre les forces gouvernementales et les combattants tribaux.
Une manifestation prévue vendredi à Sanaa des partisans du président Saleh, à l'initiative du régime, a été annulée, a annoncé dans la nuit une source informée au ministère de l'Intérieur.
Pour leur part, les protestataires, dont le nombre a considérablement baissé au cours des derniers jours en raison des violences à Sanaa, ont appelé à une manifestation de «fidélité à Taëz», grande ville au sud-ouest du pays où un sit-in permanent a été dispersé lundi par les forces de l'ordre au prix d'une cinquantaine de morts.
Pour sa part, le médiateur du Golfe dans la crise yéménite, Abdellatif Zayani, a indiqué poursuivre ses efforts en vue d'«un règlement «pacifique» au Yémen, qui a sombré dans la violence après le refus du président Ali Abdallah Saleh de signer un accord de transition du pouvoir.
«Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) poursuivront leurs efforts pour aider les frères au Yémen à parvenir à un règlement pacifique, qui mettra fin aux combats en cours», a déclaré M. Zayani dans un communiqué publié tard jeudi soir.
«Soucieuses de la sécurité, de la stabilité et de l'unité du Yémen», les monarchies du CCG vont «travailler avec les Yéménites pour la réalisation de ce qu'ils jugent le meilleur pour leur pays», a-t-il ajouté sans plus de précision.

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