mai
31

Entretien avec El Arbi El Harti, directeur du Festival international Jawhara : 40% des groupes invités jouent du chaâbi

Posted by PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN BOUITHY Commentaires fermés
Entretien avec El Arbi El Harti, directeur du Festival international Jawhara : 40% des groupes invités jouent du chaâbi
Le Festival international Jawhara doit être perçu comme une grande rencontre citoyenne dont l’objectif est de faire émerger une province d’El Jadida magnifique et recelant de riches potentialités mais quelque peu abandonnées. Sa particularité est d’être financé par des entreprises et personnes citoyennes. Tel est le fond de la pensée de Larbi Al Harti, directeur du Festival qui se tiendra, du 20 au 24 juillet prochain, à Azemmour, El Jadida et Sidi Bouzid.  Entretien.

Libé : Vous avez une riche expérience en matière d’organisation de festivals. Quelle est la particularité de Jawhara ?

El Arbi El Harti : Il y a une différence essentielle. Jawhara est un Festival citoyen, émanant de la volonté de la province d’El Jadida en partenariat avec l’Association Doukkala et financé par les entreprises et des personnes citoyennes. C’est donc un engagement pour un modèle de festival qui travaille essentiellement pour la sensibilisation des valeurs citoyennes et en même temps la promotion et le développement économique et humain de cette région.
C’est aussi un festival provincial. C'est-à-dire que dans l’expérience d’organisation des festivals au Maroc, c’est la première fois qu’un festival s’organise dans trois villes. En l’occurrence: Azemmour, El Jadida et Sidi Bouzid.
Autre élément aussi important, c’est un festival qui vise la création d’un pont de communication entre ces villes atlantiques et d’autres villes, essentiellement américaines (USA, Brésil, Colombie, etc.).

Azemmour, El Jadida et Sidi Bouzid ont une forte histoire. Comment le Festival compte-t-il les mettre en valeur?
 
Nous espérons faire du Festival Jawhara  un levier important de sensibilisation de l’opinion publique nationale et internationale sur l’existence de cette belle région, dotée d’un patrimoine culturel magnifique en dialogue avec la modernité. Et qui regorge d’énormes potentialités au niveau des investissements économiques et touristique essentiels dont il faudra prendre conscience.
Cela  veut dire qu’un des objectifs de ce festival sera de rappeler que la province d’El Jadida avec ses villes d’Azemmour, El Jadida et Sidi Bouzid, existe à travers diverses activités prévues au programme de cette première édition. Et dire qu’elles sont là avec leur beauté, patrimoine, histoire et une population ouverte et accueillante.

En quoi Jawhara fera mieux valoir les richesses de la province? Et quel sera réellement son impact sur celle-ci et ses villes?

L’objectif principal de cette grande rencontre est de faire émerger une région magnifique dotée d’énormes potentialités mais encore ignorées. Cette province est un peu dans la périphérie. Et notre travail consiste justement à faire de la périphérie un levier de développement économique et humain du Maroc.
Je suis convaincu qu’avec une programmation riche en genres, pluridisciplinaire et éclectique ainsi qu’une bonne campagne de communication, la province d’El Jadida sera dans tous les supports médiatiques du Maroc et de l’extérieur. Et ce, durant près d’un mois.

L’idée d’un festival provincial est sans doute intéressante. Comment comptez-vous la pérenniser?

La pérennité du festival ne devait pas poser problème. Pour la simple raison que l’Association organisatrice (Doukkala) est très ancrée dans  la province et a une très grande histoire. A part cela, elle compte dans ses rangs des gens qui, en plus d’être animés par une vraie volonté d’aller de l’avant, savent pertinemment bien ce que l’on attend d’eux.
Par ailleurs, les actions culturelles initiées par cette organisation visent la promotion du développement humain. Ce qui, en fin de compte, traduit la volonté du Souverain qui veut qu’on réponde à l’appel du grand citoyen.

Pour des raisons financières, auriez-vous reporté certaines activités à la prochaine édition ?

Pas du tout. C’est un festival complet avec une programmation riche et variée qui promet une véritable animation autour des cinq scènes du festival et dans les trois villes de la province. Il y aura de la musique, de la danse et de l’art vidéo. Mais aussi, une très grande exposition, une scène dédiée aux jeunes talents et 25 ateliers.
Du point de vue musical, nous proposons divers genres musicaux : rai, rap, reggae, samba et le flamenco. Ainsi que le chaâbi qui constitue la plus forte présence dans ce festival, puisque 40% des groupes invités fêtent cette musique.
Nous avons beaucoup travaillé sur le volet culturel et nous veillerons à ce que les trois villes soient animées comme il se doit et que le public découvre des choses qu’il ne trouvera pas ailleurs.

Des artistes originaires de cette région participent-ils à cet événement ? Où en sont les préparatifs ?

Bien sûr. Plusieurs artistes originaires de la région prendront part à ce festival. La programmation étant clôturée, tous ceux qui souhaitent prochainement se joindre à cette manifestation, sont priés de prendre contact avec nous pour étudier les modalités de leur participation à la seconde édition. Cette invitation s’adresse aussi aux artistes doukkalis résidant à l’étranger que nous intégrerons avec plaisir à cet événement.

Quelle sera la contribution de la société civile lors de ce festival?

C’est un festival citoyen dans tous les sens du terme: au niveau financier et organisationnel. Donc, nous avons intégré plusieurs associations à différents niveaux de la structure d’organisation, notamment dans la coordination des ateliers, des expositions, de l’art vidéo... De sorte qu’elles seront vraiment présentes dans la structure.  

Catégories : Maroc infos
mai
31

Côte d’Ivoire : promouvoir les libertés pour instaurer une démocratie solide

Posted by Par Gisèle Dutheuil * Commentaires fermés
En Côte d’ivoire, ces derniers mois, le combat pour  la démocratie a mobilisé toutes les  énergies. Dans l’entendement collectif, la démocratie sous-entendait le respect du choix  populaire sorti du scrutin du 28 novembre 2010. L’élection est certes une étape privilégiée  dans la vie d’une nation puisque c’est le seul moment où les dirigeants se retrouvent  directement face aux populations mais ce n’est en fait qu’un fragment du processus  démocratique. Il est important d’élargir notre vision car une démocratie qui se limiterait à  un simple bulletin dans l’urne pourrait s’avérer tyrannique. Une démocratie peut-elle  survivre si elle n’est enrichie de libertés et de systèmes de contrôle du pouvoir?
Selon le dictionnaire Larousse, la démocratie est un système politique, une forme de gouvernement dans lequel la souveraineté émane du peuple. Pascal Salin, professeur  d’économie à l’université de Paris Dauphine, souligne, dans son livre Libéralisme, que ce  n’est qu’un mode de désignation possible des dirigeants et qu’elle n’est pas suffisante pour  défendre la liberté individuelle. Il poursuit en prévenant : « Si les libertés individuelles ne  sont pas instaurées, si la vie sociale n’est pas fondée sur un ordre juridique, les échecs futurs risquent d’ouvrir la voie à bien des aventures politiques » et «la démocratie peut devenir tyrannique». Une démocratie doit s’abreuver à la source de la liberté, sa véritable  substance, ou mourir.
Carlo Lottieri et Emmanuel Martin, d’Un Monde libre, en s’appuyant sur l’exemple  occidental, mettent en garde contre une démocratie vidée de sa substance dont l’illusion  reposant sur le simple vote, une façade, pourrait même endormir les défenseurs des droits de l’homme : « En se concentrant sur le protocole,  sur la « coquille », au détriment du  fond et de la substance, le modèle démocratique occidental s’est éloigné du peuple  justement. Malentendu tragique : il ne s’agit plus  de donner le pouvoir au peuple mais donner au pouvoir une justification populaire. D'ailleurs, les plus grandes dictatures ne s’appellent-elles pas des démocraties populaires ?  Si c’est ce modèle «creux» de démocratie qui est exporté, dans lequel on met en avant les mécanismes d’organisation et de justification du pouvoir plutôt que les mécanismes de limitation du pouvoir, il ne faut pas s’étonner de l’échec de ce transplant dans des sociétés pauvres».
Il est donc important de ne pas s’asseoir aujourd’hui en se disant que la Côte d’Ivoire est un pays démocratique parce qu’il y a eu des élections, aussi douloureuses aient-elles pu être. L’aventure ne fait que commencer et le combat pour la liberté sera exaltant. Les Ivoiriens s’engagent souvent avec passion dans le combat pour la souveraineté de leur pays face au reste du monde mais négligent totalement le combat pour leur propre souveraineté face à leur Etat. Sachant que les différents indices de la liberté économique montrent que les libertés sont en corrélation avec  le progrès et le recul de la pauvreté, l’enjeu est primordial. 
L’essor et la protection des droits de propriété, un cadre institutionnel favorable à l’entreprise privée, une monnaie saine, une diminution de la taille de l’Etat, une constitution qui limite les pouvoirs des dirigeants, sont autant d’objectifs pour lesquels il est sain de militer. La liberté d’expression doit également être cultivée car si la parole est muselée, le monolithisme de la pensée est le reflet du monolithisme politique et donc de la faiblesse et de l’instabilité. Pour être souverain, il faut être libre et une société libre est évidemment une société où le gouvernement respecte les droits individuels, où la liberté d’expression est respectée et préservée avec une presse libre, des partis d’opposition dynamiques. En effet, le contre-pouvoir qui repose sur la concurrence est le meilleur mode de contrôle social. Si l’on élimine les contre-pouvoirs et si les libertés individuelles ne sont pas respectées, la démocratie prend les allures d’une dictature légitime et le pillage y devient légal. La limitation du pouvoir doit donc rester au centre du mécanisme. Les pères fondateurs des Etats-Unis avaient en leur temps focalisé leur réflexion sur les droits à la vie, la liberté et la propriété. John Adams considérait que si la propriété n’était pas aussi sacrée que l’ordre de Dieu, si elle n’était pas protégée par une justice forte, on s’exposait à l’anarchie et la tyrannie. Les pères fondateurs ont insisté sur les dangers d’un gouvernement qui ne serait contrôlé que par des électeurs. Ils se sont attelés à mettre en place des contre-pouvoirs efficaces pour limiter l’action des gouvernements qui naturellement auraient tendance à étendre leur pouvoir.
A travers un taux de participation avoisinant les 80% aux deux tours des dernières élections, les ivoiriens ont montré un attachement fort à la démocratie. Cette volonté est un socle solide pour construire la substance d’une démocratie stable et consistante. Cette construction nécessitera à la fois la vigilance et  la surveillance des populations et la volonté de la nouvelle équipe dirigeante qui, à travers ses discours, témoignent de son attachement au processus. C’est un enjeu important de stabilité et de réconciliation durable car nous constatons que la Côte d’Ivoire souffre, depuis les indépendances, de son Etat omniprésent et centralisé, héritage du modèle  jacobin français, reposant sur une poignée d’hommes grisés par un pouvoir sans limite. La Côte d’Ivoire, qui souhaite devenir un exemple démocratique en Afrique, a toutes les cartes en mains pour le devenir si elle ose emprunter le chemin de la liberté. 

* (Juriste, directrice d’Audace Institut Afrique, Côte d’Ivoire)
Article publié en collaboration avec www.unmondelibre.org

Catégories : Maroc infos
mai
31

Huitièmes de finale bis de la Coupe de la CAF : Le MAS s’en tire à bon compte, le DHJ sévèrement battu

Posted by KAMAL MOUNTASSIR Commentaires fermés
Huitièmes de finale bis de la Coupe de la CAF : Le MAS s’en tire à bon compte, le DHJ sévèrement battu
Le week-end dernier, l’attraction footballistique était au niveau continental avec la participation du MAS et du DHJ aux huitièmes de finale bis de la Coupe de la Confédération. Si le Wydad a retrouvé sa place en Ligue des champions après avoir surclassé au Caire le club de Simba, nos représentants en Coupe de la CAF étaient devant un grand défi, celui d’aller jouer la première partie de la qualification à la phase des poules loin de leurs bases. Et il semble que les poulains de Taoussi sont déterminés à aller le plus loin possible dans cette compétition. Au vu du résultat obtenu par les coéquipiers de Chihani  à l’extérieur contre le club zambien de Zesco United et de la prestation des Fassis depuis le début des éliminatoires, on peut dire que le MAS a de fortes chances de se qualifier à la phase des groupes. Battus par un but à zéro à l’aller, les coéquipiers de Sektioui sont bien partis pour passer au prochain tour après le match retour qui aura lieu au complexe de Fès entre le 10 et le 12 juin prochain.L'unique but de la rencontre a été marqué par Jackson Mwanza à la 68è minute. Les Fassis n’ont nullement démérité et pouvaient même arracher le nul. Mais ils sont capables de remonter ce petit avantage des Zambiens et se qualifier.
Contrairement au représentant de la capitale spirituelle, le Difaâ d’El Jadida a subi une lourde défaite à Luanda face au club angolais de l’Interclub. Les Angolais se sont imposés sur le score sans appel de trois à zéro.Ils l’ont emporté grâce à des réalisations de Mamucho Barros (45è), Diap Patschou et Makoko (90è). Il sera donc difficile aux Doukkalis de surmonter cet handicap dans quinze jour au Stade El Abdi. Une mission qui reste très difficile mais pas impossible. Une équipe jdidie des grands jours pourrait inscrire quatre buts à domicile et se qualifier. Cependant, le DHJ cette saison a beaucoup perdu de son punch et n’a pu retrouver sa vitesse de croisière habituelle. Il faut dire qu’en encaissant trois buts à l’extérieur, le DHJ a compromis ses chances de qualification dans une large mesure.
Dans les autres rencontres, on note la large victoire de l’Asec Mimosas, éliminé par le Raja de la Ligue des champions, face aux Angolais du Primeiro de Agosto par quatre réalisations à rien. Celle également du Club Africain de Tunisie qui a étrillé Sofapaka du Kenya par trois buts à zéro.
De leur côté, les Algériens de l’Entente de Sétif n’ont pu assurer une large victoire devant Kaduna du Nigeria et se sont contentés d’un petit succès par un à zéro alors que le Diaraf du Sénégal a été acculé au nul un partout par la JS. Kabylie. Deux rencontres restent à jouer : Simba qui vient d’être éliminé par le Wydad aura à affronter Motema Pembe du Congo et l’Ittihad libyen  aura à jouer ses chances en un seul match au Nigeria, en raison de la situation sécuritaire en Libye, contre le club de Sunshine Stars. 

Catégories : Maroc infos
mai
31

Libye: onze morts dans des frappes de l’Otan à Zliten

Posted by AFP Commentaires fermés
Libye: onze morts dans des frappes de l'Otan à Zliten
Onze personnes ont trouvé la mort dans des frappes menées lundi par l'Otan contre des sites civils et militaires à Zliten, dans la région de Wadi Kaam, à environ 150 km à l'est de Tripoli, a indiqué l'agence officielle libyenne Jana.
Le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a, par ailleurs,  réclamé le départ du leader libyen Mouammar Kadhafi, lors d'une allocution devant l'assemblée parlementaire de l'Otan lundi à Varna (est de Bulgarie).
«Le règne de la terreur de Kadhafi touche à sa fin. Il est de plus en plus isolé chez lui et à l'étranger (...) Il est temps pour Kadhafi de s'en aller», a-t-il déclaré.
Il a assuré que l'opération de l'Otan en Libye «atteint ses objectifs et empêche Kadhafi d'atteindre les siens».
Pour sa part, Navi Pillay, Haut commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, a dénoncé lundi la «brutalité» de la répression des soulèvements populaires en Syrie et Libye, la jugeant «choquante».
Elle s'exprimait à l'ouverture de la 17ème session du Conseil des droits de l'Homme.
«La brutalité et l'ampleur des mesures prises par les gouvernements en Libye et maintenant en Syrie ont été particulièrement choquantes dans leur absolu mépris des droits humains fondamentaux», a déclaré Mme Pillay devant les 47 Etats membres du Conseil.
«Le recours à la force létale ou excessive contre des manifestants pacifiques viole non seulement les droits fondamentaux, dont le droit à la vie, mais contribue à exacerber les tensions et tend à engendrer une culture de violence», a-t-elle déclaré.
La chef de l'ONU pour les droits de l'Homme a par ailleurs à nouveau appelé Damas à laisser entrer sur le territoire syrien une mission onusienne chargée d'enquêter sur les violations des droits de l'Homme lors de la répression de la révolte populaire. Son rapport préliminaire doit être présenté le 15 juin.
Cette enquête avait été demandée par le Conseil le 29 avril lors d'une session extraordinaire sur la Syrie.
Lundi, l'ambassadrice américaine auprès de l'ONU, Eileen Chamberlain Donahoe, a estimé «intolérable» le refus de Damas de laisser entrer une mission onusienne, exhortant le gouvernement syrien à cesser de «tuer, emprisonner et torturer les manifestants».
Pour sa part, l'ambassadeur français Jean-Baptiste Mattei a tenu à marquer la «vive préoccupation» de Paris «face à l'absence de coopération des autorités syriennes».
«Plus de 1.000 morts ont été enregistrés depuis le début des manifestations. Les arrestations massives et les actes de torture se poursuivent. Cette répression brutale et aveugle doit cesser et les responsables de cette tragédie doivent répondre de leurs actes», a-t-il déploré.
Confronté à un mouvement de contestation sans précédent contre le régime de Bachar al-Assad, le pouvoir a envoyé ces dernières semaines l'armée dans différentes villes, notamment à Tall Kalakh (150 km au nord-ouest de Damas), Homs (centre), Banias (nord-ouest) et Deraa (sud), foyers de la révolte.
Dimanche, sept civils, dont une fillette, ont été tués et une centaine d'autres blessés par des tirs des forces de sécurité dans la région de Homs.
Dans son discours, Mme Pillay a également mis en avant les «pas positifs» en Tunisie, «les importantes réformes» en Egypte, la fin de l'état d'urgence en Algérie, le processus de réformes constitutionnelles amorcées au Maroc ainsi que l'établissement d'une commission de révision de la Constitution en Jordanie.
Mais, a-t-elle averti, «il est essentiel que ces mesures soient poursuivies sans délai et de manière participative, y compris avec les jeunes et les femmes, conduisant à des mesures concrètes et des réformes efficaces».
Elle a aussi souligné qu'une mission du Haut commissariat allait se rendre au Yémen fin juin. Une date n'a pas encore été fixée pour Bahreïn.
Ces prochains jours, le Conseil aura l'occasion de revenir sur la situation des droits de l'Homme en Libye. Le 6 juin, il sera saisi d'un rapport du Haut Commissaire sur la Libye, ainsi que du rapport de la Commission d'enquête créée pour recenser les violations commises par le régime de Kadhafi contre les manifestants.

Catégories : Maroc infos
mai
31

Les forces anti-émeutes entrent en action : Les manifestants du "20 février" dispersés sans ménagement

Posted by Hassan Bentaleb Commentaires fermés
Les forces anti-émeutes entrent en action : Les manifestants du
Dimanche 29 mai, 18h00. On est à Sbata, l’un des quartiers populaires casablancais les plus fréquentés et des mieux situés. Ici, des centaines de membres du Mouvement du 20 février arrivés en masse très tôt ont pris d’assaut les principaux boulevards et artères de ce quartier.
La majorité des routes menant vers ce quartier ont été coupées à la circulation et plusieurs commerces ont préféré baisser les rideaux  par crainte de débordements. 
Tout à côté, des éléments de la police et des forces anti-émeute armés jusqu’aux dents épient les manifestants. De temps en temps, quelques hommes armés échangent avec des manifestants, question de les convaincre de l’illégalité de leur rassemblement. Mais les protestataires n’ont pas l’air d’être convaincus et semblent déterminés à poursuivre leur manifestation sur la voie publique.
Le ton monte d’un cran et les esprits commencent à s’échauffer. Et la réponse des forces de l’ordre n’a pas tardé à se manifester.
Dans l’une des ruelles, des centaines de forces anti-émeute font claquer leurs matraques avant de charger les manifestants qui se sont mis à courir et à  crier. Des dizaines de personnes ont été frappées au visage, aux genoux ou au dos. L’intervention policière a été musclée, atroce et dure à supporter. Les dizaines de blessés acheminés vers l’hôpital provincial de Ben M’Sick par les agents de la Protection civile ou aidés par des proches l’attestent.
Beaucoup de blessés ont quitté l’hôpital le soir même avec des pansements sur la tête ou autour des jambes, d’autres avec des douleurs physiques et beaucoup de questions sur le sens d’une telle violence.
Plusieurs journalistes ont été également malmenés voire tabassés par les forces de l’ordre. Certaines rumeurs ont fait état du tabassage de Nabil Ayouch, le cinéaste, mais elles sont difficiles à vérifier. Le blocus imposé par les policiers à l’entrée de l’hôpital a fait de toute tentative de vérification une vraie aventure.
Les dizaines de policiers postés devant les portes de cet établissement interdisant aux journalistes et aux simples citoyens d’y accéder  ont fait de cet hôpital une vraie forteresse.
Le Mouvement du 20 février a l’air de perdre son âme et de s’être détourné de ses objectifs initiaux. Les membres d’Al Adl Wal Ihssane semblent avoir réussi à confisquer le mouvement à ses promoteurs.  Ils le contrôlent désormais et se considèrent comme son fer de lance.
Pourtant, le fait de déplacer les manifestations vers les quartiers populaires n’aura pas donné les fruits escomptés. Ici, la vie semble poursuivre son rythme normal et les gens ont l’air préoccupés par leur quotidien. C’est le cas de ces jeunes Rajaouis qui fêtaient leur victoire dans la joie et la bonne humeur ou ces hommes d’un certain âge qui  jouaient aux dames ou aux cartes alors que la chasse aux manifestants par les forces de l’ordre, battait son plein.
Manifester ne fait pas partie du programme des habitants de ce quartier. Ils se contentent de suivre de loin les manifestations et évitent de trop se rapprocher des policiers. La forme des matraques et l’image de ces derniers, armés jusqu’aux dents, leur font peur.
Comme beaucoup de Marocains, les habitants de Sbata craignent le désordre  et le chaos. Les souvenirs pénibles et atroces des émeutes de 1981 hantent encore les esprits. Les douloureux souvenirs des années de plomb sont encore présents dans les esprits et la peur du Makhzen est encore vivace. Tous espèrent certes des changements, mais dans le calme et la sérénité. 

Catégories : Maroc infos
mai
31

L’écriture, une maladie ou un pouvoir ?

Posted by Azeddine Safi * Commentaires fermés
 L’histoire révèle   que  les grands  mystiques tels  Saint Paul, sainte Térèse et autres sont épileptiques. Certains chercheurs avouent que  l’épilepsie permet une ouverture vers  la révélation intégrale du monde et sublime le dérèglement nerveux qui aboutit à la vision. Les écritures littéraires et cinématographiques sont ouvertes à leur tour  sur une éternelle rumination, hallucination visuelle, propre à la maladie de l’épilepsie. Dans Notes d’un souterrain, 1864,  de  Fiodor, Mikhaïlovitch Dostoïevski, Le narrateur écrit « Je suis un homme malade…je suis un homme méchant. Un homme plutôt repoussant ».  L’écrivain  devient par la force de son manuscrit  un autre être humain attaqué par une sorte de folie, une épilepsie et une démesure que les Grecs ont surnommé l’hybris ou la maladie du pouvoir. Cette souffrance pousse les artistes à défier la volonté de la doxa  en voulant se débarrasser de la réalité vécue. Le châtiment de l’hybris, selon les grecques, était la Némésis ou la « destruction ». Hérodote l'indique clairement dans un passage significatif : « Regarde les maisons les plus hautes, et les arbres aussi : sur eux descend la foudre, car le ciel rabaisse toujours ce qui dépasse la mesure[]. ». La mythologie reflète  des récits mettant en scène des personnages punis pour leur  hybris envers les dieux : Tantale, Minos, Atrée et autres, sont tous maudits pour cette raison. Le châtiment était sévère puisque ces personnages se comparent aux dieux des Grecs par la puissance de donner la mort ou d’octroyer la grâce.  Cette maladie du pouvoir devient pourtant auteur de la création chez les écrivains et artistes. 
L’écriture, par la confrontation aux règles qu'elle est tenue de suivre par l’ordre établi, prend la mesure de l'organisation sociale dont elle devait faire partie. Hors de cet ordre, certains  auteurs ont été condamnés à l’oubli ou à l’emprisonnement par leur audace de révéler le non-dit. D’autres ont été exilées,  notamment dans les pays du tiers monde,  faute d’exprimer le pouvoir de leur témoignage et de leur création. Les auteurs maghrébins  dites  consacrés, comme Mohammed Dib, Rachid Boudjedra ou Tahar Ben Jelloun, se sont  portés volontaires pour vivre en Europe et écrire, en d’autres manières, sur les douleurs de leur pays. Ces auteurs savent bien que le contrat social  a été signé sur leurs dos. Dénoncer la pédophilie, la censure, la corruption, est leur appétit.  Ils  témoignent  d’être dans un monde  schizophrène. Mohammed Dib annonce que  « Notre malheur est si grand qu'on le prend pour la condition naturelle de notre peuple ! »  Tahar Ben Jelloun ajoute que  « nous sommes dans une société d’hypocrites » . Il a fallu donc être contaminé par l’hybris pour pouvoir évoquer les malheurs de sa société et subir la damnation.
Le pouvoir de l’image est pourtant le processus de communication le plus puissant et le plus chargé d’émotion parce qu’il permet de transmettre, en un clin d’œil,  une énorme quantité d’informations dont la plus grande partie sans que nous en soyons conscient. Marguerite Duras était fascinée par le criminel de ses films : Rodrigo Paestra dans Dix heures et demie du soir en été, le meurtrier de trois personnages dans Nathalie Grang pour ne citer que ceux-ci, deviennent  tels  des artistes. Ils possèdent un pouvoir singulier, divin d’une certaine manière, d’être omniscient, voire même celui de donner la mort ou de gracier, et que l’acte criminel possède  d’une transgression analogue à celui de l’écriture. Toute écriture ou travail artistique se trouve néanmoins  en possession d’un pouvoir exerçant  en effet une certaine hypnose incontestable, autant sur ceux qui le subissent que sur ceux qui l’exercent.

Faculté des lettres et sciences humaines- Fès 

Catégories : Maroc infos
mai
31

A Marrakech, des stars de renommée internationale dénoncent le terrorisme : Les voix de la paix sur la place Jemaâ El Fna

Posted by ALAIN BOUITHY Commentaires fermés
A Marrakech, des stars de renommée internationale dénoncent le terrorisme : Les voix de la paix sur la place Jemaâ El Fna
Une grande fête musicale pour dire non au terrorisme, à la violence et à l’obscurantisme. Tel était le but du concert organisé dimanche soir sur la célèbre place Jemaâ El Fna, à Marrakech, à l’initiative de l’Association Maroc Cultures.
Plusieurs groupes et artistes ayant participé à la dixième édition du Festival Mawazine, Rythmes du Monde, et auxquels s’étaient joints des groupes tel que Fnaire, composaient le plateau artistique de cette soirée sobre et riche en émotions. A l’instar des grandes figures de la chanson internationale comme Quincy Jones (USA), Mory Kanté (Guinée), la troupe Bharati (Inde) et Hussein El Jassmi (Emirats Arabes Unis). Mais aussi Haja El Hamdaouiya, Hindi Zahra, Saïda Charaf, le chanteur Idir et le groupe légendaire Nass El Ghiwan dont la seule présence à cette grande soirée témoigne de l’amour et de l’amitié pour la ville de Marrakech et ses habitants.
Tous ces groupes et artistes ont offert ce soir-là, au public marocain et marrakchi en particulier, une soirée riche d’émotions, ponctuée de nombreux témoignages de solidarité et d’amour.
Il faut dire que ce concert exceptionnel, baptisé "Les voix de la paix", est en quelque sorte une réplique en musique des chanteurs de différentes nationalités et de renommée internationale à l’attentat perpétré le 28 avril dernier au café "Argana", situé justement place Jemaâ El Fna.
Placé sous le Haut patronage de SM Mohammed VI, ce spectacle de musique était aussi l’occasion pour les artistes de rendre hommage au peuple marocain, à la  ville de Marrakech ainsi qu’aux victimes nationales et internationales de cet acte abject.
C’est d’ailleurs le sens même des différents messages d’artistes marocains et étrangers diffusés, à cette occasion, par vidéo-projection, dont celui de Lionel Richie. Bien qu’absente du concert, la star mondiale a choisi ainsi de témoigner son amour pour le Maroc, sa compassion et sa solidarité avec la cité ocre et les familles des victimes.
Soulignons que « la totalité des revenus du concert sera reversée aux familles des victimes nationales et internationales de l’attentat de Marrakech». 

Catégories : Maroc infos
mai
30

Le Yémen, terrain fertile pour Al Qaïda

Posted by REUTERS Commentaires fermés
Le Yémen, terrain fertile pour Al Qaïda
Le Yémen sert de refuge aux activistes d'Al Qaïda parmi les plus déterminés et les plus ingénieux du réseau islamiste et une guerre dans ce pays déjà instable leur offrirait une plus grande marge de manoeuvre pour lancer des attaques contre l'Occident. A la faveur d'un conflit ouvert entre le président Ali Abdallah Saleh et les tribus qui s'opposent à lui, Al Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) pourrait ainsi remobiliser le réseau islamiste après la mort de son chef Oussama ben Laden. Certains experts estiment qu'Aqpa ne compte pas plus de 300 membres. Ces derniers n'ont rien à voir ni avec le mouvement essentiellement issu de la jeunesse qui exige depuis janvier dans la rue le départ d'Ali Abdallah Saleh, ni avec les combattants tribaux qui ont affronté cette semaine les forces gouvernementales à Sanaa, la capitale. Aqpa a pourtant une importance internationale puisqu'il regroupe des activistes audacieux, qui n'hésitent pas à mener des opérations à l'étranger, à concevoir et dissimuler des bombes perfectionnées, ni à diffuser une propagande apparemment efficace sur internet pour inciter d'autres extrémistes à commettre leurs propres attentats. Ce groupe mène toutes ces opérations à partir de caches situées dans des régions reculées des provinces de Chaboua, Abyan, Djouf et Marib et sa liberté d'action risque de grandir si les services de sécurité sont confrontés à des troubles politiques. "Quand on voit à quel point le gouvernement de Saleh se préoccupe d'abord de rester au pouvoir, Aqpa a bien plus d'espace pour agir en ce moment", souligne Gregory Johnsen, spécialiste du Yémen.
Pour un responsable britannique de l'antiterrorisme, certains aspects d'Aqpa sont "très inquiétants", notamment son ambition de frapper au-delà de son environnement immédiat et sa tentative de développer des réseaux en Afrique de l'Est et en Europe."Ils ont réussi à pénétrer le système aérien international, ils ont des experts en explosifs très compétents, et même, pensons-nous, plus compétents que ceux de la direction d'Al Qaïda", dit ce responsable britannique de l'antiterrorisme. Selon lui, Aqpa évolue "dans un Etat à la dérive et dont l'appareil de sécurité (...) se préoccupe d'autres questions, c'est-à-dire la survie du régime, ce qui fait que certaines régions du Yémen sont encore moins gouvernées qu'elles ne l'étaient il y a un an". Un effondrement total de l'Etat aggraverait une quantité de problèmes bien plus graves pour les Yéménites que la présence d'Aqpa sur leur sol, notamment la corruption, l'insécurité, le chômage et les difficultés d'approvisionnement en eau. Mais Aqpa est la principale préoccupation des pays occidentaux en matière de sécurité. Ali Abdallah Saleh a récemment déclaré à Reuters qu'Al Qaïda avait intensifié ses attaques ces derniers mois mais que la coopération avec Washington en matière de lutte contre le terrorisme restait bonne. Ses détracteurs jugent cependant que sa gestion du pays est à l'origine d'un certain nombre de problèmes, dont l'extrémisme islamiste, à tel point que son départ constituerait en soi une victoire pour la lutte antiterroriste. "Son maintien au pouvoir ne fera que nourrir les causes sous-jacentes du développement d'Al Qaïda au Yémen - l'absence de perspectives, la corruption, les atteintes aux libertés et aux droits et le meurtre de citoyens yéménites au nom de la lutte contre Aqpa", prédit Nadwa Al-Dawsari, responsable de Partners Yemen, organisme de règlement des conflits collaborant avec les communautés tribales.
"S'il reste, les jeunes qui manifestent aujourd'hui deviendront tellement frustrés qu'ils pourraient tenter de rejoindre Aqpa ou d'autres groupes actifs dans des trafics, dans la criminalité, dans le trafic de drogue et d'autres maux de la société", a-t-elle dit à Reuters. Cette opinion est largement répandue. Certains observateurs mettent toutefois en garde sur le fait que, en cas de départ de Saleh, son éventuel successeur serait soumis exactement à la même pression de la part des pays occidentaux en ce qui concerne la lutte contre Al Qaïda. Il n'est pas dit que de nouveaux dirigeants modifieraient en profondeur la politique actuellement suivie dans ce domaine par le gouvernement de Saleh. Pour beaucoup, il vaut pourtant mieux améliorer le fonctionnement des services de sécurité et de l'appareil judiciaire plutôt que de poursuivre les frappes aériennes menées de manière sporadique par l'armée américaine avec le feu vert, au moins implicite, du gouvernement."Les missiles ne fournissent pas une solution magique au problème posé par Aqpa au Yémen", soutient Gregory Johnsen."Si les Etats-Unis continuent à mettre en oeuvre des stratégies conçues uniquement pour tuer les chefs d'Aqpa sans coupler cela avec une approche politique et en terme de développement bien plus agressive, alors ils continueront à récolter des gains à court terme au détriment d'une stabilité à long terme", dit cet expert.  Dans un pays où l'autorité de l'Etat se limite généralement aux grandes villes et aux grands axes routiers, où les tribus contrôlent les montagnes, les vallées et les déserts, la lutte antiterroriste est une oeuvre de longue haleine.
Barbara Bodine, qui y fut ambassadrice des Etats-Unis de 1997 à 2001, a déclaré à Reuters: "(Les drones) font assurément bien plus de mal que de bien. Même si c'est pénible, il s'agit davantage de former et de soutenir les capacités locales plutôt que d'agir nous-mêmes". Il est difficile de connaître exactement l'implantation d'Aqpa. Un dignitaire de cette organisation a affirmé en avril qu'elle se développait dans la province de Marib et qu'elle contrôlait celle de Chaboua. Fernando Carvajal nuance cette affirmation. Pour ce spécialiste du Yémen à l'université britannique d'Exeter, les dignitaires religieux de Marib n'hésiteraient pas à chasser les membres d'Al Qaïda de leurs secteurs si ces derniers devenaient "source de gêne" pour les relations entre les communautés.

Catégories : Maroc infos
mai
30

Après le Raja, le Wydad en quart de finale de la Ligue des champions : Mention spéciale pour le football national

Posted by MOHAMED BOUARAB Commentaires fermés
Après le Raja, le Wydad en quart de finale de la Ligue des champions : Mention spéciale pour le football national
Le Wydad a réussi à baliser son chemin pour le tour des quarts de finale de la Ligue africaine des clubs champions. Les Rouges ont surclassé les Tanzaniens de Simba par trois buts à zéro, lors du match barrage, disputé samedi au Caire et décidé par la CAF après la sanction infligée à la formation congolaise du TP Mazembe qui avait aligné un joueur non qualifié.
Ce fut un match couperet pour les Rouge et Blanc qui n’avaient pas droit à l’erreur s’ils voulaient prolonger leur parcours en cette C1 continentale. Certes, les Tanzaniens sont bien loin d’être une foudre de guerre, mais pour ce genre de match, ils savaient qu’ils avaient un coup à jouer pouvant déboucher sur la vilaine surprise.
Le WAC, conscient de cet état de fait, a pris le match du bon bout, orchestrant d’entrée des assauts qui ont failli faire mouche. Mustapha Allaoui, Aït Laârif et Fabrice Ondama avaient joué terriblement de mal chance, en se créant de réelles occasions d’ouverture du score en première période.
Au cours du second half, la partie n’a pas changé de physionomie, avec un Wydad qui manœuvre dans l’espoir d’obtenir le but salvateur, et un Simba qui se contente de défendre. Les hommes de Jilal Fadel, qui a remplacé Rajhi Fakhreddine sanctionné, ont touché le bois en trois temps, sans pour autant être dégoûtés par cette chance qui souriait pleinement à cette équipe de Simba.
Les changements apportés lors de la dernière demi-heure de jeu allaient être bénéfiques. L’entrée en jeu d’Ayoub Skouma et Mohcine Iajour qui ont relevé Lahcen Zidoun et Abdelhak Aït Laârif, ont donné un nouveau souffle à l’équipe qui est redevenue beaucoup plus entreprenante. Les efforts des Casablancais n’ont pas tardé à être payés cash et de la plus belle manière. Trois buts en fin de partie, mais c’est le premier qui a débloqué la situation à mettre au compte d’Ondama (87èmemn) bien servi par Iajour. Ayoub El Khaliki a doublé la mise (93ème mn), alors que Iajour a clos les festivités (97èmemn).
En atteignant le stade des quarts de finale, tour qui se jouera sous la formule des groupes, le WAC a rejoint le National du Caire, l’Espérance de Tunis et le Mouloudia d’Alger. Une poule «A» des plus relevées où les Rouges auront à jouer à fond leur chance en vue de terminer cette phase dans les deux premières places qualificatives au dernier carré. Ça sera également l’objectif du Raja qui fait partie du groupe «B» et qui aura à croiser le fer avec les équipes du Hilal du Soudan, d’Enyimba du Nigeria et de Coton Sport Garoua du Cameroun.
Mention spéciale donc pour le football marocain, le seul à avoir qualifié deux clubs à ce stade avancé de la compétition.
Hormis le WAC et le Raja, les deux représentants du football national en Ligue des champions, deux autres clubs marocains, le MAS et le DHJ, se trouvent engagés en Coupe de la CAF et devaient disputer hier les matches aller du tour des huitièmes de finale bis, ultime étape avant d’aborder l’épreuve des quarts de finale. Le Moghreb de Fès et le Difaâ d’El Jadida devaient affronter respectivement les Zambiens de Zesco United et les Angolais d’Interclube.
Pour rappel, le FUS de Rabat, tenant du titre de la Coupe de la Confédération africaine de football, n’a pu aller au-delà des huitièmes de finale, après avoir été éliminé par la formation angolaise de Primeiro de Agusto.
 

Catégories : Maroc infos
mai
30

Le Festival Mawazine se termine en toute beauté : Shakira, Amr Diab, Mory Kante …. enflamment Rabat

Posted by ALAIN BOUITHY Commentaires fermés
Le Festival Mawazine se termine en toute beauté : Shakira, Amr Diab, Mory Kante .... enflamment Rabat
Mission accomplie ! La dixième édition du Festival Mawazine, Rythmes du monde, s’est achevée samedi soir comme elle avait commencé, il y a une semaine : dans une ambiance festive et une liesse populaire particulièrement stupéfiante.
Huit jours durant, des dizaines de milliers Marocains se sont déplacés autour des grands sites du festival pour applaudir dans la joie et la bonne humeur une constellation de stars venues des quatre coins du monde. Une véritable ode aux musiques du monde qui aura transformé, comme jamais, la capitale en un gigantesque boite à musiques à ciel ouvert.
Occasion pour les uns de voir leurs idoles et d’apprécier les nouveautés que leur présentent les chanteurs, entre autres, Kadem Saher, Mayada El Hannaoui, Saber Roubai et Amr Diab. Et pour d’autres de découvrir des artistes qu’ils n’avaient jamais eu l’occasion de voir sur scène (Shakira et Kanye West) et dont certains avaient longtemps bercé leur jeunesse. A l’instar de légendes vivantes, Lionel Richie, Joe Cocker, Quincy Jones, Roger Hodgson et Cat Stevens…
Une fois encore, des milliers de fans et curieux s’étaient donné rendez-vous, samedi soir, dans tous les lieux de spectacles pour une ultime soirée haute en couleur. Avec au programme des vedettes connues et très appréciées sur la scène nationale. A l’instar du grand Mory Kante, qui a envoûté dans un style singulier le public venu l’applaudir sur la scène Bouregreb, de la star internationale Amr Diab et de la très célèbre Shakira qui a mis le feu, comme elle sait le faire sur la scène OLM Souissi. Très « inspirée par les rythmes et la musique arabes", cette dernière a offert la plus grande et de loin la plus remarquable prestation de ce grand rendez-vous international qu’est devenu Mawazine. Quelques heures avant son show, la diva a manifesté son enthousiasme « de faire un duo avec un artiste arabe », promettant qu’elle devait d’abord apprendre la langue arabe avant de se lancer dans cette aventure qu’elle souhaite de tout cœur.
Rappelons toutefois que Mawazine ne se résume pas qu’à la musique, même si celle-ci occupe une bonne partie de sa programmation. Cette année, le public était aussi invité à des ateliers, expositions photographies… ces autres activités dont on parle peu mais qui font aussi l’âme du Festival.
Si elle ne devait pas battre le record des précédentes éditions, l’affluence de cette année confirme, si besoin est, le caractère très populaire de Mawazine et le succès qu’il rencontre auprès du public d’ici et d’ailleurs.
 

Catégories : Maroc infos