déc
31

Festival mondial des arts nègres : La diversité de la culture marocaine exposée à Dakar

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Festival mondial des arts nègres : La diversité de la culture marocaine exposée à Dakar
La délégation marocaine présente à Dakar dans le cadre  du Festival mondial des arts nègres (FESNAM 2010) a su exprimer la diversité de la culture marocaine et sa richesse, à travers des cérémonies de mariage, voltiges, cinéma, théâtre, exposition de peinture et musique.
Ainsi, une cérémonie de mariage a été organisée, mercredi soir à Dakar, pour présenter au Festival mondial des arts nègres (FESMAN-2010) le riche patrimoine marocain, faisant profiter la communauté marocaine dakaroise d’une ambiance de joie et de retrouvailles et offrant au public cosmopolite un aperçu de la richesse et la diversité de notre patrimoine culturel.
La délégation du ministère de la Culture a retenu le site «Place du souvenir», qui abrite le volet cinéma au Festival, pour conférer à ce lieu une ambiance haute en couleur avec cérémonie de henné, présentation de la mariée et l’incontournable tournée en «Amariya».
Lamaâlem Abdesslam Alikan, et sa troupe «Tyour Gnaoua» ont accompagné la cérémonie avec des rythmes gnaouis dont la magie opère sur le public qui ne se fait pas prier pour se joindre à la danse gnaouie et entrer dans une ambiance de transe.
La cérémonie, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Maroc à Dakar,  Taleb Barrada et de plusieurs membres du corps diplomatique arabe accrédité à Dakar, était aussi  l’occasion de faire connaître le patrimoine vestimentaire marocain. Un défilé de mode a été dédié au caftan mis en valeur par de ravissants mannequins sénégalais et marocains.
Une styliste marocaine a tenu à montrer les dernières tendances de cet habit traditionnel qui a su s’adapter au temps, évoluer et épouser les tendances volatiles de la mode sans pour autant perdre de son authenticité.
Soie brodée au fil d’or, couleurs pastel froides ou tons chauds et éclatants, une coupe qui épouse avec grâce la silhouette, qu’elle soit élancée ou replète, le caftan marocain séduit sous d’autres cieux et éblouit par son élégance raffinée.
Qu’elles soient asiatiques, européennes, ou africaines, les passionnées de la mode apprécient les broderies, les superpositions d’étoffe de soie ou de satin aux couleurs vives et la beauté des lignes de la coupe qui valorise le charme féminin avec fluidité et noblesse.
La journée marocaine au Festival a également été marquée par un concert de Chrifa Kersit, qui s’est déroulé à l’Institut français de Dakar. La diva de la chanson amazighe, baptisée aussi «voix d’or de l’Atlas», a chanté et séduit par ses remarquables capacités vocaliques un public de connaisseurs qui était au rendez-vous chaque soir sur cette scène dédiée aux spectacles.
 Côté cinéma, plusieurs longs métrages marocains ont été projetés en plein air sur la «Place du Souvenir». Le chef-d’œuvre «Amok» de Souheil Benbarka, «La Mosquée» de Daoud Oulad Syad, «Whatever Lola Want» de Nabil Ayouch ont  livré aux amateurs du 7ème art  le  panorama d’un cinéma marocain dynamique et audacieux.
Volet théâtre, le Maroc a été représenté au théâtre Sorano de Dakar par la pièce «La dernière nuit». Une création de Latefa Ahrar avec un texte de Mohamed Said Aldanahani et scénographie de Sanaa Cheddal.
Les moments forts de la participation marocaine ont été marqués par  le concert de Maâlem Abdesslam Alikan avec sa troupe «Tyour Gnaoua» sur la scène du «Monument de la renaissance» à Dakar. Une fusion de la musique gnaouie a également été interprétée avec brio par Maâlem Hamid El Qasri avec le groupe «Hassan Hakmoun». Un spectacle qui s’est achevé en beauté avec une apparition surprise de Cheb Khaled qui a accompagné en duo le Maâlem virtuose du «Ghanjou».
Dans ce Festival qui connaît la participation de centaines de musiciens, artistes et chanteurs venus des quatre coins du monde, le Maroc a bien joué sa partition et réussi à présenter, dans ce grand foisonnement de genres musicaux, un patrimoine musical et artistique authentique.
Venue de Guelmim, Bab Sahara, au Sud du Royaume, la troupe  «Mnat Aichata» a galvanisé les mélomanes du Festival, séduisant un public cosmopolite qui a bien apprécié les rythmes et chants du Hassani et dansé sur les rythmes de la fameuse «Guedra» exécutée avec grâce par des danseuses.
 Après un concert de la saoul, un autre de jazz, et une virée soufie exécutée par un groupe libyen, le groupe «Mnat Aichata»  est monté sur scène, pour donner un spectacle  inédit  à un public ravi par la découverte des rythmes de ces «chanteurs du désert».
Deux simples tambours, des outils d’usage quotidien improvisés en instruments à percussion, un guembri (instrument à cordes), un sens inné du rythme, et des paroles puisées dans le riche répertoire de la poésie Hassani. Il n’en faut pas plus pour le groupe «Mnat Aichata» pour conquérir un public de diverses nationalités, créer de l’ambiance et faire opérer la magie de la musique qui transcende les difficultés linguistiques ou culturelles.
La multiplicité et la diversité de la culture marocaine ont confirmé, à Dakar, que les rythmes et les paroles poétiques ne connaissent pas de frontières.

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déc
31

Festival mondial des arts nègres : La diversité de la culture marocaine exposée à Dakar

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Festival mondial des arts nègres : La diversité de la culture marocaine exposée à Dakar
La délégation marocaine présente à Dakar dans le cadre  du Festival mondial des arts nègres (FESNAM 2010) a su exprimer la diversité de la culture marocaine et sa richesse, à travers des cérémonies de mariage, voltiges, cinéma, théâtre, exposition de peinture et musique.
Ainsi, une cérémonie de mariage a été organisée, mercredi soir à Dakar, pour présenter au Festival mondial des arts nègres (FESMAN-2010) le riche patrimoine marocain, faisant profiter la communauté marocaine dakaroise d’une ambiance de joie et de retrouvailles et offrant au public cosmopolite un aperçu de la richesse et la diversité de notre patrimoine culturel.
La délégation du ministère de la Culture a retenu le site «Place du souvenir», qui abrite le volet cinéma au Festival, pour conférer à ce lieu une ambiance haute en couleur avec cérémonie de henné, présentation de la mariée et l’incontournable tournée en «Amariya».
Lamaâlem Abdesslam Alikan, et sa troupe «Tyour Gnaoua» ont accompagné la cérémonie avec des rythmes gnaouis dont la magie opère sur le public qui ne se fait pas prier pour se joindre à la danse gnaouie et entrer dans une ambiance de transe.
La cérémonie, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur du Maroc à Dakar,  Taleb Barrada et de plusieurs membres du corps diplomatique arabe accrédité à Dakar, était aussi  l’occasion de faire connaître le patrimoine vestimentaire marocain. Un défilé de mode a été dédié au caftan mis en valeur par de ravissants mannequins sénégalais et marocains.
Une styliste marocaine a tenu à montrer les dernières tendances de cet habit traditionnel qui a su s’adapter au temps, évoluer et épouser les tendances volatiles de la mode sans pour autant perdre de son authenticité.
Soie brodée au fil d’or, couleurs pastel froides ou tons chauds et éclatants, une coupe qui épouse avec grâce la silhouette, qu’elle soit élancée ou replète, le caftan marocain séduit sous d’autres cieux et éblouit par son élégance raffinée.
Qu’elles soient asiatiques, européennes, ou africaines, les passionnées de la mode apprécient les broderies, les superpositions d’étoffe de soie ou de satin aux couleurs vives et la beauté des lignes de la coupe qui valorise le charme féminin avec fluidité et noblesse.
La journée marocaine au Festival a également été marquée par un concert de Chrifa Kersit, qui s’est déroulé à l’Institut français de Dakar. La diva de la chanson amazighe, baptisée aussi «voix d’or de l’Atlas», a chanté et séduit par ses remarquables capacités vocaliques un public de connaisseurs qui était au rendez-vous chaque soir sur cette scène dédiée aux spectacles.
 Côté cinéma, plusieurs longs métrages marocains ont été projetés en plein air sur la «Place du Souvenir». Le chef-d’œuvre «Amok» de Souheil Benbarka, «La Mosquée» de Daoud Oulad Syad, «Whatever Lola Want» de Nabil Ayouch ont  livré aux amateurs du 7ème art  le  panorama d’un cinéma marocain dynamique et audacieux.
Volet théâtre, le Maroc a été représenté au théâtre Sorano de Dakar par la pièce «La dernière nuit». Une création de Latefa Ahrar avec un texte de Mohamed Said Aldanahani et scénographie de Sanaa Cheddal.
Les moments forts de la participation marocaine ont été marqués par  le concert de Maâlem Abdesslam Alikan avec sa troupe «Tyour Gnaoua» sur la scène du «Monument de la renaissance» à Dakar. Une fusion de la musique gnaouie a également été interprétée avec brio par Maâlem Hamid El Qasri avec le groupe «Hassan Hakmoun». Un spectacle qui s’est achevé en beauté avec une apparition surprise de Cheb Khaled qui a accompagné en duo le Maâlem virtuose du «Ghanjou».
Dans ce Festival qui connaît la participation de centaines de musiciens, artistes et chanteurs venus des quatre coins du monde, le Maroc a bien joué sa partition et réussi à présenter, dans ce grand foisonnement de genres musicaux, un patrimoine musical et artistique authentique.
Venue de Guelmim, Bab Sahara, au Sud du Royaume, la troupe  «Mnat Aichata» a galvanisé les mélomanes du Festival, séduisant un public cosmopolite qui a bien apprécié les rythmes et chants du Hassani et dansé sur les rythmes de la fameuse «Guedra» exécutée avec grâce par des danseuses.
 Après un concert de la saoul, un autre de jazz, et une virée soufie exécutée par un groupe libyen, le groupe «Mnat Aichata»  est monté sur scène, pour donner un spectacle  inédit  à un public ravi par la découverte des rythmes de ces «chanteurs du désert».
Deux simples tambours, des outils d’usage quotidien improvisés en instruments à percussion, un guembri (instrument à cordes), un sens inné du rythme, et des paroles puisées dans le riche répertoire de la poésie Hassani. Il n’en faut pas plus pour le groupe «Mnat Aichata» pour conquérir un public de diverses nationalités, créer de l’ambiance et faire opérer la magie de la musique qui transcende les difficultés linguistiques ou culturelles.
La multiplicité et la diversité de la culture marocaine ont confirmé, à Dakar, que les rythmes et les paroles poétiques ne connaissent pas de frontières.

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déc
31

Abdelouahed Mountassir, nouveau consul honoraire d’Allemagne à Casablanca : “Il faut créer une plateforme d’échanges, de savoir-faire et de compétences dans les différents secteurs d’activité”

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Abdelouahed Mountassir, nouveau consul honoraire d’Allemagne à Casablanca : “Il faut créer une plateforme d’échanges, de savoir-faire et de compétences dans les différents secteurs d’activité”
Abdelouahed Mountassir est plus qu’un architecte reconnu de la place. Il est le nouveau consul honoraire d’Allemagne
à Casablanca. Nommé récemment lors d’une grande cérémonie présidée par Ulf-Dieter Klemm,
ambassadeur d’Allemagne
à Rabat, le nouveau consul honoraire,
qui vient renforcer
le réseau
diplomatique
allemand au Royaume, nous
a ouvert ses portes pour une longue interview. Une
interview au cours de laquelle il a parlé des relations
bilatérales entre l’Allemagne
et le Maroc,
de son agenda
économique
et culturel et de sa double fonction
d’architecte et de consul honoraire. Entretien.

Libé : Tout d’abord, qu’est-ce qu’un consul honoraire ?

Abdelouahed Mountassir : Pour résumer, le poste de consul honoraire n’est  pas politique. Son rôle est d’assurer des tâches plutôt administratives concernant soit des ressortissants allemands, soit des Marocains ayant des relations avec l’Allemagne. Il permet aussi de favoriser les relations entre les deux pays dans divers secteurs, notamment économiques, culturels et sociaux. Mais je dirais qu’au niveau de Casablanca, ma tâche primordiale, outre le volet administratif, est d’assurer une assistance continue aux investisseurs allemands résidents ici et de fournir l’aide et le conseil nécessaires aux hommes d’affaires marocains désirant établir des relations commerciales ou autres avec l’Allemagne. J’assiste aussi toutes les délégations des hommes d’affaires allemands qui viennent au Maroc, plus précisément à Casablanca, dans le cadre des échanges économiques entre les deux pays ou à titre personnel. D’autre part, il est de mes prérogatives d’organiser des événements culturels et artistiques auxquels je pourrais inviter des artistes et des intellectuels allemands. Et faire également l’inverse en invitant des artistes et des intellectuels marocains à assister aux grands festivals, galeries d’art, manifestations culturelles et artistiques en Allemagne. En tant que consul honoraire, je joue le rôle de catalyseur des relations bilatérales entre les deux pays afin d’assurer un échange fructueux dans les domaines culturels, économiques et sociaux. Et ce, en collaboration avec les institutions marocaines telles les Chambres de commerce, professionnelles, les Centres régionaux d’investissements, les services culturels et la Chambre de commerce allemande basés à Casablanca. Tout cela sous la tutelle de l’ambassade d’Allemagne à Rabat bien évidemment.

Peut-on dire que votre récente nomination répond aux exigences économiques et aux multiples appels des hommes d’affaires marocains et allemands, fortement présents à Casablanca, qui ont trop souffert depuis la fermeture du Consulat suite à la chute du Mur de Berlin?

Effectivement, Casablanca est le cœur économique du pays. La majorité des hommes d’affaires allemands y sont installés. Même les investisseurs marocains qui travaillent ou qui sont en quête de collaboration avec les hommes d’affaire allemands y sont installés. Ce qui fait de la ville, un point d’échanges économiques incontournable. C’est d’ailleurs la plateforme la plus importante des relations économiques, culturelles et sociales entre les deux pays. D’où l’importance de la présence d’une représentativité à l’échelle locale en vue de réaliser davantage de proximité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ma nomination a eu lieu. Surtout que les businessmen, les étudiants et les ressortissants allemands à Casablanca ont trop souffert de la fermeture du consulat d’Allemagne qui leur offrait tous les services nécessaires sans pour autant être obligés de se rendre à l’ambassade à Rabat. Je rappelle, à cet égard, que cette fermeture qui a eu lieu suite à la chute du Mur de Berlin n’avait pas un caractère politique. Elle entrait dans le cadre de la gestion des ressources humaines du ministère des Affaires étrangères d’Allemagne qui s’est trouvé soudainement obligé d’augmenter le nombre de ses diplomates dans les dizaines de nouveaux pays après le démantèlement du bloc soviétique. Il était illogique de garder une ambassade à Rabat et une autre à Casablanca alors que les deux villes sont pratiquement à une heure de route. En plus, le fardeau financier était énorme pour la diplomatie allemande. Une fois les choses stabilisées et vu les appels incessants des hommes d’affaires des deux pays, les officiels allemands ont jugé nécessaire d’ouvrir un consulat honoraire à Casablanca, d’où ma nomination.

Quel est donc votre apport aux relations entre les deux pays ? Et comment envisagez-vous de développer les échanges avec l’Allemagne ?

Les relations bilatérales entre le Maroc et l’Allemagne ont  toujours été importantes. Il suffit de rappeler que l’Allemagne occupe la troisième place après la France et l’Espagne dans les échanges économiques du Royaume. L’Allemagne est aussi un partenaire privilégié du Maroc dans presque tous les secteurs d’activités. Il suffit de rappeler que les touristes allemands sont en tête des clients dans plusieurs villes, notamment à Agadir. Dans le secteur agroalimentaire, les industriels marocains sollicitent beaucoup le savoir-faire et l’expertise de leurs homologues allemands.
J’ouvrirais la parenthèse pour vous rappeler l’importance de l’Allemagne dans un secteur que je maîtrise en ma qualité d’architecte, celui du bâtiment en général. Les Allemands sont une source d’inspiration importante pour leurs homologues marocains, surtout dans l’urbanisme. Les architectes allemands sont très avancés dans leurs recherches dans ce créneau que nous devons encourager davantage au Maroc. Idem en ce qui concerne les technologies de traitement de déchets et dans le domaine de l’architecture passive méconnue chez nous. Des compétences qu’il faut acquérir en organisant des séminaires et des salons pour vulgariser davantage ce savoir-faire devenu indispensable pour nos villes qui, hélas, n’ont plus d’identité architecturale forte et qui, avec leurs blocs de béton, poussent comme des champignons sans le moindre respect de l’esthétique et surtout dans l’irrespect total du volet urbanistique. C’est d’ailleurs mon premier challenge. Je travaillerais dans ce sens afin de rapprocher plus les meilleures compétences architecturales et les promoteurs immobiliers des deux pays pour réfléchir ensemble sur le  futur de nos villes et l’aménagement de l’espace dans le respect total des normes en vigueur et des nouvelles technologies.
D’autre part, je ferais connaître davantage le design marocain en Allemagne surtout que plusieurs designers marocains y sont méconnus. Dans presque tous les grands boulevards allemands, des fresques et des décors marocains sont exposés. Il ne faut donc pas nier le charme des motifs des décors marocains qui commencent à intéresser non seulement le citoyen allemand, mais aussi le monde entier. Donc, il est temps de trouver une plateforme d’échanges de savoir-faire et de compétences dans différents créneaux entre les professionnels des deux pays. Et ce, dans presque tous les secteurs d’activités.

Il est dans mon programme d’action également de vulgariser encore plus la culture et l’art marocain en Allemagne dans le cadre de festivals et autres manifestations organisées. Et pourquoi pas ne pas en créer quelques-unes pour inaugurer de nouveaux supports d’échanges bilatéraux.
Vous êtes à la fois architecte et consul honoraire. Comment gérez-vous ces deux vies ?

 (Sourire) Evidemment. Je fais quelques sacrifices dans ma vie privée pour m’arranger. Surtout que ma nouvelle tâche demande elle aussi d’être disponible pour répondre aux besoins des résidents allemands et également des Marocains sollicitant un service administratif ou à la recherche de collaborations avec leurs homologues allemands. Mais, je suis très chanceux dans ce sens, car ma femme m’assiste beaucoup. D’ailleurs, j’aimerais rappeler qu’elle a travaillé  longtemps au Consulat de Casablanca fermé il y a plusieurs années ; donc elle maîtrise bien les rouages du travail. Il est de sa mission de reprendre son rôle dans la diplomatie allemande par la force des choses. Mon homologue à Agadir a recruté une Allemande pour certaines tâches administratives mais moi, j’ai la chance d’avoir ma femme qui s’y connaît bien, surtout qu’elle est allemande. Et sa grande contribution me permet d’équilibrer entre les deux vies, celles d’architecte et de diplomate. Bien évidemment, nous sacrifions tous les deux quelques-unes de nos activités privées pour être à la hauteur des attentes de mon nouveau poste, tout en gardant mon image de marque et ma bonne réputation auprès de mes clients en tant qu’architecte.

Quel était votre sentiment quand on vous a appris que vous avez été nommé consul honoraire d’Allemagne à Casablanca ? Surtout que vous êtes un homme très modeste et qui ne préfère pas trop s’afficher dans les  journaux et revues professionnels.

Ma nomination est avant tout un honneur pour moi, surtout qu’elle est validée par le Président allemand en personne.
C’est aussi un nouvel engagement envers mes deux pays qui m’ont tant donné : le Maroc où sont mes origines et l’Allemagne que je fréquente énormément depuis que j’ai connu ma femme. L’Allemagne m’a beaucoup donné dans ma formation d’architecte. J’habite Berlin également. Ma culture est à la fois allemande et marocaine. C'est-à-dire j’ai toujours été partagé entre les deux. Ma nomination a eu lieu suite à une candidature. J’ai reçu la visite de Monsieur l’ambassadeur qui m’a affirmé que j’étais en lice pour le poste de consul honoraire d’Allemagne à Casablanca. Il y avait, je crois, deux autres candidatures, mais les officiels ont voulu que je sois leur diplomate sur place. J’ignore toujours les raisons de cette décision, mais je crois qu’ils ont étudié minutieusement tous les profils des candidats avant de décider. Une décision qui a pris plus d’une année.
Ma joie était de courte durée vu le poids de la responsabilité. Je suis un homme méticuleux qui ne laisse rien au hasard et je refuse de travailler dans l’anarchie. Donc je savais, dès le premier jour de ma nomination, que ma tâche ne serait pas facile. Je dois fournir le maximum pour être à la hauteur des attentes des usagers du nouveau consulat casablancais et pour ne pas décevoir les responsables qui m’ont honoré par cette responsabilité. Tout ceci ne m’empêche pas de penser à de nouvelles formules de travail pour booster les échanges fructueux des businessmen des deux pays.

Comment envisagez-vous le futur des relations économiques bilatérales entre les deux pays ?

L’avenir des relations économiques bilatérales ne peut être que radieux. L’Allemagne est un pays très développé dans tous les secteurs. L’expertise de ses professionnels et leur savoir-faire sont un atout majeur pour le développement de l’économie marocaine. Les Allemands ne croient pas à l’obstacle de la langue et les Marocains parlent l’Allemand facilement. Il suffit juste d’encourager davantage les Allemands à venir nous faire bénéficier de leurs compétences et profiter également de notre savoir-faire. C’est un échange win-win où les deux parties seront gagnantes.

Que faire alors pour les encourager ?

Il faut persévérer et créer de nouvelles niches de travail. Je crois que le terrain est favorable pour davantage d’échanges surtout que les relations politiques sont très stables entre les deux pays. Certes il y a des créneaux qu’il faut développer et mettre au diapason des attentes des professionnels, mais cela ne représente guère un obstacle qui risquerait de retarder ou même d’entraver cette grande fraternité entre les professionnels des deux pays.

Revenons à l’architecture. Où en êtes-vous actuellement ?

J’ai eu l’occasion de travailler depuis la création de mon cabinet sur différents projets. Ce qui m’a permis d’acquérir une expérience riche et diversifiée. En ce moment, je consacre mes recherches et mes travaux à des conceptions qui cadrent plus avec le volet urbanistique favorable que je défends beaucoup. Surtout que nous avons des architectes compétents, mais nous n’avons pas d’urbanistes capables de penser la ville comme il se doit. Et c’est ce point qu’il faut développer en symbiose tout en adaptant l’habitat à l’espace public. Et ce, afin de favoriser l’épanouissement de l’homme et son intégration dans la ville. Et comme je le dis toujours : ce n’est pas avec les belles façades qu’on peut rendre les gens heureux. C’est pourquoi je ne parle plus d’architecture mais d’urbanisme. Et dans mon nouveau poste de consul honoraire, j’œuvrerai dans le sens de vulgariser cette vision auprès des professionnels.
Et là, je rappelle que le ministère doit revoir les normes en vigueur. Le problème ne réside pas dans les superficies mais dans l’aménagement de l’espace et sa cohabitation avec l’espace extérieur. Et pour finir, je dirai que dans une ville bien conçue, on a un équilibre social.

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déc
31

Abdelouahed Mountassir, nouveau consul honoraire d’Allemagne à Casablanca : “Il faut créer une plateforme d’échanges, de savoir-faire et de compétences dans les différents secteurs d’activité”

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Abdelouahed Mountassir, nouveau consul honoraire d’Allemagne à Casablanca : “Il faut créer une plateforme d’échanges, de savoir-faire et de compétences dans les différents secteurs d’activité”
Abdelouahed Mountassir est plus qu’un architecte reconnu de la place. Il est le nouveau consul honoraire d’Allemagne
à Casablanca. Nommé récemment lors d’une grande cérémonie présidée par Ulf-Dieter Klemm,
ambassadeur d’Allemagne
à Rabat, le nouveau consul honoraire,
qui vient renforcer
le réseau
diplomatique
allemand au Royaume, nous
a ouvert ses portes pour une longue interview. Une
interview au cours de laquelle il a parlé des relations
bilatérales entre l’Allemagne
et le Maroc,
de son agenda
économique
et culturel et de sa double fonction
d’architecte et de consul honoraire. Entretien.

Libé : Tout d’abord, qu’est-ce qu’un consul honoraire ?

Abdelouahed Mountassir : Pour résumer, le poste de consul honoraire n’est  pas politique. Son rôle est d’assurer des tâches plutôt administratives concernant soit des ressortissants allemands, soit des Marocains ayant des relations avec l’Allemagne. Il permet aussi de favoriser les relations entre les deux pays dans divers secteurs, notamment économiques, culturels et sociaux. Mais je dirais qu’au niveau de Casablanca, ma tâche primordiale, outre le volet administratif, est d’assurer une assistance continue aux investisseurs allemands résidents ici et de fournir l’aide et le conseil nécessaires aux hommes d’affaires marocains désirant établir des relations commerciales ou autres avec l’Allemagne. J’assiste aussi toutes les délégations des hommes d’affaires allemands qui viennent au Maroc, plus précisément à Casablanca, dans le cadre des échanges économiques entre les deux pays ou à titre personnel. D’autre part, il est de mes prérogatives d’organiser des événements culturels et artistiques auxquels je pourrais inviter des artistes et des intellectuels allemands. Et faire également l’inverse en invitant des artistes et des intellectuels marocains à assister aux grands festivals, galeries d’art, manifestations culturelles et artistiques en Allemagne. En tant que consul honoraire, je joue le rôle de catalyseur des relations bilatérales entre les deux pays afin d’assurer un échange fructueux dans les domaines culturels, économiques et sociaux. Et ce, en collaboration avec les institutions marocaines telles les Chambres de commerce, professionnelles, les Centres régionaux d’investissements, les services culturels et la Chambre de commerce allemande basés à Casablanca. Tout cela sous la tutelle de l’ambassade d’Allemagne à Rabat bien évidemment.

Peut-on dire que votre récente nomination répond aux exigences économiques et aux multiples appels des hommes d’affaires marocains et allemands, fortement présents à Casablanca, qui ont trop souffert depuis la fermeture du Consulat suite à la chute du Mur de Berlin?

Effectivement, Casablanca est le cœur économique du pays. La majorité des hommes d’affaires allemands y sont installés. Même les investisseurs marocains qui travaillent ou qui sont en quête de collaboration avec les hommes d’affaire allemands y sont installés. Ce qui fait de la ville, un point d’échanges économiques incontournable. C’est d’ailleurs la plateforme la plus importante des relations économiques, culturelles et sociales entre les deux pays. D’où l’importance de la présence d’une représentativité à l’échelle locale en vue de réaliser davantage de proximité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ma nomination a eu lieu. Surtout que les businessmen, les étudiants et les ressortissants allemands à Casablanca ont trop souffert de la fermeture du consulat d’Allemagne qui leur offrait tous les services nécessaires sans pour autant être obligés de se rendre à l’ambassade à Rabat. Je rappelle, à cet égard, que cette fermeture qui a eu lieu suite à la chute du Mur de Berlin n’avait pas un caractère politique. Elle entrait dans le cadre de la gestion des ressources humaines du ministère des Affaires étrangères d’Allemagne qui s’est trouvé soudainement obligé d’augmenter le nombre de ses diplomates dans les dizaines de nouveaux pays après le démantèlement du bloc soviétique. Il était illogique de garder une ambassade à Rabat et une autre à Casablanca alors que les deux villes sont pratiquement à une heure de route. En plus, le fardeau financier était énorme pour la diplomatie allemande. Une fois les choses stabilisées et vu les appels incessants des hommes d’affaires des deux pays, les officiels allemands ont jugé nécessaire d’ouvrir un consulat honoraire à Casablanca, d’où ma nomination.

Quel est donc votre apport aux relations entre les deux pays ? Et comment envisagez-vous de développer les échanges avec l’Allemagne ?

Les relations bilatérales entre le Maroc et l’Allemagne ont  toujours été importantes. Il suffit de rappeler que l’Allemagne occupe la troisième place après la France et l’Espagne dans les échanges économiques du Royaume. L’Allemagne est aussi un partenaire privilégié du Maroc dans presque tous les secteurs d’activités. Il suffit de rappeler que les touristes allemands sont en tête des clients dans plusieurs villes, notamment à Agadir. Dans le secteur agroalimentaire, les industriels marocains sollicitent beaucoup le savoir-faire et l’expertise de leurs homologues allemands.
J’ouvrirais la parenthèse pour vous rappeler l’importance de l’Allemagne dans un secteur que je maîtrise en ma qualité d’architecte, celui du bâtiment en général. Les Allemands sont une source d’inspiration importante pour leurs homologues marocains, surtout dans l’urbanisme. Les architectes allemands sont très avancés dans leurs recherches dans ce créneau que nous devons encourager davantage au Maroc. Idem en ce qui concerne les technologies de traitement de déchets et dans le domaine de l’architecture passive méconnue chez nous. Des compétences qu’il faut acquérir en organisant des séminaires et des salons pour vulgariser davantage ce savoir-faire devenu indispensable pour nos villes qui, hélas, n’ont plus d’identité architecturale forte et qui, avec leurs blocs de béton, poussent comme des champignons sans le moindre respect de l’esthétique et surtout dans l’irrespect total du volet urbanistique. C’est d’ailleurs mon premier challenge. Je travaillerais dans ce sens afin de rapprocher plus les meilleures compétences architecturales et les promoteurs immobiliers des deux pays pour réfléchir ensemble sur le  futur de nos villes et l’aménagement de l’espace dans le respect total des normes en vigueur et des nouvelles technologies.
D’autre part, je ferais connaître davantage le design marocain en Allemagne surtout que plusieurs designers marocains y sont méconnus. Dans presque tous les grands boulevards allemands, des fresques et des décors marocains sont exposés. Il ne faut donc pas nier le charme des motifs des décors marocains qui commencent à intéresser non seulement le citoyen allemand, mais aussi le monde entier. Donc, il est temps de trouver une plateforme d’échanges de savoir-faire et de compétences dans différents créneaux entre les professionnels des deux pays. Et ce, dans presque tous les secteurs d’activités.

Il est dans mon programme d’action également de vulgariser encore plus la culture et l’art marocain en Allemagne dans le cadre de festivals et autres manifestations organisées. Et pourquoi pas ne pas en créer quelques-unes pour inaugurer de nouveaux supports d’échanges bilatéraux.
Vous êtes à la fois architecte et consul honoraire. Comment gérez-vous ces deux vies ?

 (Sourire) Evidemment. Je fais quelques sacrifices dans ma vie privée pour m’arranger. Surtout que ma nouvelle tâche demande elle aussi d’être disponible pour répondre aux besoins des résidents allemands et également des Marocains sollicitant un service administratif ou à la recherche de collaborations avec leurs homologues allemands. Mais, je suis très chanceux dans ce sens, car ma femme m’assiste beaucoup. D’ailleurs, j’aimerais rappeler qu’elle a travaillé  longtemps au Consulat de Casablanca fermé il y a plusieurs années ; donc elle maîtrise bien les rouages du travail. Il est de sa mission de reprendre son rôle dans la diplomatie allemande par la force des choses. Mon homologue à Agadir a recruté une Allemande pour certaines tâches administratives mais moi, j’ai la chance d’avoir ma femme qui s’y connaît bien, surtout qu’elle est allemande. Et sa grande contribution me permet d’équilibrer entre les deux vies, celles d’architecte et de diplomate. Bien évidemment, nous sacrifions tous les deux quelques-unes de nos activités privées pour être à la hauteur des attentes de mon nouveau poste, tout en gardant mon image de marque et ma bonne réputation auprès de mes clients en tant qu’architecte.

Quel était votre sentiment quand on vous a appris que vous avez été nommé consul honoraire d’Allemagne à Casablanca ? Surtout que vous êtes un homme très modeste et qui ne préfère pas trop s’afficher dans les  journaux et revues professionnels.

Ma nomination est avant tout un honneur pour moi, surtout qu’elle est validée par le Président allemand en personne.
C’est aussi un nouvel engagement envers mes deux pays qui m’ont tant donné : le Maroc où sont mes origines et l’Allemagne que je fréquente énormément depuis que j’ai connu ma femme. L’Allemagne m’a beaucoup donné dans ma formation d’architecte. J’habite Berlin également. Ma culture est à la fois allemande et marocaine. C'est-à-dire j’ai toujours été partagé entre les deux. Ma nomination a eu lieu suite à une candidature. J’ai reçu la visite de Monsieur l’ambassadeur qui m’a affirmé que j’étais en lice pour le poste de consul honoraire d’Allemagne à Casablanca. Il y avait, je crois, deux autres candidatures, mais les officiels ont voulu que je sois leur diplomate sur place. J’ignore toujours les raisons de cette décision, mais je crois qu’ils ont étudié minutieusement tous les profils des candidats avant de décider. Une décision qui a pris plus d’une année.
Ma joie était de courte durée vu le poids de la responsabilité. Je suis un homme méticuleux qui ne laisse rien au hasard et je refuse de travailler dans l’anarchie. Donc je savais, dès le premier jour de ma nomination, que ma tâche ne serait pas facile. Je dois fournir le maximum pour être à la hauteur des attentes des usagers du nouveau consulat casablancais et pour ne pas décevoir les responsables qui m’ont honoré par cette responsabilité. Tout ceci ne m’empêche pas de penser à de nouvelles formules de travail pour booster les échanges fructueux des businessmen des deux pays.

Comment envisagez-vous le futur des relations économiques bilatérales entre les deux pays ?

L’avenir des relations économiques bilatérales ne peut être que radieux. L’Allemagne est un pays très développé dans tous les secteurs. L’expertise de ses professionnels et leur savoir-faire sont un atout majeur pour le développement de l’économie marocaine. Les Allemands ne croient pas à l’obstacle de la langue et les Marocains parlent l’Allemand facilement. Il suffit juste d’encourager davantage les Allemands à venir nous faire bénéficier de leurs compétences et profiter également de notre savoir-faire. C’est un échange win-win où les deux parties seront gagnantes.

Que faire alors pour les encourager ?

Il faut persévérer et créer de nouvelles niches de travail. Je crois que le terrain est favorable pour davantage d’échanges surtout que les relations politiques sont très stables entre les deux pays. Certes il y a des créneaux qu’il faut développer et mettre au diapason des attentes des professionnels, mais cela ne représente guère un obstacle qui risquerait de retarder ou même d’entraver cette grande fraternité entre les professionnels des deux pays.

Revenons à l’architecture. Où en êtes-vous actuellement ?

J’ai eu l’occasion de travailler depuis la création de mon cabinet sur différents projets. Ce qui m’a permis d’acquérir une expérience riche et diversifiée. En ce moment, je consacre mes recherches et mes travaux à des conceptions qui cadrent plus avec le volet urbanistique favorable que je défends beaucoup. Surtout que nous avons des architectes compétents, mais nous n’avons pas d’urbanistes capables de penser la ville comme il se doit. Et c’est ce point qu’il faut développer en symbiose tout en adaptant l’habitat à l’espace public. Et ce, afin de favoriser l’épanouissement de l’homme et son intégration dans la ville. Et comme je le dis toujours : ce n’est pas avec les belles façades qu’on peut rendre les gens heureux. C’est pourquoi je ne parle plus d’architecture mais d’urbanisme. Et dans mon nouveau poste de consul honoraire, j’œuvrerai dans le sens de vulgariser cette vision auprès des professionnels.
Et là, je rappelle que le ministère doit revoir les normes en vigueur. Le problème ne réside pas dans les superficies mais dans l’aménagement de l’espace et sa cohabitation avec l’espace extérieur. Et pour finir, je dirai que dans une ville bien conçue, on a un équilibre social.

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déc
31

Salé pour quitter la queue du peloton : Ait Melloul pour fausser compagnie aux poursuivants

Posted by KAMAL MOUNTASSIR Commentaires fermés
Salé pour quitter la queue du peloton : Ait Melloul pour fausser compagnie aux poursuivants
A deux rounds de la fin de la première phase du championnat de seconde division, la lutte s’intensifie autour des premières loges mais également en queue de peloton où on assiste à un sauve-qui-peut avant qu’il ne soit trop tard. En tête du classement, le leader surprise à savoir Ait Melloul nouvellement promu dans cette catégorie, aura l’occasion de creuser l’écart sur ses poursuivants en évoluant à domicile face aux Tangérois de l’IRT. Ces derniers mal en point depuis le début de la saison ont pu remonter la pente lors des dernières journées vers des places plus confortables. Cependant, les Soussis restent intraitables chez eux et les pronostics pencheraient vers une victoire des locaux et une éventuelle échappée en vue de remporter le titre de champion d’automne. Les poursuivants, eux auront des fortunes diverses. Les Zemmouris de l’IZK effectueront un voyage périlleux à la métropole où les protégés de Mendoza les attendent de pied ferme. Le Racing a besoin d’un succès pour s’éloigner définitivement de la zone des turbulences. Ce qui compliquera la tâche des visiteurs. Quant au CODM qui a des ambitions également pour la montée chez les grands, il sera mieux loti en jouant devant son public mais contre la coriace formation de Houara qui  évolue bien loin de ses bases. En queue de peloton, l’ASS, lanterne rouge tentera de revenir dans la course et quitter la dernière place en recevant le Youssoufia de Berrechid, une équipe bien organisée et difficile à battre. D’autant plus que les Hrizis ne sont pas loin de la première loge et voudraient garder le contact avec la tête du peloton. Le Mouloudia d’Oujda qui se trouve au même rang et qui a des aspirations pour rejoindre le groupe de tête pourrait améliorer son classement en jouant sur son terrain face au TAS, battu au Stade Zaouli par le Racing lors de la précédente journée. En toute logique, les Orientaux devraient empocher les points de la victoire. De son côté, Rachad Bernoussi accueillera Hilal Nador. Les banlieusards sont capables du meilleur comme du pire et leurs résultats en dents de scie le prouvent. Quant aux Rifains, ils seront hyper motivés car ils sont avant derniers et voudraient à tout prix quitter la zone rauge. Même chose pour Fkih Bensalah. Avant derniers, les poulains de Hassan Regragui tenus en échec par le leader lors de la 15 ème journée, tenteront de l’emporter face au Raja de Hoceima, reléguable. Le derby du jour aura lieu à Kénitra entre Témara et le Chabab Mohammedia. Les deux protagonistes sont mal classés ce qui fera de la rencontre un véritable bras de fer. Il en sera de même lors de la rencontre du Bachir entre l’USM et le Stade Marocain, tous deux bien installés en milieu du tableau.


KACM-FUS reprogrammé pour samedi

Initialement prévu ce vendredi à 19h45, le match devant opposer le Kawkab de Marrakech au FUS de Rabat au stade Harti pour le compte de la 15è journée du Championnat national de 1ère division de football, a été décalé d'une journée, jusqu'au samedi à 15h30, annonce mercredi un communiqué de la Fédération royale marocaine de football. Par ailleurs, le match entre le Moghreb de Tétouan et le KAC de Kénitra, programmé pour samedi au stade Saniat R'mel à 14h00, a été avancé d'une demi-heure (13h30), selon la même source.

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déc
31

Les échanges maroco-américains prennent de la hauteur

Posted by MAP Commentaires fermés
Les échanges commerciaux entre le Maroc et les Etats-Unis, liés par un accord de libre échange (ALE) en vigueur depuis 2006, ont enregistré une nette croissance au cours des dernières années, tout en continuant de présenter des perspectives de développement significatives les plaçant à la hauteur de l’excellence des relations historiques existant entre Rabat et Washington.
En effet, l’ALE avec le Maroc, le seul accord signé par les Etats-Unis dans tout le continent africain, contribue significativement au renforcement des relations commerciales entre les deux pays, comme en témoigne le volume des échanges qui ont augmenté de près de 150 %, en passant de 970 millions de dollars en 2005 à quelque 2,4 milliards en 2008, permettant ainsi d’élargir et de diversifier le flux des investissements des deux côtés de l’Atlantique.
Les exportations marocaines vers les Etats-Unis ont aussi augmenté de 99 % durant cette même période, en passant de 442 millions à 879 millions de dollars, alors que les exportations US vers le Royaume, qui étaient de l’ordre de 521 millions en 2005 ont augmenté de leur côté de 188 %, atteignant quelque 1,5 milliard de dollars, selon les chiffres du Département américain du Commerce.
Potentialités inexploitées
De l’avis de plusieurs responsables US, les relations commerciales entre le Maroc et les Etats-Unis ont le potentiel de se développer davantage, en ce sens qu’il existe de multiples opportunités à saisir des deux côtés afin d’intensifier le flux des échanges bilatéraux.

Le directeur de la division Moyen Orient à la Chambre américaine de Commerce (USCC), Khush Choksy, affirme, dans ce sens, que l’Accord de libre échange Maroc-USA est porteur de nombreuses potentialités encore non exploitées, soulignant que l’USCC entend jouer, à ce propos, un rôle clé afin de promouvoir davantage les échanges commerciaux entre les deux pays. Dans un récent entretien à la MAP, M. Choksy a relevé qu’outre les avantages que présente l’ALE en matière d’investissement, le Royaume dispose de plusieurs atouts de taille, notamment sa stabilité et l’ouverture de son économie, qui sont autant de facteurs à même d’attirer davantage d’investisseurs et d’entreprises US désirant prospecter de nouveaux débouchés dans la région.
Une plateforme d’exportation
Il a, dans ce sens, souligné que grâce à ses infrastructures portuaires et aéroportuaires et sa position géographique stratégique, le Maroc a le potentiel de devenir une plateforme d’exportation vers le Moyen Orient et le marché européen pour les entreprises américaines.
Le responsable de la Chambre américaine de Commerce a ainsi plaidé en faveur de l’opérationnalisation de l’Accord de libre échange, soulignant qu’une telle entreprise ne peut être que bénéfique pour les deux pays. De son côté, le Secrétaire d’Etat adjoint US à l’économie, à l’énergie et aux affaires commerciales, José W. Fernandez, estime également que les relations commerciales entre le Maroc et les USA sont capables de se développer davantage, en ce sens qu’il existe d’autres opportunités à saisir afin d’intensifier le flux des échanges entre les deux pays.
M. Fernandez a plaidé, dans ce sens, en faveur d’un rapprochement entre les entrepreneurs des deux pays, notamment dans le cadre du Partenariat nord-africain pour les opportunités économiques (NAPEO), lancé dernièrement par les Etats-Unis, afin de stimuler les échanges économiques et l’entreprenariat entre les USA et les pays du Maghreb.
Dans la même veine, la principale Conseillère économique à l’ambassade des USA au Maroc, Jane Kitson, affirme que le Maroc constitue un «acteur régional stratégique» en matière d’investissement et de commerce et constitue une «passerelle pour les entreprises américaines vers les marchés africains, européens et du Moyen Orient».
Le Royaume, poursuit-elle, constitue aussi une plateforme d’exportation solide pour les entreprises américaines vers les autres marchés de la région, grâce à sa position géographique stratégique et ses infrastructures portuaires, notamment le port Tanger-Med, qui est directement lié à plusieurs ports américains.
Et de souligner que l’excellence des relations politiques et économiques entre les deux pays et la stabilité du Royaume sont un atout pour les entreprises US désirant s’installer dans la région.
Elle fait remarquer, dans ce sens, que l’ALE Maroc-USA a permis d’éliminer la plupart des taxes douanières sur les exportations et offre des avantages considérables pour les investisseurs des deux pays.
Des entreprises en quête
d’opportunités d’investissement
Les différents projets d’infrastructures et d’énergie lancés dans le Royaume sont autant d’opportunités à saisir pour les investisseurs US, relève la Conseillère économique, notant que de nombreuses entreprises américaines ont réussi leur implantation au Maroc et sont en train d’y élargir leur champ d’intervention et chiffres d’affaires.
C’est dans ce sens que le Département américain du Commerce (USDC) organisera, fin mars prochain, une mission commerciale au Maroc en faveur d’une délégation de grandes entreprises US afin de s’enquérir sur place des opportunités d’investissement dans le Royaume.
Les membres de cette délégation devront ainsi se rendre, dans le cadre de cette mission, à Casablanca et à Tanger, où ils vont avoir des rencontres avec différents opérateurs économiques et commerciaux, notamment dans le cadre de la Conférence méditerranéenne de la logistique «Medlog», selon le US Commercial Service, bras promotionnel du commerce de l’USDC. 

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déc
31

Salé pour quitter la queue du peloton : Ait Melloul pour fausser compagnie aux poursuivants

Posted by KAMAL MOUNTASSIR Commentaires fermés
Salé pour quitter la queue du peloton : Ait Melloul pour fausser compagnie aux poursuivants
A deux rounds de la fin de la première phase du championnat de seconde division, la lutte s’intensifie autour des premières loges mais également en queue de peloton où on assiste à un sauve-qui-peut avant qu’il ne soit trop tard. En tête du classement, le leader surprise à savoir Ait Melloul nouvellement promu dans cette catégorie, aura l’occasion de creuser l’écart sur ses poursuivants en évoluant à domicile face aux Tangérois de l’IRT. Ces derniers mal en point depuis le début de la saison ont pu remonter la pente lors des dernières journées vers des places plus confortables. Cependant, les Soussis restent intraitables chez eux et les pronostics pencheraient vers une victoire des locaux et une éventuelle échappée en vue de remporter le titre de champion d’automne. Les poursuivants, eux auront des fortunes diverses. Les Zemmouris de l’IZK effectueront un voyage périlleux à la métropole où les protégés de Mendoza les attendent de pied ferme. Le Racing a besoin d’un succès pour s’éloigner définitivement de la zone des turbulences. Ce qui compliquera la tâche des visiteurs. Quant au CODM qui a des ambitions également pour la montée chez les grands, il sera mieux loti en jouant devant son public mais contre la coriace formation de Houara qui  évolue bien loin de ses bases. En queue de peloton, l’ASS, lanterne rouge tentera de revenir dans la course et quitter la dernière place en recevant le Youssoufia de Berrechid, une équipe bien organisée et difficile à battre. D’autant plus que les Hrizis ne sont pas loin de la première loge et voudraient garder le contact avec la tête du peloton. Le Mouloudia d’Oujda qui se trouve au même rang et qui a des aspirations pour rejoindre le groupe de tête pourrait améliorer son classement en jouant sur son terrain face au TAS, battu au Stade Zaouli par le Racing lors de la précédente journée. En toute logique, les Orientaux devraient empocher les points de la victoire. De son côté, Rachad Bernoussi accueillera Hilal Nador. Les banlieusards sont capables du meilleur comme du pire et leurs résultats en dents de scie le prouvent. Quant aux Rifains, ils seront hyper motivés car ils sont avant derniers et voudraient à tout prix quitter la zone rauge. Même chose pour Fkih Bensalah. Avant derniers, les poulains de Hassan Regragui tenus en échec par le leader lors de la 15 ème journée, tenteront de l’emporter face au Raja de Hoceima, reléguable. Le derby du jour aura lieu à Kénitra entre Témara et le Chabab Mohammedia. Les deux protagonistes sont mal classés ce qui fera de la rencontre un véritable bras de fer. Il en sera de même lors de la rencontre du Bachir entre l’USM et le Stade Marocain, tous deux bien installés en milieu du tableau.


KACM-FUS reprogrammé pour samedi

Initialement prévu ce vendredi à 19h45, le match devant opposer le Kawkab de Marrakech au FUS de Rabat au stade Harti pour le compte de la 15è journée du Championnat national de 1ère division de football, a été décalé d'une journée, jusqu'au samedi à 15h30, annonce mercredi un communiqué de la Fédération royale marocaine de football. Par ailleurs, le match entre le Moghreb de Tétouan et le KAC de Kénitra, programmé pour samedi au stade Saniat R'mel à 14h00, a été avancé d'une demi-heure (13h30), selon la même source.

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Les échanges maroco-américains prennent de la hauteur

Posted by MAP Commentaires fermés
Les échanges commerciaux entre le Maroc et les Etats-Unis, liés par un accord de libre échange (ALE) en vigueur depuis 2006, ont enregistré une nette croissance au cours des dernières années, tout en continuant de présenter des perspectives de développement significatives les plaçant à la hauteur de l’excellence des relations historiques existant entre Rabat et Washington.
En effet, l’ALE avec le Maroc, le seul accord signé par les Etats-Unis dans tout le continent africain, contribue significativement au renforcement des relations commerciales entre les deux pays, comme en témoigne le volume des échanges qui ont augmenté de près de 150 %, en passant de 970 millions de dollars en 2005 à quelque 2,4 milliards en 2008, permettant ainsi d’élargir et de diversifier le flux des investissements des deux côtés de l’Atlantique.
Les exportations marocaines vers les Etats-Unis ont aussi augmenté de 99 % durant cette même période, en passant de 442 millions à 879 millions de dollars, alors que les exportations US vers le Royaume, qui étaient de l’ordre de 521 millions en 2005 ont augmenté de leur côté de 188 %, atteignant quelque 1,5 milliard de dollars, selon les chiffres du Département américain du Commerce.
Potentialités inexploitées
De l’avis de plusieurs responsables US, les relations commerciales entre le Maroc et les Etats-Unis ont le potentiel de se développer davantage, en ce sens qu’il existe de multiples opportunités à saisir des deux côtés afin d’intensifier le flux des échanges bilatéraux.

Le directeur de la division Moyen Orient à la Chambre américaine de Commerce (USCC), Khush Choksy, affirme, dans ce sens, que l’Accord de libre échange Maroc-USA est porteur de nombreuses potentialités encore non exploitées, soulignant que l’USCC entend jouer, à ce propos, un rôle clé afin de promouvoir davantage les échanges commerciaux entre les deux pays. Dans un récent entretien à la MAP, M. Choksy a relevé qu’outre les avantages que présente l’ALE en matière d’investissement, le Royaume dispose de plusieurs atouts de taille, notamment sa stabilité et l’ouverture de son économie, qui sont autant de facteurs à même d’attirer davantage d’investisseurs et d’entreprises US désirant prospecter de nouveaux débouchés dans la région.
Une plateforme d’exportation
Il a, dans ce sens, souligné que grâce à ses infrastructures portuaires et aéroportuaires et sa position géographique stratégique, le Maroc a le potentiel de devenir une plateforme d’exportation vers le Moyen Orient et le marché européen pour les entreprises américaines.
Le responsable de la Chambre américaine de Commerce a ainsi plaidé en faveur de l’opérationnalisation de l’Accord de libre échange, soulignant qu’une telle entreprise ne peut être que bénéfique pour les deux pays. De son côté, le Secrétaire d’Etat adjoint US à l’économie, à l’énergie et aux affaires commerciales, José W. Fernandez, estime également que les relations commerciales entre le Maroc et les USA sont capables de se développer davantage, en ce sens qu’il existe d’autres opportunités à saisir afin d’intensifier le flux des échanges entre les deux pays.
M. Fernandez a plaidé, dans ce sens, en faveur d’un rapprochement entre les entrepreneurs des deux pays, notamment dans le cadre du Partenariat nord-africain pour les opportunités économiques (NAPEO), lancé dernièrement par les Etats-Unis, afin de stimuler les échanges économiques et l’entreprenariat entre les USA et les pays du Maghreb.
Dans la même veine, la principale Conseillère économique à l’ambassade des USA au Maroc, Jane Kitson, affirme que le Maroc constitue un «acteur régional stratégique» en matière d’investissement et de commerce et constitue une «passerelle pour les entreprises américaines vers les marchés africains, européens et du Moyen Orient».
Le Royaume, poursuit-elle, constitue aussi une plateforme d’exportation solide pour les entreprises américaines vers les autres marchés de la région, grâce à sa position géographique stratégique et ses infrastructures portuaires, notamment le port Tanger-Med, qui est directement lié à plusieurs ports américains.
Et de souligner que l’excellence des relations politiques et économiques entre les deux pays et la stabilité du Royaume sont un atout pour les entreprises US désirant s’installer dans la région.
Elle fait remarquer, dans ce sens, que l’ALE Maroc-USA a permis d’éliminer la plupart des taxes douanières sur les exportations et offre des avantages considérables pour les investisseurs des deux pays.
Des entreprises en quête
d’opportunités d’investissement
Les différents projets d’infrastructures et d’énergie lancés dans le Royaume sont autant d’opportunités à saisir pour les investisseurs US, relève la Conseillère économique, notant que de nombreuses entreprises américaines ont réussi leur implantation au Maroc et sont en train d’y élargir leur champ d’intervention et chiffres d’affaires.
C’est dans ce sens que le Département américain du Commerce (USDC) organisera, fin mars prochain, une mission commerciale au Maroc en faveur d’une délégation de grandes entreprises US afin de s’enquérir sur place des opportunités d’investissement dans le Royaume.
Les membres de cette délégation devront ainsi se rendre, dans le cadre de cette mission, à Casablanca et à Tanger, où ils vont avoir des rencontres avec différents opérateurs économiques et commerciaux, notamment dans le cadre de la Conférence méditerranéenne de la logistique «Medlog», selon le US Commercial Service, bras promotionnel du commerce de l’USDC. 

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déc
31

Le Moussem de Tan Tan, un outil de marketing territorial, de valorisation et de management

Posted by PAR HASSAN FAOUZI * Commentaires fermés
Le Moussem de Tan Tan, un outil de marketing territorial, de valorisation et de management
La culture est un outil magique de valorisation de l’espace, c’est un outil de projet urbain. Elle est aujourd’hui un élément structurant des projets d’aménagement, elle devient un mode de légitimation des opérations d’aménagement et elle est instrumentalisée pour faciliter la mise en œuvre rapide des projets. Le secteur culturel est désormais considéré comme un secteur productif, créateur d’emplois, de richesses, d’innovation et de développement local. C’est une activité économique en plein essor (voir en particulier les travaux d’A. J. Scott : 1999, 2000, 2003), un outil de marketing territorial. C’est également un outil pour le développement touristique dont les retombées économiques sont très importantes, les investissements dans la culture ayant de forts effets multiplicateurs (E. Vivant, 2008).
Les stratégies culturelles permettent de donner une image dynamique et créative d’une ville dans un contexte de concurrence nationale et internationale pour les choix de localisation des entreprises et en particulier les sièges sociaux et les services de recherches et développement.
Qu’il s’agisse de projets de redynamisation de la ville ou de transformation des anciens quartiers, les enjeux urbains des nouvelles opérations d’urbanisme sont nombreux ; recréer de la centralité, développer de nouvelles activités, fournir aux habitants et aux visiteurs des services de qualité, revaloriser le patrimoine bâti ainsi que le patrimoine culturel immatériel, changer l’image de la ville, etc. Les leviers de développement touristique des activités culturelles (festivals, moussems, etc) sont multiples.
Le tourisme est un secteur économique de plus en plus important pour les villes, et l’offre culturelle est déterminante pour le développement de ce secteur. En effet, les espaces de diffusion de la culture sont les lieux visités par les touristes et l’événementiel culturel est un outil de promotion du tourisme. Mais si le touriste est friand de visites culturelles, il est aussi curieux d’expériences non-ordinaires, et cherche l’altérité et l’exotisme. L’atout touristique premier d’une ville est son paysage urbain. L’imaginaire d’une ville est, en effet, fortement marqué par certains attraits paysagers spécifiques. Une ville bien aménagée et mise en valeur est en soi une attraction touristique (E. Vivant, 2008).
«Le Moussem est la première source de publicité de la ville de Tan Tan, même s’il ne constitue pas un support d’image. Le Moussem présente l’intérêt d’un rééquilibrage du positionnement de la ville. Par ailleurs, le «coup de projecteur» sur la ville pourrait se prolonger par le système des découvertes. Il pourrait aussi engendrer une découverte des lieux touristiques des environs et déboucherait sur des choix de séjours postérieurs«(H. Faouzi, 2009).
Le Moussem de Tan Tan est classé, depuis novembre 2005, comme patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco. Un tel classement est en soi un argument et un outil de promotion pour la ville. C’est aussi une assurance pour le touriste que cette ville «mérite le détour», comme dirait le Guide Michelin. D’une certaine manière, ce type de classement réduit l’incertitude du touriste quant au choix de sa destination. L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial a-t-elle été bien exploitée? Dans quelle mesure le Moussem participe-t-il à la dynamique urbaine, à la qualification et à la valorisation de l’espace ? La Moussem est-il un élément de communication et de promotion du tourisme dans la région? Dans quelle mesure les autorités publiques instrumentalisent-elles le Moussem dans le cadre de politiques urbaines plus larges? Le Moussem dans sa 7ème édition (qui a eu lieu du 8 au 13 décembre 2010) a-t-il réussi son pari? La réponse à ces questions permet d’aborder plusieurs points problématiques qui pourraient être l’objet d’un approfondissement futur.
Une chose est sûre, le Moussem de Tan Tan a brillé par l’absence de grands médias internationaux tels que TV5, Arte, CNN, National Geographic (chaînes TV allemandes, francaises, espagnoles, canadiennes, turques, etc.), et surtout un important média, en l’occurrence le guide de voyage (Guide du Routard), celui qui construit l’objet touristique de manière indépendante de l’institution qui le promeut et qui, dans le même temps, s’accorde aux attentes de ses lecteurs dans le choix des sujets. En sélectionnant un lieu, en l’interprétant puis en l’évaluant, le guide de voyage construit l’image et le sens de ce lieu, et le rend potentiellement touristique. On note aussi l’absence des tour-opérateurs étrangers qui contrôlent largement le tourisme. Cette édition se caractérise aussi par l’absence de participation des meilleurs spécialistes, chercheurs et universitaires travaillant dans le domaine du tourisme et du patrimoine, tels que R. Knaffou, Brown, O’Connor, Zukin, A. O. Scott, Brito Henriques, I. Garat, M. Berriane, M. Hillali, Gravari-Barbas Maria, etc.
En plus de satisfaire les attentes de leurs concitoyens, les élus locaux doivent prendre conscience du rôle de la culture, des événements culturels et de la qualité de vie pour attirer des visiteurs et des investisseurs. Les acteurs locaux doivent profiter de l’appropriation par les collectivités locales de l’action culturelle pour la mise en œuvre d’une politique culturelle municipale ambitieuse, qui sera imbriquée dans une politique urbaine globale. Dans un contexte de concurrence interurbaine, Tan Tan doit mettre en œuvre une politique urbaine ambitieuse pour signifier son dynamisme et sa différence. La culture à travers le Moussem doit être instrumentalisée au bénéfice d’une stratégie urbaine globale. La réussite d’un tel pari nécessite une vision stratégique d’ensemble (E. Vivant, 2008).
«La population de Tan Tan a signifié clairement son souhait de mettre en valeur les potentialités et atouts touristiques ainsi que son patrimoine culturel. C’est la prise de conscience que pour survivre ou mieux vivre, au lieu d’attendre les bienfaits de l’Etat-providence ou de l’extérieur, les réponses les plus adaptées sont à rechercher dans les ressources et la culture locales où apparaissent des potentialités, des savoir-faire inexploités et des traditions tombées dans l’oubli. Le patrimoine culturel et naturel de Tan Tan constitue une richesse dont la protection, la conservation et la mise en valeur imposent aux acteurs locaux, des responsabilités afin que ce patrimoine devienne un facteur déterminant de développement. Cette mise en valeur devrait être envisagée comme l’un des aspects fondamentaux de l’aménagement du territoire et de la planification au niveau local. Avec l’élargissement du concept de patrimoine, il ne s’agit plus de classification ou d’action ponctuelle de sauvegarde, mais plutôt d’une gestion dynamique et territoriale globale. Le patrimoine s’est étendu dans l’espace et dans le temps, pour devenir à la fois un enjeu socio-économique et un enjeu politique très important« (H. Faouzi, 2009).

* Docteur en géo-physique,
environnement, aménagement de l’espace et paysages.
Université Nancy 2, France.



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déc
31

Le Moussem de Tan Tan, un outil de marketing territorial, de valorisation et de management

Posted by PAR HASSAN FAOUZI * Commentaires fermés
Le Moussem de Tan Tan, un outil de marketing territorial, de valorisation et de management
La culture est un outil magique de valorisation de l’espace, c’est un outil de projet urbain. Elle est aujourd’hui un élément structurant des projets d’aménagement, elle devient un mode de légitimation des opérations d’aménagement et elle est instrumentalisée pour faciliter la mise en œuvre rapide des projets. Le secteur culturel est désormais considéré comme un secteur productif, créateur d’emplois, de richesses, d’innovation et de développement local. C’est une activité économique en plein essor (voir en particulier les travaux d’A. J. Scott : 1999, 2000, 2003), un outil de marketing territorial. C’est également un outil pour le développement touristique dont les retombées économiques sont très importantes, les investissements dans la culture ayant de forts effets multiplicateurs (E. Vivant, 2008).
Les stratégies culturelles permettent de donner une image dynamique et créative d’une ville dans un contexte de concurrence nationale et internationale pour les choix de localisation des entreprises et en particulier les sièges sociaux et les services de recherches et développement.
Qu’il s’agisse de projets de redynamisation de la ville ou de transformation des anciens quartiers, les enjeux urbains des nouvelles opérations d’urbanisme sont nombreux ; recréer de la centralité, développer de nouvelles activités, fournir aux habitants et aux visiteurs des services de qualité, revaloriser le patrimoine bâti ainsi que le patrimoine culturel immatériel, changer l’image de la ville, etc. Les leviers de développement touristique des activités culturelles (festivals, moussems, etc) sont multiples.
Le tourisme est un secteur économique de plus en plus important pour les villes, et l’offre culturelle est déterminante pour le développement de ce secteur. En effet, les espaces de diffusion de la culture sont les lieux visités par les touristes et l’événementiel culturel est un outil de promotion du tourisme. Mais si le touriste est friand de visites culturelles, il est aussi curieux d’expériences non-ordinaires, et cherche l’altérité et l’exotisme. L’atout touristique premier d’une ville est son paysage urbain. L’imaginaire d’une ville est, en effet, fortement marqué par certains attraits paysagers spécifiques. Une ville bien aménagée et mise en valeur est en soi une attraction touristique (E. Vivant, 2008).
«Le Moussem est la première source de publicité de la ville de Tan Tan, même s’il ne constitue pas un support d’image. Le Moussem présente l’intérêt d’un rééquilibrage du positionnement de la ville. Par ailleurs, le «coup de projecteur» sur la ville pourrait se prolonger par le système des découvertes. Il pourrait aussi engendrer une découverte des lieux touristiques des environs et déboucherait sur des choix de séjours postérieurs«(H. Faouzi, 2009).
Le Moussem de Tan Tan est classé, depuis novembre 2005, comme patrimoine oral et immatériel de l’humanité par l’Unesco. Un tel classement est en soi un argument et un outil de promotion pour la ville. C’est aussi une assurance pour le touriste que cette ville «mérite le détour», comme dirait le Guide Michelin. D’une certaine manière, ce type de classement réduit l’incertitude du touriste quant au choix de sa destination. L’inscription sur la Liste du patrimoine mondial a-t-elle été bien exploitée? Dans quelle mesure le Moussem participe-t-il à la dynamique urbaine, à la qualification et à la valorisation de l’espace ? La Moussem est-il un élément de communication et de promotion du tourisme dans la région? Dans quelle mesure les autorités publiques instrumentalisent-elles le Moussem dans le cadre de politiques urbaines plus larges? Le Moussem dans sa 7ème édition (qui a eu lieu du 8 au 13 décembre 2010) a-t-il réussi son pari? La réponse à ces questions permet d’aborder plusieurs points problématiques qui pourraient être l’objet d’un approfondissement futur.
Une chose est sûre, le Moussem de Tan Tan a brillé par l’absence de grands médias internationaux tels que TV5, Arte, CNN, National Geographic (chaînes TV allemandes, francaises, espagnoles, canadiennes, turques, etc.), et surtout un important média, en l’occurrence le guide de voyage (Guide du Routard), celui qui construit l’objet touristique de manière indépendante de l’institution qui le promeut et qui, dans le même temps, s’accorde aux attentes de ses lecteurs dans le choix des sujets. En sélectionnant un lieu, en l’interprétant puis en l’évaluant, le guide de voyage construit l’image et le sens de ce lieu, et le rend potentiellement touristique. On note aussi l’absence des tour-opérateurs étrangers qui contrôlent largement le tourisme. Cette édition se caractérise aussi par l’absence de participation des meilleurs spécialistes, chercheurs et universitaires travaillant dans le domaine du tourisme et du patrimoine, tels que R. Knaffou, Brown, O’Connor, Zukin, A. O. Scott, Brito Henriques, I. Garat, M. Berriane, M. Hillali, Gravari-Barbas Maria, etc.
En plus de satisfaire les attentes de leurs concitoyens, les élus locaux doivent prendre conscience du rôle de la culture, des événements culturels et de la qualité de vie pour attirer des visiteurs et des investisseurs. Les acteurs locaux doivent profiter de l’appropriation par les collectivités locales de l’action culturelle pour la mise en œuvre d’une politique culturelle municipale ambitieuse, qui sera imbriquée dans une politique urbaine globale. Dans un contexte de concurrence interurbaine, Tan Tan doit mettre en œuvre une politique urbaine ambitieuse pour signifier son dynamisme et sa différence. La culture à travers le Moussem doit être instrumentalisée au bénéfice d’une stratégie urbaine globale. La réussite d’un tel pari nécessite une vision stratégique d’ensemble (E. Vivant, 2008).
«La population de Tan Tan a signifié clairement son souhait de mettre en valeur les potentialités et atouts touristiques ainsi que son patrimoine culturel. C’est la prise de conscience que pour survivre ou mieux vivre, au lieu d’attendre les bienfaits de l’Etat-providence ou de l’extérieur, les réponses les plus adaptées sont à rechercher dans les ressources et la culture locales où apparaissent des potentialités, des savoir-faire inexploités et des traditions tombées dans l’oubli. Le patrimoine culturel et naturel de Tan Tan constitue une richesse dont la protection, la conservation et la mise en valeur imposent aux acteurs locaux, des responsabilités afin que ce patrimoine devienne un facteur déterminant de développement. Cette mise en valeur devrait être envisagée comme l’un des aspects fondamentaux de l’aménagement du territoire et de la planification au niveau local. Avec l’élargissement du concept de patrimoine, il ne s’agit plus de classification ou d’action ponctuelle de sauvegarde, mais plutôt d’une gestion dynamique et territoriale globale. Le patrimoine s’est étendu dans l’espace et dans le temps, pour devenir à la fois un enjeu socio-économique et un enjeu politique très important« (H. Faouzi, 2009).

* Docteur en géo-physique,
environnement, aménagement de l’espace et paysages.
Université Nancy 2, France.



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