nov
30

La centrale syndicale poursuit sa restructuration : Le secrétaire général de la FDT sera élu par le Conseil national

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La centrale syndicale poursuit sa restructuration : Le secrétaire général de la FDT sera élu par le Conseil national
Les congressistes de la Fédération démocratique de travail (FDT) ont enfin rendu leur verdict dimanche soir. Ils ont élu 217 militants au Conseil national de la centrale syndicale. Celui-ci élira à la fois le Conseil central et le secrétaire général de la FDT. Un scénario démocratique qui émane de la volonté de tous les militants participant au 3ème congrès de la FDT. Surtout que ces derniers avaient catégoriquement refusé deux autres scénarios : l'élection directe du secrétaire général et du Conseil national, lesquels procéderont à leur tour à l'élection du Conseil central. Rappelons, dans ce sens, que les congressistes ont procédé, en premier lieu, aux élections sectorielles et régionales avant d'entamer la phase finale : le vote du Conseil national qui élira ensuite le conseil central et le secrétaire général.
Par ailleurs, les congressistes ont voté, presque à l'unanimité, le communiqué final qui reflète leur grande volonté de changement à tous les niveaux, tout en gardant les mêmes convictions et positions fermes : adopter une nouvelle approche relative aux problèmes socioéconomiques, notamment les mesures d'austérité, l'endettement extérieur, le grand déficit budgétaire et la hausse des dépenses de la Caisse de compensation. Ce qui ne saura se réaliser sans la mise en place d'une  nouvelle stratégie de travail basée sur la modernisation du travail syndical et la restructuration des infrastructures de la centrale syndicale (moyens techniques et humains). Ils ont également affirmé dans le communiqué final du congrès leur attachement et leur grande mobilisation en vue d'améliorer leur rendement et d'éviter les erreurs du passé. Sur ce, ils sont résolus à serrer leurs rangs  et à mener de l'avant les négociations sociales pour résoudre tous les grands dossiers qui préoccupent la classe ouvrière, à savoir : l'augmentation des salaires, le SMIG, la promotion en général et  particulièrement celle exceptionnelle, les régimes des retraites, entre autres.
En revanche, les congressistes ont saisi  l'occasion de leur conclave à Bouznika pour exprimer leur mobilisation ferme quant à la défense de l'intégrité territoriale du pays. A cet effet, ils ont observé dimanche au Complexe Moulay Rachid de la Jeunesse et de l'Enfance à Bouznika, un sit-in contre les manœuvres et intrigues ourdies contre l'intégrité territoriale du Royaume par certains cercles politiques et médiatiques espagnols. Les 1200  participants au congrès ont scandé des slogans pour la défense de l'intégrité territoriale et la souveraineté du Maroc et réitéré leur mobilisation constante derrière  le Souverain pour faire échouer toute manœuvre visant à porter atteinte à la cause nationale. Les militants de la FDT ont, par ailleurs, ouvert une grande parenthèse lors des travaux du congrès pour fustiger le traitement tendancieux d'une certaine presse espagnole des évènements de Laâyoune et le parti pris flagrant hostile au Maroc, de certains milieux  politiques, en premier lieu le Parti populaire (PP) espagnol. Rappelons que ce dernier a tout fait pour entraîner le Parlement européen à adopter une résolution précipitée, partiale et injuste sur les événements de Laâyoune et du camp  Gdim Izik.

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nov
30

Un think tank européen analyse les événements de Laâyoune : La main de l’Algérie et le déclin du Polisario

Posted by Narjis Rerhaye Commentaires fermés
Le démantèlement du camp de Gdim Izik par les forces de l'ordre a constitué une aubaine pour un Polisario " confronté à la hantise de son déclin et une radicalisation de son discours nourrie par sa perte d'influence ". C'est l'une des principales conclusions d'Antonin Tisseron, chercheur associé à l'Institut Thomas Moore et co-auteur du rapport " Pour une sécurité durable au Maghreb : une chance pour la région, un engagement pour l'Union européenne ", paru en avril 2010.
De nombreux Sahraouis, explique le chercheur, quittent les camps de Tindouf pour rejoindre la Mauritanie et s'installer dans la ville de Zouerate, ou rentrer au Sahara alors que " le Polisario semble également  de plus en plus contesté dans sa prétention à représenter les Sahraouis ".
" La gestion médiatique de l'épisode de Laâyoune par le Polisario ressemble fort à une tentative de reprise en main de la contestation interne {NDLR : chez les séparatistes}, pour s'affirmer comme un acteur incontournable sur la scène internationale, voire même imposer dans le calendrier international la question sahraouie en des termes pour lui favorables. Sur le fond en effet, alors que les protagonistes ne parviennent pas à se mettre d'accord sur des listes électorales et que le verrouillage politique et idéologique dans les camps de réfugiés laisse peu d'espoir sur la capacité des Sahraouis en Algérie à voter en toute liberté, la proposition marocaine d'autonomie, dans le cadre du processus de régionalisation, demeure l'alternative la plus crédible", écrit ce chercheur dans une analyse publiée sous le titre " Violences et tempête médiatique autour du Sahara Occidental : la région a besoin d'apaisement " et mise en ligne sur le site, ce think tank basé au cœur de l'Europe, à Bruxelles.
L'auteur de cette analyse revient sur les événements et livre les circonstances exactes du campement de Gdim  Ikik "  où des milliers de Sahraouis s'étaient installés depuis le 10 octobre pour protester contre la détérioration de leurs conditions de vie ". "Le chômage frappe durement une population locale qui ne voit pas toujours arriver l'aide promise alors que les 1652 ralliés sahraouis revenus des camps du Polisario à Tindouf ont reçu des aides immédiates pour leur réintégration ", relève ce spécialiste du Sahara
Dans la foulée, A. Tisseron analyse le comportement d'une partie de la presse espagnole qui n'a pas hésité à publier des informations mensongères et dangereusement fausses sur les événements de Laâyoune. " Que les médias d'un pays démocratique et de surcroît membre de l'Union européenne deviennent la caisse de résonnance d'une propagande digne de la guerre froide pour agiter les passions populaires sur fond de guerre médiatique, cela est autrement plus grave. Les journalistes espagnols ont vite fait disparaître la photo d'enfants palestiniens datant de 2006, fournie par l'agence EFE. Mais cette erreur rappelle que les médias et les moyens de communication modernes sont une arme dans les guerres d'aujourd'hui, voire la principale pour un Faible qui ne peut l'emporter militairement", soutient-il tout en relevant que la violence de ces réactions contraste avec " la retenue dont ont fait preuve le gouvernement espagnol et le Conseil de sécurité de l'ONU ".
 Le conflit du Sahara est éminemment géopolitique et " repose sur les tensions entre l'Algérie et le Maroc (…) " et sans le soutien d'Alger, " le Polisario aurait vraisemblablement déjà disparu ". " La région a besoin d'apaisement, pas de provocations " fait valoir ce chercheur associé à l'Institut Thomas Moore. Violences et tempête médiatique ne sauront définitivement contribuer au processus de paix et à la stabilité de la région.

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nov
30

La fulgurance d’une artiste prometteuse : Ferdaous, portrait d’une étoile montante

Posted by ALAIN BOUITHY Commentaires fermés
La fulgurance d’une artiste prometteuse : Ferdaous, portrait d’une étoile montante
C’est une Ferdaous épanouie, au timbre majestueux et à la sensibilité débordante qui nous revient dans les bacs. La jeune artiste native de Meknès, remet le couvercle avec audace et confiance sur le marché du disque. Avec « Omri Lik », un nouvel album aux accents modernes.
La chanteuse, au parcours singulier et élogieux, nous livre un second album au parfum poétique. Une œuvre comme on en rêve qui se démarque du précédent opus grâce notamment à une composition et rythmique modernes sans concession. Empreint de poésie, cet album témoigne, si besoin est, de l’énergie et de la douceur d’une artiste qui n’a cessé d’entretenir et de hisser son talent au-delà du niveau requis. Mais aussi, un album qui résume un tant soi peu une année 2010 exceptionnelle favorable à l’artiste durant laquelle on l’aura vue « partager la scène aux côtés du légendaire Wadii El Safi, faire l’ouverture de la troisième édition du Festival «Voix de femme» de Tétouan, ou triompher à Amman en Jordanie devant un public mélomane».
Soulignons que deux titres du nouvel album, produit par Cinétéléma, ont fait l’objet de clips. « Le premier titre est un grand succès sur les chaînes satellitaires arabes. Le dernier clip a été le fruit d’un formidable travail d’équipe ». Saluée pour son professionnalisme, cette production 100% marocaine a été réalisée par Lilia Selami sous la houlette du grand cinéaste Latif Lahlou.
Comme c’est souvent le cas chez les enfants prodiges, Ferdaous  séduit le public dès le bas âge. Bien qu’encore petite, elle suscite déjà, à 6 ans, émotion et bonheur autour d’elle à chacune de ses interprétations de la grande Oum Keltoum. Bien à l’aise dans la musique et persuadée d’y trouver sa voie, la jeune et prometteuse artiste s’inscrit d’abord au Conservatoire de sa ville natale, Meknès, avant d’envisager d’investir de grandes scènes. Elle y  renforcera son talent, travaillera sa voix sous l’aile protectrice de ses professeurs qui y décèlent très rapidement les prémisses d’une nouvelle étoile de la musique marocaine.
L’ascension très remarquée de la jeune chanteuse leur donnera raison. Mais si elle ne surprend point, c’est à l’émission télé diffusée sur la chaîne 2M « Noujoum wa Noujoum » que l’artiste explose. Nous sommes alors en 2000. Auréolée de son succès, l’artiste se voit attribuer le prix de la meilleure voix de Meknès. Une consécration sans équivoque qui consolide la jeune artiste dans son choix. Et l’encourage  à envisager d’autres horizons. Confiante, elle part à la conquête du monde arabe avec un seul objectif : confirmer son talent et tout le bien que l’on pense d’elle. Et tout particulièrement de son talent.
Cette conquête débute en Syrie au Festival d’Alep en 2004. La même année, elle reçoit un bel accueil au Festival de musique arabo-libanaise auquel elle participe en tant qu’invitée d’honneur. Une reconnaissance qu’elle ne boude pas. Ferdaous franchit un nouveau palier sur la voie de ses aînés. Désormais, ses prestations à l’étranger ne laissent personne indifférent. Et de nouveaux fans rejoignent les rangs. C’est notamment vrai au Maroc où elle bénéficie d’un capital de sympathie très encourageant. Dont on peut apprécier la symbolique à travers le nombre et le profil de ses aînés (compositeurs en premier) qui lui consacrent une attention toute particulière. Et n’ont pas hésité à collaborer à son premier album, en 2005. « Ma Lana » en est un exemple concret de cette collaboration. Ecrite par Moustapha Badhdad et composée par Azzedine Mountassir, elle sera primée meilleure chanson de l’année 2008 par la radio marocaine et offrira à la chanteuse une distinction nationale.
Et comme un succès en appelle un autre, Ferdaous est sacrée meilleure voix du monde arabe lors du prestigieux Festival de la chanson arabe de Tunis.
Soulignons que sa dernière production a bénéficié du soutien de nombreux partenaires institutionnels et privés, à l’instar du ministère de la Culture, la Fondation BMCI, la Bourse de Casablanca, Poste Maroc, entre autres.

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nov
30

Les RN reliant Tétouan à Fnideq et Essaouira à Agadir inondées : Des routes nationales fermées à la circulation

Posted by A.B Commentaires fermés
Même si le site de la Direction de la météorologie nationale ne semble nullement concerné par les prévisions météo puisqu'il affiche stoïquement celles d'il y a deux jours, le temps paraît instable à vue d'œil et il pleut des cordes comme chacun a pu s'en rendre compte.
Les afficionados des bulletins météo des télés nationales ont certes été mis au courant du fait que plusieurs alertes ont été notifiées à qui de droit par cette Direction relevant du secrétariat d'Etat auprès du ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, mais ils n'ont certainement pas gardé souvenance de leur contenu, ni des régions qu'elles concernent.
De fait, ils n'ont pas besoin d'être devins pour savoir que les régions traditionnellement touchées par des averses violentes ou fortement arrosées le sont encore.  Notamment celles situées dans le Nord du Royaume. Les pluies qui continuent de s'abattre sur Tétouan et  région, depuis dimanche soir, ont même provoqué la fermeture de la route nationale N 13 reliant Tétouan à Fnideq.
La circulation a été dirigée sur l'autoroute reliant ces deux villes ouverte gratuitement aux usagers, en attendant la réouverture de la route nationale.
Les sapeurs-pompiers, ainsi que des agents de l'équipement ont dû mettre les bouchées doubles  pour pomper l'eau qui a inondé une partie de cette route.
Les pluies ont également provoqué quelques inondations sans gravité dans certains quartiers de la ville de Fnideq et de Martil où les services municipaux ont enregistré une légère montée des eaux de l'oued Diza.
En fait, rien de vraiment grave et la situation devrait rentrer dans l'ordre incessamment, si ce n'est déjà fait.
Autre route nationale ayant souffert de la montée des eaux, celle reliant Essaouira à Agadir a été ouverte à la circulation hier matin. Elle avait été coupée à la circulation samedi après les crues de l'Oued Sidi Yassine. 

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nov
30

Faits sur la sécurité alimentaire

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Faits sur la sécurité alimentaire
Par son rôle fondamental pour le corps humain, l’alimentation est l’une des principales préoccupations des peuples depuis l’ère des temps. Après avoir pratiqué la cueillette et la chasse, les sociétés ont développé l’agriculture comprenant la culture et l’élevage. C’était il y a environ 10.000  ans dans la région du Moyen-Orient, de l’Iran et de la Nouvelle-Guinée. Sans une bonne alimentation, les humains sont plus sujets aux maladies, aux risques de mortalité infantile, moins aptes à apprendre et moins productifs1. Même quelques mois de malnutrition peuvent altérer le développement et la croissance d’un enfant.
L’importance2 de l’alimentation sur la santé physique et mentale des gens n’est plus à démontrer mais pourtant, en 2010, on retrouve plus d’un milliard de personnes affamées dans le monde3. Cela correspond au 1/6 de la population mondiale.
Plus grave encore, la grande majorité des affamés de notre planète sont en fait des paysans qui n’ont pas les moyens économiques de se nourrir ni même parfois l’accès aux denrées auxquelles ils sont culturellement attachés.
Selon la FAO, «la sécurité alimentaire est concrétisée lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique et économique à une nourriture suffisante, saine et nutritive leur permettant de satisfaire leurs besoins énergétiques et leurs préférences alimentaires pour mener une vie saine et active».4
La hausse fulgurante des prix en 2009-2010 a poussé de nombreuses familles dans la trappe de l’insécurité alimentaire. Dans les pays en développement, les personnes les plus pauvres sont très vulnérables face à l’inflation des produits alimentaires, car ils consacrent une proportion importante de leurs dépenses en biens alimentaires. Parfois, cette part budgétaire va même jusqu’à 60%5. Une hausse des prix comme nous l’avons vu en 2008 est donc fatale pour ces ménages. Le taux élevé de malnutrition est revenu au niveau de 1970. C’est donc dire que tous les efforts qui ont été entrepris pour la réduction de la faim dans le monde ont été réduits à néant par la crise alimentaire de 2008.
Dans les années 1960, de nombreux pays pauvres étaient pourtant de larges exportateurs agricoles. Les politiques d’ajustement structurel ont entraîné la privatisation et la libéralisation de leurs économies. Les organismes de stabilisation des prix des biens et les agences de commercialisation ont été éliminés pour faire place au marché libre.  De plus, l’aide publique au développement pour le secteur agricole a alors énormément diminué; l’accent étant plutôt mis sur l’industrialisation de ces pays.
La FAO dénote maintenant 82 pays faisant partie des  « Low-income Food Deficit Countries ». Ces derniers sont très fragiles face aux fluctuations importantes des biens agricoles. Les producteurs vendent à bas prix et achètent au prix fort à cause des dysfonctionnements des marchés. Par ailleurs, la plupart des producteurs agricoles sont touchés eux-mêmes par l’insécurité alimentaire.
Conséquences de
l’insécurité
alimentaire
Face à ce fléau, les ménages n’ont d’autres choix que de prendre des décisions qui ont des impacts néfastes. Par exemple, retirer les enfants de l’école détruit le capital humain à long terme; vendre des actifs réduit les ressources physiques et financières disponibles qui sont par la suite difficiles à reconstituer; et renoncer à des aliments plus nutritifs pour d’autres qui le sont moins ou simplement manger moins cause la malnutrition, affecte la productivité du travail et réduit le potentiel cognitif de l’enfant6.
Au niveau économique, la sécurité alimentaire est primordiale pour le développement d’un pays. Selon le PAM, un enfant dont le développement physique et mental est retardé par la malnutrition, perdra entre 5 et 10% de revenus au cours de sa vie7.
La principale cause de mortalité dans le monde est la faim et la malnutrition. Leur impact dépasse celui du SIDA, du paludisme et de la tuberculose.
Ce n’est pas pour rien que Sa Majesté le Roi Mohamed VI dans son récent discours aux Nations Unies, a insisté énormément sur cette problématique qui, si elle n’est pas résolue de manière vigoureuse, risque d’être source d’instabilité économique et sociale.
Pour la prise en consi
dération de la spécificité de l’agriculture
et des aliments
Les dirigeants d’organisations agricoles en provenance de quatre continents, dans une déclaration, en marge de la miniconférence ministérielle de juillet 2008, intitulée «La crise alimentaire ne peut pas être résolue par un accord à l’OMC»8, ont exprimé face à l’absence de prise en considération de la spécificité de l’agriculture, leurs craintes, à savoir que les propositions actuellement sur la table à l’OMC « mineront la capacité de nombreux pays dans le monde à offrir à leurs citoyens la sécurité et la stabilité alimentaires si cruellement indispensables. Dans cette situation, l’absence d’accord vaut mieux qu’un mauvais accord ». Pour pallier cette situation, ils ont recommandé  de prendre en considération les principes fondamentaux suivants lors de la  conclusion des négociations sur les modalités agricoles:
Tous les pays doivent avoir le droit de produire pour leur consommation intérieure afin d’améliorer leur niveau d’autosuffisance alimentaire et d’assurer leur sécurité alimentaire.
Les règles commerciales doivent tenir compte de mesures politiques, y compris la gestion de l’offre, qui promeuvent la stabilité de l’approvisionnement et des prix alimentaires.
Le renforcement des capacités et le traitement spécial ou différencié accordé aux pays en développement doivent permettre à ces derniers de répondre aux véritables préoccupations des petits agriculteurs, plus vulnérables et dont les ressources sont modestes.
Tous les pays devraient avoir le droit de répondre aux préoccupations économiques de leurs citoyens, y compris la sécurité alimentaire, l’environnement, le bien-être des animaux et les besoins des communautés rurales.
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, la FAO, a tenu un sommet à Rome en octobre 2009 sur l’insécurité alimentaire.  Elle soutient qu’il faudrait augmenter de 70% la production actuelle pour nourrir la planète en 2050. Cette augmentation devra être atteinte à 90% par une meilleure productivité agricole compte tenu des effets néfastes d’une extension de l’utilisation des terres et des ressources en eau.
Afin de lutter contre la pauvreté et la faim, les États présents se sont entendus pour mettre en œuvre des politiques visant le développement de l’agriculture que ce soit à travers des plans de coordination stratégique aux niveaux national, régional et mondial, un meilleur partenariat entre les pays notamment sur le plan du savoir et des technologies, des investissements plus élevés en agriculture et dans le développement durable, et des mesures à court terme pour contrer la faim qui touche les personnes les plus vulnérables.
La société civile, lors de son forum en marge du sommet, a réitéré l’importance de la souveraineté alimentaire et la nécessité de redonner du pouvoir aux communautés dans le choix de la production et de la consommation d’aliments.

* Expert en commerce et politique agricole au Canada

1 PAM Collection la Faim dans le monde  
2 Le droit à l’alimentation est d’ailleurs inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme depuis 1948
3 PAM Collection la Faim dans le Monde  
4 Source : FAO (2009). L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde pp 10,11 et 14
5 PAM. Collection la Faim dans le monde
6 Source : FAO (Septembre 2009), Perspectives économiques et sociales : La faim face à la crise p. 2
7 PAM. La faim
8Déclaration conjointe des agriculteurs du monde entier : la crise alimentaire ne peut pas être résolue par un accord à l’OMC. En linge :   http://www.copa-cogeca.eu/img/user/File/declaration_WTO/DECLARATION_WTO_f.pdf


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nov
29

Tout un pays en marche : Condamnation unanime du Parti populaire espagnol et des médias à sa solde

Posted by Mohamed BENARBIA Commentaires fermés
Tout un pays en marche : Condamnation unanime du Parti populaire espagnol et des médias à sa solde
Une extraordinaire marée humaine. Ils étaient des dizaines et  des dizaines de milliers. Des Marocaines et des Marocains, tous âges, toutes catégories, toutes sensibilités et toutes tendances confondus. Ils étaient là, s'exprimant en leur nom et également au nom de tous leurs compatriotes, tout aussi acquis à la cause nationale première. Au Pays et à son Intégrité territoriale.
Il y a de cela 35  ans, les Marocains ont forcé admiration et respect quand ils ont répondu en masse et sans l'ombre d'une hésitation à l'appel de la Nation pour contrecarrer de basses  velléités  colonialistes et séparatistes visant une partie si chère du Maroc.
Trente-cinq années plus tard, les Marocains se mobilisent avec le même enthousiasme  et la même détermination  pour dénoncer les viles manœuvres de ceux qui se sont inventé une raison pour se positionner en ennemis du Maroc.
Entre-temps, il y a eu une autre marche, contre le terrorisme, cette fois, au lendemain des actes  barbares criminels qui avaient visé Casablanca, en mai 2003.
Et pendant tout ce temps, le Maroc n'a cessé d'initier et d'accomplir réformes et chantiers.
Les provinces du Sud, à l'instar de toutes les autres en  ont amplement bénéficié. Les Marocains sont aujourd'hui en mesure de se féliciter de toutes ces avancées réalisées, tout en aspirant à voir ces acquis consolidés et renforcés.
On n'y peut rien, si ce n'est pas fait pour plaire à Alger, un voisin qui doit à cette junte militaire qui tient les vraies rênes du pouvoir, d'être désespérément hanté par des visées hégémoniques dépassées et désuètes ou encore à un Parti populaire espagnol qui a du mal à se départir de ses gènes franquistes. Malgré un contexte de crise, il s'est trouvé incapable de discréditer le PSOE au pouvoir. En mal d'arguments, il a tenté de s'en trouver un du côté du Sahara marocain. De petites manœuvres électoralistes qui font fi du bon sens, de la logique, des impératifs du voisinage et donc d'une coopération qui s'étend à plusieurs domaines et devant s'accomplir dans  l'intérêt des deux pays. Dans la foulée, c'est une presse à la solde de ce même parti et tout à son image qui n'a pas hésité à souiller ce noble métier qu'est le journalisme, bravant et bradant les règles les plus élémentaires de la  déontologie et de l'éthique.
En citoyens responsables et avisés, les Marocains se gardent de  faire l'amalgame. Ce n'est pas l'Espagne ni tous les Espagnols qui sont concernés à travers cette magnifique et désormais historique marche, mais bien ces énergumènes du PP et leurs pseudo-journalistes.
Les images de la marche de Casablanca de ce 28 novembre 2010 devront donner également à réfléchir à ces eurodéputés qui se sont cru obligés de suivre le Parti populaire espagnol dans ses dérives.
Le message était, on ne peut plus, très fort.

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nov
29

Les gènes franquistes du PP espagnol : De Manuel Fraga Iribarne à Mariano Rajoy (II)

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Les gènes franquistes du PP espagnol : De Manuel Fraga Iribarne à Mariano Rajoy (II)
Le PP compte plus de 700.000 membres. Il est capable de recueillir plus de dix millions de suffrages. Pourtant, ce n’est pas un parti de masse classique: son modèle d’organisation est présidentialiste, il instrumentalise les fonctions publiques et recourt aux moyens de communication pour s’adresser à son électorat. Ses membres participent peu aux prises de décision et il n’admet pas l’existence de courants internes (bien que des «clans» et des fractions se développent, liés à des «baronnies»).
Il influence un large électorat qui peut se reconnaître dans les réponses qu’il apporte aux divisions et conflits qui traversent la société:
1. le «sens commun» néolibéral: priorité au privé face au public;
2. le néo-conservatisme culturel: contre l’esprit soixante-huitard, défense de la famille patriarcale traditionnelle, refus de l’avortement, soutien à l’enseignement de la religion catholique, ce qui n’exclut pas un « féminisme » démagogique face à l’islam;
3. le néo-conservatisme géopolitique: pour une Europe atlantique et solidaire des Etats-Unis et de l’Etat sioniste d’Israël;
4. Le refus de toute réouverture des «vieilles blessures» (le franquisme comme horizon incontournable) ou du questionnement sur la transition politique (convertie en mythe fondateur du régime);
5. La défense de «l’unité de l’Espagne» comme nation, contre les tendances à la désagrégation et contre les «privilèges» des Basques et des Catalans, doublée d’une intransigeance face au «terrorisme», non seulement d’ETA, mais aussi de la gauche indépendantiste basque;
6. La tendance à transformer les immigrants «non-communautaires» en boucs émissaires face à la crise, grâce à une «politique du ressentiment» ciblant l’«insécurité» et la peur de l’avenir, ou invoquant simplement le vote utile contre Zapatero (Aguilar, S., «Después de la crisis del movimiento obrero: el conflicto social en la era de la globalización», 2010 http://hdl.handle.net/2445/10942 ).
Si l’on tient compte de cette combinaison de messages et de propositions, il paraît aussi inadéquat de considérer le PP comme un parti de droite classique – similaire à ceux de Sarkozy en France ou d’Angela Merkel en Allemagne – que de le rapprocher de l’extrême droite ou des «néofascismes» européens montants. Avec les premiers, le PP diverge en raison de ses racines historiques, pour n’avoir pas renié ses antécédents franquistes, symboliquement représentés par son président d’honneur, Manuel Fraga. De surcroît, il montre une disposition à utiliser des formes de mobilisation extraparlementaires étrangères aux partis de droite classiques, sauf dans des situations extrêmes (comme Mai 1968, en France). Le PP se distingue aussi des formations d’extrême droite, parce que, même s’il se fait l’écho d’une partie de leurs messages et de leurs formes de protestation, il ne le fait pas avec la combativité idéologique de ces groupes, ni ne met de tels enjeux au premier plan de son agenda politique.
De manière centrale, le PP cherche plus spécialement à élargir son électorat en profitant de la crise économique et sociale, en se présentant comme la force qui peut garantir une meilleure «confiance» pour sortir de cette crise, autant «les gagnants» («les marchés»), qu’une partie des «perdants» (des secteurs des classes moyennes et populaires «autochtones») de la globalisation néolibérale. Par contre, par rapport à l’Italie, la principale différence réside notamment dans l’absence d’un dirigeant charismatique et d’une centralisation du pouvoir à la Berlusconi.
Ceci dit, au sein du bloc de pouvoir (spécialement dans son aile médiatique, renforcée grâce à la TDT – télévision digitale) dont fait partie le PP – et au sein du PP – on ne peut ignorer l’existence d’un large secteur d‘extrême droite. Celui-ci pousse non seulement à la radicalisation du discours et de la tactique de ses principaux dirigeants, mais exprime aussi son insatisfaction par rapport à la faiblesse de la direction de Rajoy. Il préconise le retour d’Aznar ou une alternative incarnée par Esperanza Aguirre [Ndlr: Présidente actuelle de la Communauté de Madrid]. Une position basée surtout sur la peur qu’une adversaire montante, comme Rosa Díez [Ndlr: Ancienne militante du PSOE, députée du parti «centriste» Unión, progreso y democracia (UPyD)] – adepte d’un nationalisme espagnol agressif, mais étranger à la matrice franquiste, et qui met un accent croissant sur la critique de la «classe politique» – puisse leur arracher une partie de leur électorat.
De toute manière, il est évident jusqu’ici que l’électorat d’extrême droite a opté en faveur d’un «vote stratégique» pour le PP, sachant que les forces fragmentées, plus proches de formations comme le Front national de Le Pen, au vu des obstacles du système électoral en vigueur, n’ont aucune possibilité d’entrer au Parlement espagnol. La question se pose différemment au niveau local et même régional, comme on peut le voir avec Plataforma per Catalunya [Ndlr: Parti d’extrême-droite catalan].
Ces conclusions n’empêchent pas de prévoir autant une croissance continue de groupes d’extrême droite – qui tiennent des discours ouvertement xénophobes et recourent à des formes d’actions violentes –, qu’un durcissement à droite du PP. Néanmoins, au cas où celui-ci retournerait au gouvernement central, avec un dirigeant comme Rajoy, dont l’autorité est faible, on ne peut exclure des tentatives de former de nouveaux partis sur sa droite, animés par l’un ou l’autre des dirigeants médiatiques du bloc social qui a jusqu’ici appuyé le PP. Un scénario plus probable, si Rajoy n’obtient pas la majorité absolue et se voit contraint de s’allier aux droites nationalistes catalanes et basques.
Il faut rappeler que le PP trouve ses origines dans Alianza Popular (AP), fondée par Manuel Fraga [Ndlr: ministre de l’Intérieur du régime franquiste dans les années 1960,] en septembre 1976. Il s’agissait d’une formation issue d’un groupe de « notables », clairement opposés à la réforme du franquisme, initiée alors par le gouvernement de Suárez. Ceux-ci se distinguaient cependant du secteur le plus extrême, représenté par Fuerza Nueva (FN), dirigée par Blas Piñar. La grande différence entre les dirigeants d’AP – parmi lesquels Juan Antonio Samaranch [Ndlr: ex-président du Comité olympique international (CIO) de Lausanne, NDT], récemment décédé et porté aux nues – et de FN consistait surtout dans le fait que les premiers étaient étroitement liés à un secteur des grandes banques et des grandes entreprises et devaient donc éviter un discours uniquement destiné à une extrême droite militante et adepte du recours à la violence, en marge du contrôle gouvernemental. Fraga a cependant rencontré des difficultés à trouver un financement suffisant pour les premières élections, le grand capital étant divisé entre les options de Fraga et de Suárez (Ferrán Gallego, El mito de la Transición, Barcelona, 2008, pp. 463 & 779-780).
Il suffit de rappeler la présence écrasante de politiciens franquistes sur les listes d’AP aux élections de 1977 et 1979, et surtout les thèmes et propositions défendues par les responsables de ce parti durant ces mêmes années, pour constater qu’en réalité, ils représentaient l’extrême droite. «Ils essayaient de donner une base sociale et électorale à un mouvement de résistance à la rupture institutionnelle avec le régime antérieur en s’appuyant sur les positions réformistes de la dernière époque de Franco ou de la première étape de la monarchie. Même dans ce dernier cas, cet aspect réformiste était douteux en raison de la présence, parmi les chefs de la nouvelle formation, de personnes comme Fernández de la Mora ou López Rodó, qui s’étaient signalés par leur opposition aux propositions de réformes effectuées par le gouvernement Arias-Fraga» (Gallego, 2008, p. 465, voir note 1).
Lors des élections de 1977, le dernier Premier ministre de Franco, Carlos Arias Navarro – le «boucher de Malaga» – est l’un des principaux candidats d’AP. Sur ses listes électorales, on observe «un degré appréciable d’identification entre les candidat-e-s d’AP et la classe politique du régime antérieur (plus d’un quart des candidats), chiffre qui peut être revu à la hausse en tenant compte des candidats ayant occupé des postes technico-politiques de second rang). Mais le fait le plus significatif est que plus de la moitié des 205 candidats qui se sont présentés entre 1977 et 1982 – 66 % – appartenaient à la classe politique du franquisme» (López Nieto, cf note 1, pp. 94-95).
Durant ces années, la tactique de ce parti allait plutôt consister à développer un frein institutionnel et «de fait» – vu ses bonnes relations avec un secteur significatif du grand capital et de la hiérarchie militaire, comme le démontrera plus tard ses sympathies envers la tentative du coup d’Etat du 23 février 1981 – aux «concessions» que l’Unión de centro democrático (UCD), dirigée par Suárez, allait faire à l’opposition antifranquiste lors du processus de «réforme pactée». Ils sont passés ainsi de la franche résistance – par exemple, lors de la légalisation du Parti communiste espagnol (PCE) – à l’adaptation partielle et même totale au «consensus» sur des thèmes significatifs – ce n’est pas par hasard qu’ils ont signé les Pactes de la Moncloa [Ndlr: Accords conclus, le 27 octobre 1977, entre les principales forces politiques de droite et de gauche et les syndicats, acceptant la monarchie et l’austérité en échange d’un retour à la démocratie parlementaire, NDT]. En même temps, ils rejetaient d’autres points importants, comme l’usage du terme «nationalités» dans le projet constitutionnel, même si finalement un secteur d’AP, dirigé par Fraga, a voté en faveur de la version définitive. Malgré ses résultats modestes aux deux premières élections générales, cette tactique de «résistance» a fini par donner de meilleurs fruits: en 1982, elle permet à AP (coalisée avec le Partido democrático popular, aile démocrate-chrétienne sortie de l’UCD) de gagner des suffrages, issus tant du parti de Suárez que de FN (environ ? des votes obtenus par cette formation en 1979) – un résultat qui suscite la crise de ce parti d’extrême droite, menant à son auto-dissolution (Montero, J. R., «El subtriunfo de la derecha: los apoyos electorales de AP-PDP», in : J. J. Linz & J. R. Montero, sous la dir. de, Crisis y cambio: electores y partidos en la España de los años ochenta, Madrid, pp. 357-358).
Dès lors, face au début de «l’ère socialiste», profitant de la décomposition de l’UCD, et dans un contexte international de montée du néolibéralisme et du nouveau discours de «guerre froide», après l’arrivée de Reagan et Thatcher au pouvoir aux USA et en Grande-Bretagne, AP entre dans une nouvelle phase de consolidation et de redimensionnement de sa stratégie politique, bien qu’elle ne réussisse pas à progresser dans des zones comme Euzkadi et la Catalogne. Son attitude lors du référendum sur l’OTAN constitue un test fondamental: malgré son atlantisme militant, AP opte pour l’abstention en alléguant son désaccord avec l’alternative posée par cette consultation, décidée cinq ans plus tôt sous le gouvernement de l’éphémère Calvo Sotelo (Val, C. del, Opinión pública y opinión publicada. Los españoles y el referéndum de la OTAN, Madrid, p. 173). Ceci dit, la victoire finale de Felipe González sauvera AP des critiques faites par des secteurs de son électorat – et même de la démission de certains dirigeants qui considéraient que cette attitude avait mis en danger le maintien de l’Espagne dans l’OTAN.
L’usure de la direction de Manuel Fraga donne lieu à une première tentative (avortée) de succession, avec Hernández Mancha, en 1987, qui ouvre la voie, à la fin des années 1980, à la nouvelle génération incarnée par José María Aznar, alors président de la région de Castille et León. Ce courant émerge précisément en 1989, lors du congrès de refondation d’AP. Il adopte le nom de Partido Popular (PP) afin d’être homologué par la démocratie-chrétienne européenne et d’apparaître comme «parti de gouvernement». Son objectif est de dépasser l’électorat de Fraga, bien que celui-ci en soit réélu président. Il abandonnera cependant ce poste peu après pour pouvoir se présenter aux élections régionales de Galice, ce qui conduira à la désignation d’Aznar à la tête du PP comme prélude à l’élection de Mariano Rajoy à la tête du parti.  

* Professeur à l’UNED (Université nationale d’enseignement à distance) et membre de la rédaction de Viento Sur (www.vientosur.info ).


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nov
29

La soprano et le pianiste attendus à Tanger, Casablanca et Rabat : Jasmine Daoud et Pierre Feraux en tournée au Maroc

Posted by ALAIN BOUITHY Commentaires fermés
La soprano et le pianiste attendus à Tanger, Casablanca et Rabat : Jasmine Daoud et Pierre Feraux en tournée au Maroc
Le duo composé de Jasmine Daoud et de Pierre Feraux foule la scène marocaine dans le cadre d’une tournée qui les conduira dans trois villes marocaines, du 29 novembre au 2 décembre prochain.
A l’initiative de la Délégation Wallonie-Bruxelles au Maroc, la jeune soprano lyrique et le pianiste donnent un concert ce soir à Tanger (19h30). Ils seront également en concert, mercredi 1er décembre (20h) et jeudi 2 décembre (20h), respectivement à Casablanca et Rabat.
A 28 ans, la soprano lyrique revendique déjà une jeune et singulière carrière dont on a pu apprécier l’étendue lors de ses diverses prestations dans plusieurs pays, notamment en Belgique, Italie, Suisse et France où elle a su dompter scènes et publics.
Jasmine Daoud, qui s’initie très jeune à la musique en entreprenant une formation académique en chant, piano, flûte à bec et danse classique, est diplômée en langues germaniques. Après une année d’études au Conservatoire royal de musique de Liège et après avoir suivi une formation auprès des professeurs privés, la jeune chanteuse a été admise aux “master class” de Mirella Freni au “Centro Universale del Bel Canto” en Italie. Avant de devenir l’élève de la mezzo-soprano Hanna Schaer auprès de laquelle elle n’a cessé de perfectionner sa technique vocale à Paris. A la joie de celles et ceux qui ont eu le bonheur de l’écouter chanter et d’apprécier ses multiples talents d’artiste.
Jasmine Daoud « aborde la musique contemporaine et se produit en Suisse, au Festival Martha Argerich avec le rôle de Nana dans la comédie musicale La Fugue d’Alexis Weissenberg. Une production enregistrée en live par EMI/Virgin Classics. Revenant à l’opéra, elle enchaîne les rôles de Belinda (Dido and Æneas - Purcell) avec les Chantres de Notre-Dame à Bruxelles, de Hänsel (Hänsel und Gretel - Humperdinck) sur l’Île d’Yeu pour Escales Lyriques et de Colette (Le Devin du Village – J.J. Rousseau) en Haute-Savoie avec les Musiciens d’Europe », peut-on lire dans le site Internet de la chanteuse.
Désigné “Namurois de l’année 2008” pour deux disques, Brasileiro et 101 Etudes, Pierre Feraux est lauréat du Concours de piano JMusiciens. Pianiste d’exception, il a reçu le Premier Prix des concours Andrée Charlier, Pro Civitate (devenu Axion Classics) et Excellentia.
Professeur de piano à l’Académie de musique de Dinant et accompagnateur à l’Institut supérieur de musique et de pédagogie (IMEP) à Namur, Pierre Feraux est détenteur de plusieurs diplômes. Il a en effet reçu le Prix d’Excellence au Conservatoire de musique de Namur, le Premier Prix de Piano au Conservatoire Royal de Mons, en plus des diplômes supérieurs de piano et de musique de chambre. Le pianiste a aussi remporté un Premier Prix d’histoire de la musique.
Le savoir-faire de Pierre Feraux a été maintes fois salué dans plusieurs pays d’Europe et d’Amérique latine, notamment en Belgique, France, Luxembourg, Angleterre, Italie, Allemagne, Espagne, Serbie -et-  Monténégro et Brésil où il a séduit plus d’un observateur.
Soulignons que cette une tournée musicale est organisée en partenariat avec l’Ambassade de Belgique au Maroc, le Consulat général de Belgique à Casablanca et le Consulat de Belgique à Tanger.

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nov
29

Le Grand Stade de Marrakech ouvrira bientôt ses portes : Une infrastructure sportive de valeur pour le Maroc

Posted by MOHAMED BOUARAB Commentaires fermés
Le Grand Stade de Marrakech ouvrira bientôt ses portes : Une infrastructure sportive de valeur pour le Maroc
Marrakech dispose désormais de son nouveau Grand Stade, une infrastructure à la hauteur des aspirations de l'ensemble des acteurs sportifs de toute la région.  Un stade dont la configuration architecturale a été dûment soignée particulièrement dans son enceinte qui offre un cadre aussi convivial que confortant.
Construit sur une superficie de 58 hectares, le nouveau stade de la ville ocre a été inauguré de façon officieuse vendredi dernier. L'inauguration officielle aura lieu le 5 janvier prochain avec à l'affiche : KACM-Olympique de Lyon et WAC-Paris Saint Germain, un show qui sera clôturé en beauté avec un spectacle de feux d'artifice et d'autres surprises.
Mais bien avant cette date, les premiers à avoir foulé la belle pelouse de ce stade ne sont autres que les corps de métiers ayant participé à la construction de cet édifice qui ont donné le ton en amical aux journalistes de la presse écrite et audio-visuelle. Une initiative fort louable à mettre à l'actif du département de la Jeunesse et des Sports  et de la SONARGES (Société nationale de réalisation et de gestion des stades) qui ont tenu à rendre un hommage à ces personnes qui ont concrétisé ce projet dont la date de début des travaux a été en septembre 2003.
C'est un stade de 45.000 places numérotées, doté d'une pelouse en gazon naturel, ainsi que d'une piste d'athlétisme de six couloirs. Pour ce qui est de l'éclairage, il est aux normes de la FIFA, en plus d'un écran géant Led de 84 m2 devant être installé cette semaine et des panneaux publicitaires Led autour de l'aire de jeu. A propos des dépendances, le Grand Stade de Marrakech offre un centre de conférence d'une capacité de 250 places, équipé en matériel de traduction simultanée, deux salles modulables pouvant accueillir jusqu'à 600 personnes, un parking pour 2000 véhicules, 14 loges et salons VIP, un salon presse, 24 buvettes et snacks, quatre vestiaires pour le football et huit pour l'athlétisme et un terrain annexe avec piste d'athlétisme.
Un stade moderne avec pour coût global près d'un milliard de dirhams. Et comme il faut rentabiliser cet investissement, le président du conseil d'administration de la SONARGES, Khalil Amine Benabdellah, a fait savoir que ce stade sera ouvert tous les jours de la semaine et ses dépendances pourront servir à abriter des conférences et des séminaires, sans omettre qu'il offre un cadre idéal pour l'organisation des concerts. Et d'ajouter que jusqu'à présent, trois loges VIP ont trouvé acquéreur pour la saison, sachant que le prix à débourser annuellement est de 350.000 dirhams pour chaque espace VIP.
L'inauguration officieuse a coïncidé avec la visite d'inspection de la délégation de la CAF qui avait effectué la semaine dernière une tournée au Maroc pour s'enquérir des infrastructures sportives dont dispose notre pays candidat pour l'organisation de la CAN 2015 ou 2017. A cet effet, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Moncef Belkhayat, a affirmé que les trois membres de la commission d'inspection se sont montrés satisfaits après avoir visité les stades de Casablanca, Rabat, Fès, ainsi que ceux de Tanger et d'Agadir qui seront prêts respectivement en février et décembre 2011.
Il convient de rappeler qu'après le retrait de la République démocratique du Congo, seuls le Maroc et l'Afrique du Sud sont candidats pour l'organisation de l'édition 2015 de la Coupe d'Afrique des nations. La CAF devra rendre son verdict fin janvier 2011, au moment où la CAN 2012 sera organisée conjointement par la Guinée Equatoriale et le Gabon et la CAN 2013 par la Libye.
Pourvu que l'édition 2015 soit marocaine, surtout que notre pays n'a plus organisé cette manifestation continentale depuis 1988, alors que l'Afrique du Sud a été l'hôte de cet évènement en 1996. 


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nov
29

Les victimes du tabagisme passif

Posted by Slate.fr Commentaires fermés
Selon la première étude mondiale sur le sujet de l’OMS, une mort prématurée sur 100 dans le monde est causée par le tabagisme passif, soit un peu plus de 600.000 morts chaque année. Un tiers d’entre eux sont des enfants, qui sont souvent exposés à la fumée de leurs parents à la maison.
L’étude, qui porte sur 192 pays, souligne la vulnérabilité des enfants, qui sont exposés en plus à des maladies telles que la pneumonie et l’asthme, notamment en Asie du sud-est et en Afrique. Publiée dans la revue scientifique britannique The Lancet, elle estime que 40% des enfants, 33% des hommes et 35% des femmes non-fumeurs étaient exposés au tabagisme passif en 2004.
Selon les estimations de l'étude, cette exposition a causé 379.000 décès coronaires, 165.000 dus à des infections des voies respiratoires basses, 36.900 dus à l'asthme et 21.400 dus à un cancer du poumon. Quelques jours avant la publication de l’étude de l’OMS, une équipe de chercheurs américains avait démontré que «fumer à la maison exposerait les enfants à des substances chimiques ayant pour conséquences de provoquer des lésions sur leur ADN ainsi que leur appareil respiratoire», comme le rapportait Maxisciences.
Si la dangerosité du tabagisme passif est reconnue par toute la communauté scientifique, tous les spécialistes ne sont pas d’accord sur les chiffres. En mai dernier, le pneumologue retraité et professeur émérite à l'Université Paris Descartes Philippe Even exprimait ses doutes sur la nocivité réelle du tabagisme passif, estimant que «les preuves scientifiques n'existent pas» et que les méthodes utilisées dans les rares études consacrées à ce sujet n’étaient pas précises.
Jean-Yves Nau résumait la controverse sur Slate:
 «Provocations “trop” médiatisées ou pas du Pr Even, il est désormais clairement établi que l'exposition chronique au tabagisme passif augmente de 25 à 30% le risque de souffrir/mourir d'un infarctus du myocarde. Treize études épidémiologiques et de deux “méta-analyses” qui ont évalué l'impact des interdictions de fumer dans les lieux publics, mises en place depuis 2002 aux États-Unis et en Europe. Conclusions d'une publication dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire: entre la période précédente l'interdiction de fumer et celle la suivant, la réduction du risque d'infarctus était comprise entre 17 et 19%.»

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