oct
30

Bertrand Delanoë face à la presse :  » Mes interlocuteurs sont les maires marocains « 

Posted by Narjis Rerhaye Commentaires fermés
Bertrand Delanoë face à la presse :
En plus d'être tous deux socialistes et maires de deux grandes capitales, Bertrand Delanoë et Fathallah Oualalou ont une passion commune, la Méditerranée. Ce jeudi 28 octobre, en direct du  8ème étage d'un palace de Rabat, le maire de Paris n'hésite pas à le déclarer face à la presse. " Le Maroc est important pour nous, pour moi car il est décisif pour l'évolution de nos peuples en Méditerranée ".
Le voyage marocain de B. Delanoë, toujours prompt à rappeler ses origines tunisiennes, a résolument pour objectif " de faire le point sur les engagements pris, de donner un nouvel élan dans la coopération entre Paris, Rabat et Casablanca et d'actualiser un pacte d'amitié". " Les occasions de nous parler, nous épauler, nous écouter. Les raisons de nous interpeller sont nombreuses ! ", s'exclame celui qui administre depuis dix ans le quotidien des Parisiens.
Entre espaces verts et urbanisme, les voies de la coopération entre Paris, Rabat et Casablanca sont plus qu'explorées, concrétisées. L'exemple du jardin d'essais de Rabat est allègrement brandi autant que d'autres projets pour l'embellissement de Rabat la verte et Casablanca la mégapole. Mais il n'y a pas que cela. Quand Delanoë, Oualalou et Sajid se rencontrent, il est aussi et surtout question d'universités -la coopération entre le lycée casablancais Mohammed VI et celui parisien Henri IV est une aujourd'hui une réalité-, d'habitat indigne et de relogement, de culture avec le musée d'art moderne ou encore de musique avec l'orchestre philarmonique d'ici et de là-bas. " Les nourritures de l'esprit sont extrêmement importantes pour moi. Il ne saurait y avoir de société urbaine moderne sans culture ", affirme le créateur des nuits blanches de Paris, celui-là même pour qui les abattoirs de Casablanca et les anciennes pompes funèbres de Paris, deux espaces désormais dédiés à la culture et à l'art,  sont des expériences (presque)  similaires.
Il arrive aussi que le tramway, qu'il soit r'bati ou casablancais,  traverse ces rencontres au sommet. L'échange d'expérience, soutient Bertrand Delanoë, ne peut être qu'intéressant.  " Le volet psychologique n'est jamais négligeable", fait-il valoir.
En lieu et place des pouvoirs restreints des maires marocains, le maire de Paris préfère, lui, parler des rapports simples et respectueux qu'il entretient avec ces édiles. " Mes interlocuteurs sont les maires du Maroc. Je travaille avec eux. Je sens en eux envergure et légitimité. Ce qui ne m'empêche pas de parler avec les autorités marocaines ", déclare Delanöe qui devait rencontrer, hier vendredi, le premier ministre Abbas Al Fassi et le secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Saad Hassar.
Le premier voyage de ce membre en vue du PS français remonte à l'avènement de l'alternance et à Abderrahmane Youssoufi, premier ministre. " Depuis, beaucoup de choses se sont concrétisées. Je pense au tramway, à la réhabilitation de la médina de Casablanca que je connais bien. Casablanca est en train d'inventer son 21ème siècle. Pour moi, l'un des principaux défis du Maroc en ce 21ème siècle, c'est la cohésion de société urbaine. Il n'y a pas de cohésion sans esprit de justice ".
De Rabat, ce jeudi soir, le maire de Paris s'interdira de commenter une actualité française plutôt mouvementée. Pas question de parler politique intérieure, franco-française. C'est tout juste s'il évoquera cette identité nationale qui a fait couler beaucoup d'encre depuis la loi Besson. " Je viens de Tunisie, il est né au Maroc. Disons que nous ne payons pas nos dettes envers ces pays de la même manière. J'aime la France qui sait se faire aimer ", conclut celui qui est à l'origine de la Place Mohammed V, compagnon de la Libération, à Paris, à deux pas de l'Institut du Monde Arabe et qui s'apprête à lancer en janvier prochain les travaux de l'Institut des cultures de l'Islam.

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oct
30

Hayat Idrissi prépare des chansons de sa propre composition

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Hayat Idrissi prépare des chansons de sa propre composition
On la connaît comme une excellente chanteuse. Voilà qu'elle décide de faire ses propres compositions. C'est de Hayat Idrissi qu'il s'agit et qui a dû se convaincre de l'absence de compositeurs à même de bien cerner ses capacités vocales. En effet, après quelques tentatives qui n'ont pas toujours été fructueuses, la chanteuse a décidé de prendre le taureau par les cornes, surtout que la scène artistique manque cruellement de bons compositeurs depuis la disparition des vétérans.
Bercée par la musique arabe et la chanson marocaine depuis son jeune âge, Hayat ne peut, en effet, qu'être exigeante et perfectionniste. Pour cette première tentative, elle s'apprête à composer deux chansons "Bab Laâfou" et "Al Wassiyah", qui font partie d'un ensemble de nouvelles chansons qu'elle est en train de préparer.
Malgré ce qu'on dit de la chanson et des problèmes de production et de diffusion, Hayat Idrissi poursuit sa voie, car elle est convaincue qu'elle a une mission à accomplir, laquelle consiste avant tout à cultiver le bon goût notamment chez les jeunes qui méconnaissent la chanson marocaine et qui risquent dans la foulée de perdre leur identité.
C'est dans ce sens qu'elle en veut beaucoup, à juste titre d'ailleurs, à tous ceux qui combattent directement ou indirectement la chanson marocaine. "En agissant ainsi, estime Hayat Idrissi, ces gens sont en train d'assassiner leurs propres progénitures et non seulement la chanson qui constitue une partie intégrante de notre identité nationale". Cela est aussi valable pour les organisateurs de festivals qui adressent des invitations à prix d'or à des étrangers mais ignorent les artistes marocains.
Pourtant, Hayat Idrissi aurait pu émigrer il y a des années et se faire une place parmi les chanteuses arabes installées au Moyen-Orient. Mais toute Marocaine qu'elle est, elle n'a jamais voulu quitter son pays, brûler les étapes et sacrifier son attachement aux valeurs sur l'autel de la célébrité.
"Qu'une chanteuse change d'air, il n'y a aucun problème sur le principe à condition qu'elle fasse valoir sa culture et son identité, ne serait-ce qu'en portant des costumes marocains et en faisant connaître la chanson marocaine", confirme-t-elle.
Le Marocain, c'est une évidence, se démarque nettement d'autres nationalités parce qu'il a toute une histoire derrière lui, toute une culture tissée au fil des siècles en plus d'une spécificité au niveau de l'ancrage musical. Le Marocain admire en même temps la musique andalouse, le Matrouz, Al Malouf et d'autres musiques. Ces genres ne sont pas du tout connus en Orient et font la force du musicien marocain.
Hayat Idrissi est donc une patriote accomplie, une Marocaine épanouie qui n'a pas besoin d'émigrer sous d'autres cieux pour faire entendre sa voix. Elle fait partie de celles qui ont marqué la chanson marocaine d'une pierre blanche sans jamais se départir de ses principes.
Ce n'est pas un amour gratuit que lui voue le public qui sait faire la différence entre les vrais artistes et ceux qui brillent le temps d'une saison et finissement par tomber dans les oubliettes.
C'est pourquoi Hayat a pu marquer en lettres d'or sa présence sur la scène artistique et, à ce titre, elle fait partie de ce club très restreint de chanteuses marocaines qui ont préféré acquérir leur notoriété dans leur pays comme Naîma Samih et Latifa Raâfet.


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oct
30

Huitième journée de la D I : A qui profitera-t-elle?

Posted by Khalil Benmouya Commentaires fermés
Huitième journée  de la D I : A qui profitera-t-elle?
Le championnat national de football élite se poursuit aujourd'hui et demain avec la 8e journée, laquelle sera marquée par des rencontres qui pourraient départager entre des équipes placées côte à côte dans le tableau de classement et ce depuis l'entame de l'exercice. Ainsi, dès 14h 30 de cette après-midi, l'Olympique de Safi aura à croiser le fer avec le KAC. Ayant signé un bon début de championnat, la présence de Abdelhadi Sektioui sera un autre atout pour les Safiotes qui comptent poursuivre leur bonhomme de chemin, sauf que les poulains de Fullone n'ont jamais été une proie facile loin de leurs bases, et pourraient gâcher la fête des Mesfiouis et de leur nouvel entraîneur. L'autre match de l'après-midi opposera le Chabab d'El Hoceima au Wydad de Casablanca. Battu la semaine dernière à domicile, le WAC, qui cherche à se réconcilier avec son public, n'aura pas la tâche facile lors de ce déplacement, surtout que les hommes de Youmir, qui reçoivent pour la première fois de la saison au stade Moumen Al Arsi, feront l'impossible pour ne pas perdre devant leur public. En outre, l'absence d'Ait El Aarif et la méforme d'Ahmed Ajeddou ne seront pas pour arranger les affaires de Garzetto qui a encore du mal à mettre sur pied sa tactique de jeu. Une rencontre qui promet beaucoup, surtout si l'on sait que les enjeux des uns et des autres sont différents et que chaque formation essayera d'avoir le dernier mot. Au Harti, à partir de 19h, le Kawkab de Marrakech accueillera le Wydad de Fès. Pour sa première apparition, Badou Zaki tentera par tous les moyens d'offrir à son nouveau club sa deuxième victoire de la saison. En récupérant Rodriguo et Gleisson, le KACM donnera du fil à retordre aux poulains de Talib qui ont toujours du mal à retrouver leurs marques. A cause de l'absence de certains joueurs titulaires blessés, le WAF sera encore une fois obligé d'aligner des jeunes qui manquent de compétition et d'expérience. Conscient de cet handicap, Talib reste malgré tout confiant quant au résultat et espère retrouver le vrai  niveau du WAF. Les rencontres de demain seront marquées par le choc qui opposera à Fès le MAS local au Difaâ d'El Jadida. Les Fassis, ayant réussi un bon match face au KAC à Kénitra le week-end dernier, chercheront à confirmer leur bonne forme. Rachid Taoussi, en vrai maestro, sera comme à son habitude au rendez-vous pour sortir le grand jeu et brouiller les cartes du Difaâ. Du côté jdidi, la blessure du capitaine Riyahi et la situation difficile que traverse l'équipe sur le plan du staff technique ne devraient pas avoir d'impact sur le moral de l'effectif qui a habitué ses supporters à jouer de grands matchs contre les grandes équipes. A Casa, le Raja part favori en recevant la Jeunesse de Kasbat Tadla au complexe Mohamed V. Disposant de joueurs talentueux, Fakhir, qui a peiné pour revenir au score lors du dernier match contre le HUSA, n'est pas encore parvenu à assurer l'homogénéité du groupe et attend toujours sa première victoire avec les Verts. La tâche ne devrait pas être difficile, surtout que l'adversaire n'a pas encore prouvé sa capacité de jouer en division I. Enfin, à Laâyoune, la jeunesse locale tentera de sortir de sa série de mauvais résultats. Un pari un peu difficile lorsqu'on sait que son adversaire du jour n'est autre que le Moghreb de Tétouan qui espère, avec ses 9 points, rester en contact avec le peloton des  équipes du haut du classement. A signaler que la rencontre qui devait opposer le FUS au Hassania d'Agadir a été reportée à une date ultérieure à cause de la participation du premier aux compétitions de la CAF.

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oct
30

Vers un nouveau partage du pouvoir en Côte d’Ivoire ?

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Vers un nouveau partage du pouvoir en Côte d’Ivoire ?
La présidentielle ivoirienne, reportée depuis 5 ans, devrait enfin avoir lieu le 31 octobre 2010. Sauf cafouillage de dernière minute, les Ivoiriens devraient enfin pouvoir choisir leur futur leader. Le chemin aura été bien long, après huit années de conflit et d’inertie politique ayant fait flamber la pauvreté, et après d’interminables files d’attente pour se faire enrôler puis pour retirer les cartes d’identité et les cartes d’électeur.
Certains qualifient ce scrutin à haut risque et pour cause : malgré les discours apaisants sur la situation, le nord du pays est toujours aux mains de l’ex rébellion qui assure la sécurité, conserve des barrages de contrôle à l’entrée et à l’intérieur de la zone, dispose de ses propres ressources à travers l’exploitation des richesses naturelles et d’un système de taxes. Ainsi, pour contourner ces tensions, l’idée d’un partage du pouvoir après les résultats du scrutin se fait de plus en plus pressante. Ce partage, entré dans la pratique lors des accords de Marcoussis en janvier 2003, serait également un gage de paix et de stabilité car tout le monde pourrait ainsi bénéficier des largesses du pouvoir.
Cette notion de générosité dans le partage interroge pourtant lorsqu’on analyse la situation du point de vue des populations ivoiriennes. Une démocratie repose, entre autres, sur une compétition entre des partis politiques et un libre choix des électeurs. Les partis, dans l’élaboration d’une démocratie, doivent accepter le multipartisme, c’est acquis en Côte d’Ivoire, mais ils doivent également se contraindre à un respect de l’alternance au gré d’élections démocratiques. Le pouvoir partagé revient à un partage du gâteau au profit de petits groupes d’hommes au détriment des populations. Tout le monde est dans le même bateau, s’il coule tout le monde est impliqué mais personne n’est responsable.
Au-delà, le partage du pouvoir est une imposture envers les populations qui n’ont plus de raison de se rendre aux urnes si leur choix est trahi et bafoué. Seraient-elles là uniquement pour légitimer, face au monde, un modèle démocratique sans consistance ? Seraient-elles là uniquement pour légitimer la soif de pouvoir de petits groupes qui pourraient ainsi agir en toute impunité ? Ce partage, nous l’avons vu ces dernières années, ne peut conduire qu’à l’inertie, à la loi du silence, comme le montrent les exemples du Kenya et du Zimbabwe.
On entend dire qu’ailleurs, en France, aux Etats Unis, on s’oriente également vers un partage du pouvoir. La comparaison ne tient pas. Dans ces pays, l’ouverture politique à des personnes issues des camps adverses relève plus de la volonté d’affaiblir l’opposition. Ces recrutements sont individuels. Ce ne sont pas, comme en Afrique, les partis politiques dont sont issues les recrues qui les désignent à leur poste. Les nouvelles recrues entrent ensuite pleinement dans la vision de l’équipe en place. Elles sont bien souvent exclues de leur propre parti politique et adoptent ensuite les couleurs politiques de leur nouvelle équipe et ce n’est pas non plus le cas en Afrique. Ce modèle de partage opportuniste à l’occidentale n’affaiblit nullement la vision globale et n’entrave pas l’action de l’équipe en place.
A l’inverse du modèle de partage, l’exercice du pouvoir par l’équipe de politiciens sortie majoritaire des urnes permet de mettre en place le programme choisi par les populations donc de respecter leur choix. Le flou disparaît car les dirigeants en place ont les rennes en main, peuvent travailler efficacement et deviennent pleinement responsables face aux populations et face à l’opposition qui peut exercer son rôle de contre-pouvoir efficacement. Il faut sortir de l’image réductrice d’une opposition perdante qui reste à ruminer à la maison en attendant le prochain scrutin ou pire le prochain renversement. Dans une démocratie, l’opposition est en principe active et est un contre-pouvoir essentiel qui permet de limiter les dérives de l’équipe en place. L’opposition, au même titre que les médias, est censée veiller au respect des intérêts des populations. Ce rôle lui confère une forte responsabilité démocratique et une place importante dans la vie de la nation. Si la règle du jeu est respectée, l’alternance politique est facilitée. Ce mode de gouvernance, loin de l’égoïsme conduit au respect de l’intérêt public. L’obligation de résultats, familière au chef d’entreprise, s’impose alors aux responsables politiques qui sont comptables des deniers publics.
L’élection qui arrive devrait être un moyen de sortir de cette situation exceptionnelle qui est souvent prise comme alibi à l’inertie et, à travers la légitimité des urnes, rétablir l’ordre et l’équilibre démocratique. Il faut cesser la fuite en avant qui consiste à voiler les vrais problèmes pour paraître bon élève face à la communauté internationale et fin négociateur face au peuple. Les Ivoiriens sont dans l’attente d’une équipe énergique qui saura rétablir l’Etat de droit et mettre en place un cadre institutionnel qui permettra la création de richesse.
Partout dans le monde on constate que la prospérité est en corrélation directe avec les libertés. Reconnaître des libertés individuelles et mettre en place un cadre institutionnel favorable à la création de richesse relèvent de la volonté des dirigeants. Alors que le partage du pouvoir incite à la déresponsabilisation, il serait regrettable que, quelque soit le leader sorti des urnes, cette échéance électorale tant attendue et tellement coûteuse se solde par un coup d’épée dans l’eau.

* Membre du think tank Audace Institut Afriqueet auteur de “A l’intelligentsia ivoirienne : Oser une nouvelle voie” ,Article publié en collaboration avec www.unmondelibre.org


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oct
30

Recrudescence des manifestations dans la ville occupée : Mellilia en état d’alerte

Posted by Jawad Laghrissi Commentaires fermés
Recrudescence des manifestations dans la ville occupée : Mellilia en état d'alerte
Affrontements, arrestations, procès, état d'alerte, bouclage de la ville, … la situation dans le préside de  Mellilia n'a jamais été pire. Vendredi, un important dispositif de sécurité a été déployé pour que ni la prière, ni le défèrement de huit des manifestants interpellés à la suite des évènements tragiques ayant opposé les forces espagnoles à des groupes de manifestants, ne débouchent sur l'irréparable.
Un important dispositif de sécurité a ainsi été mis en place pour imposer un véritable état de siège aux quartiers chauds de cette ville occupée. Ce qui a fait monter d'un cran la tension née de l'exclusion préméditée des jeunes originaires du Maroc, de la liste des bénéficiaires du programme d'emploi mis en place par la délégation du gouvernement.
Autre fait grave annoncé par le portail "Bellaciao" : la mort de l'un des manifestants. Agé de 16 ans, Younès aurait été tué jeudi par une balle en caoutchouc tirée à bout portant par la garde civile en faction dans le quartier de "La Canada de Hidume".
Pour éviter qu'une telle situation n'empire davantage, Madrid a dépêché des renforts de police et ordonné l'encerclement de la ville et son quadrillage par les forces de l'ordre.

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oct
29

Sahara marocain : La sécheresse, l’urbanisation, la démographie et leurs impacts sur les ressources en eau

Posted by Par Dr. Hassan FAOUZI * Commentaires fermés
Sahara marocain : La sécheresse, l’urbanisation, la démographie et leurs impacts sur les ressources en eau
L’eau a, de tout temps, façonné l’environnement, les économies et les sociétés ainsi pour bien saisir l’ampleur et les enjeux de son insuffisance nous avons pris l’exemple de la ville Tan Tan, qui illustre bien le phénomène. Cet article décrit. Les moteurs principaux de la demande en eau dans cette région sont l’irrigation, les besoins domestiques (qui croissent avec l’urbanisation et avec une forte croissance démographique) et les activités industrielles liées à la pêche.
Les régions de l’extrême sud du Maroc (Tan Tan, Laâyoune, Smara, Boujdour, Dakhla) présentent de nombreuses caractéristiques communes à plusieurs niveaux. Excepté des îlots de verdure très peu étendus, le reste de ce vaste territoire présente des paysages plutôt homogènes, caractérisés par une grande aridité. Ces régions sont confrontées à la question vitale de l’accès à l’eau pour leurs populations et leurs écosystèmes, l’approvisionnement en eau y est une préoccupation majeure. De par son orographie et sa position géographique, cette zone est affectée à la fois par la faible quantité des pluies qu’elle reçoit et par l’intensité des influences sèches du Sahara.
Le climat de la région se caractérise par une très grande irrégularité dans la répartition des précipitations dans l’espace et le temps. Plusieurs années sèches peuvent alterner avec quelques années relativement pluvieuses. Ces changements climatiques variables en intensité et en fréquence font que des périodes sèches succèdent à des périodes pluvieuses, ce qui influence plus ou moins directement la disponibilité des ressources en eau. Au cours des dernières décennies, les périodes de forte sécheresse sont devenues nettement plus fréquentes. Par conséquent, le comportement des nappes phréatiques, le régime de certaines sources et le débit des oueds sont soumis à d’importantes variations.
Les écosystèmes y sont fragiles et sensibles à diverses modifications, d’origine naturelle et anthropique. Les changements importants, en particulier ceux liés aux activités humaines, ne se sont produits qu’au cours du vingtième siècle (à partir des années 1980). Le couvert végétal et les ressources en eau ont été les plus touchés par les mutations socio-spatiales. Avant, ces puits utilisaient le D'lou, pour puiser l’eau. Les puits n’étaient utilisés que pour faire boire les troupeaux et approvisionner les populations en eau destinée à la boisson et aux usages domestiques. A cause de la croissance démographique et des mutations socio-spatiales, ce système traditionnel s’est peu à peu transformé. Aujourd’hui tous les puits sont équipés de motopompes.
Les moteurs principaux de la demande en eau dans cette région sont l’irrigation, les besoins domestiques (qui croissent avec l’urbanisation et avec une forte croissance démographique) et les activités industrielles liées à la pêche.
Au début, l’extension des villes et le développement de la vie urbaine sont devenus les facteurs essentiels de la demande croissante en eau. Ensuite, ces besoins ont été affectés par le développement et l’établissement d’activités industrielles (les activités de pêche : port de Tan Tan). A partir de là les ressources locales en eau ont commencé à être surexploitées.
Bien avant, la culture traditionnelle (qui dominait dans la région de Tan Tan) était en équilibre avec l'environnement, avec, les diverses divisions administratives et la limitation des terres ont conduit à l’appropriation de terres au moyen d’une exploitation plus ou moins régulière ayant entraîné la sédentarisation des populations nomades. Cultiver des terres à l’origine couvertes de steppes ou de forêts est devenu une façon de les approprier. Le revenu de cette activité est généralement plus faible que celui fourni par des troupeaux paissant une végétation naturelle optimale. L’élevage traditionnel qui était basé sur un nomadisme extensif "écologique" a vu augmenter considérablement les superficies qui leur étaient consacrées. Il s’est transformé en pâture itinérante en tirant profit des moyens de transport. A cause de ces pratiques, la diminution de l’espace consacré au pastoralisme expose les zones restantes au surpâturage. Cette situation évolue vers une dégradation de la végétation et des sols sur les terres pâturées comme sur les terres cultivées, ce qui influence négativement le bilan en eau. Cette évolution, qui réduit considérablement le coefficient d’infiltration, diminue par voie de conséquence l’alimentation des nappes phréatiques en limitant la rétention de l’eau par le sol et augmente l’érosion hydrique ainsi que la déflation due aux vents.
Les aménagements hydrauliques sont également perturbateurs des régimes hydriques. Si les réservoirs sont utiles à la régularisation des eaux, ces aménagements ont aussi des effets négatifs : diminution des débits moyens et d’étiage.
Au cours des années 80-90, la technique ancestrale de construction de petits barrages a été encore davantage utilisée dans le cadre d’un programme gouvernemental. Ces petits réservoirs traditionnels et saisonniers, connus sous diverses appellations, se sont multipliés sous le nom de « barrages collinaires ».
Afin de faire face aux crues répétées de l'oued Ben Khlil qui divise la ville en deux, et dans le cadre de sa « politique de barrages », l’état a décidé de construire deux petits barrages dans l'arrière-pays, qui ont eu des effets inévitables et majeurs sur les écoulements de surface et sur la nappe phréatique. Ces barrages eux-mêmes sont menacés aussi par l’eutrophisation, activée par le climat.
De nombreux signes de dégradation sont constatés dans les eaux de surface qui connaissent très fréquemment de fortes teneurs en phosphates, nitrates et métaux lourds et les pollutions locales bactériologiques sont fréquentes.
Les pénuries d’eau dues à la surexploitation des ressources locales aggravées par l’importante sécheresse des dernières décennies ont affecté les villes du sud marocain qui ont décidé de s'approvisionner auprès de Tan Tan en eau potable, ceci s'est traduit par l'émergence des camions citernes et la multiplication des forages, quoique que les structures géologiques ne permettent pas toujours d’accéder facilement aux nappes phréatiques.
Afin de compenser la diminution du débit de ces sources on a équipé les puits, de plus en plus profonds, par des motopompes qui ont remplacé le D'lou. L’intensification des prélèvements d’eau souterraine et le développement du pompage a provoqué la salinité de l’eau ainsi que le tarissement de plusieurs puits.
Au cours des deux années consécutives de grande sécheresse qui a touché tout le pays (1998-1999 et 1999-2000), les relevés enregistrés à différentes périodes montrent d’importantes fluctuations du niveau de la nappe phréatique dont la pénurie d’eau n’est pas seulement due à la sécheresse, elle est également causée par le nombre croissant de puits dans la région de Taâssalte ou on compte une trentaine de puits équipés de motopompes,
D’après nos observations sur le terrain, l’impact du pompage incontrôlé est très grand. Les ressources en eau deviennent de plus en plus sensibles à la sécheresse à cause de l’augmentation du nombre des prélèvements et de leur intensité. D’ailleurs, l’abaissement de la nappe phréatique a poussé presque tous les cultivateurs à abandonner leurs parcelles qui sont envahies par le sable le long de l'oued Ben Khlil et dans la région de Lagrara.
L’indice d’exploitation croît dans toute la région, traduisant une tension croissante sur des ressources déjà rares, pour des raisons essentiellement démographiques.
Devant la croissance des demandes en eau, les nappes souterraines font l’objet d’une surexploitation faisant baisser excessivement leur niveau. Il s’agit, en quelque sorte, d’un emprunt sur le « capital naturel en eau » des futures générations.
Ces tensions sur les ressources apparaissent encore plus fortes lorsque l’on considère que toutes les ressources naturelles renouvelables ne sont pas forcément « exploitables » par l’homme. Parmi ces ressources naturelles renouvelables « exploitables », les 3/4 sont irrégulières et nécessitent, pour leur exploitation, la construction d’ouvrages de régulation permettant de stocker les eaux dans l’année pour les restituer en été (irrigation, tourisme) ou d’une année sur l’autre. D’ores et déjà, dans les bassins versants méditerranéens de très nombreux pays, les demandes en eau dépassent le double des ressources renouvelables naturelles régulières et ne pourraient pas être satisfaites sans ces ouvrages.
Mais avant de pouvoir être mieux gérée, la demande doit être connue (demande sociale, économique et environnementale), ce qui permet de définir les gisements d’efficience les plus prioritaires ou les plus « rentables » à exploiter.
Au-delà de la nécessité d’une telle prise de conscience, la gestion durable de l’eau de passe aussi par un changement profond de pratiques et de mentalités, voire par une remise en cause des modes de production et de consommation. L’enjeu est de réussir à combiner des approches de type « technicité » (mettant l’accent sur la technique et les infrastructures d’approvisionnement), avec des approches de type « sociétal » (tentant d’agir avec l’ensemble des acteurs, pour rechercher la meilleure valorisation possible de chaque m3 d’eau, sans oublier les besoins de la nature). Plus généralement, il s’agit de remettre l’homme au cœur des préoccupations, lui qui n’est pas seulement un usager ou un client mais aussi un « citoyen », acteur responsable d’une gestion patrimoniale de l’eau.
L’eau est un enjeu majeur dans la région, c’est un problème important qui mérite une attention particulière. L’urbanisation et la concentration sur les littoraux aggravent encore les pressions locales sur cette ressource.
Sur la base d’une analyse de documents d’observations et d’enquêtes, des projections de ces demandes ont été construites. À l’horizon 2020-2030, la région sera confrontée aux plus fortes croissances prévisibles des demandes en eau potable.

* Docteur en géophysique,
 environnement, aménagement de l’espace et paysages
Université Nancy 2

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oct
29

L’accident-attentat contre Mehdi Ben Barka

Posted by Libération Commentaires fermés
L'accident-attentat contre Mehdi Ben Barka
 Le Comité Central de l'UNFP a donc décidé le 14 novembre le boycott du référendum.
Le surlendemain - 7e anniversaire du retour de Mohammed V sur son Trône - Mehdi Ben Barka est victime d'un " accident ", véritable attentat contre sa personne. Il a quitté Rabat pour Casablanca, accompagné d'un futur député, Mehdi Alaoui, dans une Volkswagen, conduite par un chauffeur membre du parti. Le véhicule est suivi de près par une Peugeot 403 des services de police chargés de surveiller, depuis plusieurs jours, tous ses déplacements.
A bord ont pris place des agents du CAB 1, les fameuses " brigades spéciales " dirigées depuis quelques mois par Ahmed Dlimi. Brusquement, dans une longue courbe surplombant un ravin non loin de Bouznika, la 403 accélère, passe devant la Volkswagen et se rabat devant elle, commettant ainsi, de propos délibéré, ce qu'on appelle une " queue-de-poisson ". Pour éviter l'accrochage et la chute dans le ravin, le chauffeur de la Volkswagen donne un coup de volant brutal à gauche, renversant son véhicule de l'autre côté de la route, dans le fossé.
Le chauffeur et Mehdi Alaoui se sont évanouis sous le choc. Ben Barka, éjecté du véhicule, non. Appelant de l'aide, il est entendu par des ouvriers agricoles proches qui viennent aussitôt lui porter secours, ainsi qu'à ses compagnons. Les policiers sont descendus de la 403 et reviennent en arrière. Constatant la présence de témoins, ils prennent immédiatement le chemin inverse et disparaissent avec leur véhicule ! Une voiture de passage transporte les victimes à Rabat. Par le plus grand des hasards, elle est conduite par le procureur du Roi près la Cour Suprême ! Il est donc le premier informé de ce qui vient d'arriver.
Sur le coup, Ben Barka ne s'est pas plaint. Mais, dès son retour chez lui, une douleur à la nuque le terrasse. Transporté d'urgence dans une clinique de la ville, la fracture d'une vertèbre cervicale est diagnostiqué. Cet établissement est le plus réputé de Rabat, mais son directeur entretient des relations étroites avec le Palais… Le parti place donc des gardes devant la porte de la chambre de Ben Barka, qui se relayent jours et nuits. Inquiet des soins qui lui sont prodigués et des allées et venues de " particuliers douteux ", son frère décide de l'emmener en Allemagne.
Le 22 novembre, ils arrivent à Cologne. Après quinze jours de soins intensifs, Ben Barka est de retour, avec une " minerve ". A-t-il été victime d'un " simple accident ", comme le déclare officiellement le pouvoir ?37 J'ai tout lieu de penser que non. Un meurtre n'était peut-être pas envisagé… mais au minimum une tentative d'intimidation38. Encore que, bien d'autres citoyens marocains par la suite seront " victimes d'accidents de la route ", et même deux des instigateurs de l'Affaire, Ahmed Dlimi et El Mahi ! Quelques jours avant " l'accident ", selon le frère de Ben Barka, celui-ci a été personnellement contacté à la demande du Palais par un intermédiaire, qui lui a fait part du désir du roi de voir l'UNFP approuver la Constitution.
Il était ainsi proposé au leader de l'opposition, de discuter en privé du texte de la Constitution avant sa publication. " Mon frère avait alors fait la contre-proposition suivante : " Négocions plutôt sur tous les problèmes politiques du moment. Passons un accord précis entre le Roi et les forces populaires fixant à l'avance les futures institutions du pays, tout en établissant un programme de gouvernement pour les deux années à venir.
Les textes ayant été préparés d'un commun accord, le Roi n'aurait plus rien à craindre d'une Assemblée constituante ". " L'accident " est-il la réponse du roi ? Quoi qu'il en soit, Hassan II annonce le texte de la Constitution soumise au référendum le 18 novembre…    

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oct
29

Au Théâtre Royal de Marrakech : La Cité ocre accueille «Slam Wa Angham»

Posted by ALAIN BOUITHY Commentaires fermés
Au Théâtre Royal de Marrakech : La Cité ocre accueille «Slam Wa Angham»
Plus de 20 artistes connus ou inconnus se donnent rendez-vous du 26 au 27 novembre prochain à Marrakech, à l’occasion du premier Festival mettant en valeur le patrimoine poétique et musical marocain, «Slam Wa Angham».
Installé au Théâtre Royal de Marrakech, ce nouveau rendez-vous offre l’occasion aux populations de la région de Tensift El Haouz d’apprécier d’excellents  textes et chansons présentés par des Slameurs et chanteurs marocains, jusque là encore inconnus du public.
Une quarantaine de concerts figurent au programme de cet événement auquel participeront plusieurs «artistes, stars reconnues ou jeunes talents, qui viendront pour la plupart présenter pour la première fois leur œuvre sur la scène du Théâtre Royal de la ville ocre», souligne Fouad Khairi, initiateur de cette manifestation culturelle et artistique. Laquelle entend être le reflet du bouillonnement et de la créativité de la scène «spoken word» marocaine.
Ce dernier  entend faire de «Slam Wa Angham» le rendez-vous incontournable des musiques actuelles  «Made in Morocco». Grâce à une programmation riche et variée, reflétant la richesse du patrimoine musical national. Une programmation à même de «transformer la cité ocre en un véritable espace de fête et d’ambiance, avec des scènes ouvertes où chacun pourra y monter», promet-il.
La démarche de ce Festival s’inscrit «dans l’héritage poétique et musical des maîtres précurseurs de cet art comme Grand corps malade, Abd al Malik ou Sidi Kaddour Al Alami ou Mohamed Ben Sghir. Ou encore de Haj Thami L’Harouchi et de Ba Allal El Hannafi», précise l’équipe d’organisation dans une note.
Le moins qu’on l’on puisse dire, c’est que les promoteurs de ce nouveau rendez-vous ne manquent pas d’ambitions. En effet, ils entendent «chaque année proposer un maximum de représentations et une pléiade d’artistes, garantir la présence de têtes d’affiche médiatiques, connues et reconnues sur la scène marocaine, permettre la découverte et la consécration de jeunes artistes, offrir une programmation pour un très large public, créer un lieu de rencontres entre les talents de demain et les professionnels du spectacle», soulignent-ils.
Afin d’encourager la créativité artistique et musicale, les organisateurs prévoient un concours de découverte des jeunes talents dans les catégories slam, rap/hip hop et fusion. Les lauréats de ce concours, ouvert aux jeunes âgés entre 15 et 30 ans et formant un groupe dans les catégories sélectionnées, bénéficieront de l’enregistrement d’un clip et d’un coup de pouce à même d’accompagner l’éclosion de leur carrière.
Dans un tout autre registre, les jeunes seront invités à prendre part aux discussions visant à encourager l’intégration de l’expression libre, la poésie, l’écoute et l’échange dans la vie publique du citoyen marocain, dans un «Café Slam» ouvert dans l’enceinte même du Théâtre.
Enfin, un hommage sera rendu à de grands poètes et interprètes au cours de cette première édition qui promet d’excellents moments de détente.

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oct
29

La filiale du Groupe Saham s’introduit en Bourse : CNIA-SAADA tourne le dos à ses créanciers

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Moulay Hafid Elalamy, PDG de CNIA SAADA, filiale du Groupe SAHAM, revient sur ses engagements déclarés en 2005 lors de son acquisition de SAADA en faillite. L'ancien patron des patrons persiste et signe : "Je ne paierai pas pour SAADA et je réclame les 2,2 milliards de DH versés par le fonds de solidarité et les actionnaires du Groupe pour le dédommagement des accidentés et le redressement de l'entreprise. D'ailleurs nous avons entamé la procédure de récupération dudit montant auprès du ministère de tutelle". Cette déclaration officielle du PDG ne fait certes pas le bonheur des créanciers de SAADA. Ces assurés qui réclament leurs dédommagements depuis 2005. Surtout que l'entreprise est sortie du rouge et a réalisé un considérable chiffre d'affaires en 2009 (2,830 Mds de DH).
Notons que CNIA SAADA avait versé des indemnités à certains accidentés lors du lancement de l'opération d'acquisition, mais désormais Moulay Hafid Elalamy refuse d'indemniser qui que ce soit. Sachant que les accidentés possèdent des jugements contre l'assurance acquise par le Groupe Saham. Le PDG de CNIA SAADA, se sent-il au-dessus de la loi ? A-t-il de solides arguments pour avancer ces déclarations choquantes pour la majorité des accidentés?  "Il est inacceptable de régler les dettes de SAADA puisque la loi me protège. Je n'ai aucun engagement envers ces gens-là, ni moraux ni juridiques. Donc je ne leur dois rien", a-t-il déclaré-t-il lors de la conférence de presse tenue mercredi au siège de l'assurance suite à l'introduction  de CNIA SAADA en Bourse. Ce qui permettra d'offrir une liquidité  sur  la  participation  détenue par le fonds d'investissement PCAIP-PCAB Sub 3, actionnaire actuel de CNIA SAADA Assurance et cessionnaire de la  totalité de ses titres détenus dans  la  société dans le cadre de  la présente opération; de consolider  l'institutionnalisation de la société et son capital en ouvrant l'actionnariat au grand public (31%), aux investisseurs institutionnels (10%) ainsi qu'aux  salariés et partenaires de la société (10%). Le coût de l'action a été fixé à 1044 dirhams.
La manne qui sera collectée en Bourse viendra s'ajouter aux 2,2 milliards de DH réclamés au ministère des Finances. A ce propos, Moulay Hafid Elalamy n'en démord pas : "Je ferai tout mon possible pour récupérer mon argent qui me servira à développer les fonds propres de l'entreprise et non pas à verser des chèques aux accidentés de SAADA. L'Etat n'a plus aucun droit de garder cet argent de garantie".
Ainsi, le PDG de l'assurance met-il un terme à toute discussion autour des dettes de SAADA. Le message d'Elalamy est clair là-dessus : les jugements au profit des créanciers n'ont aucune valeur à ses yeux et il préfère plutôt "penser au futur de l'entreprise au lieu de gaspiller son énergie et son argent pour des affaires qui relèvent de l'histoire ancienne". Et pourtant, le PDG garde SAADA parmi le patrimoine du Groupe, puisque son nom continue à faire partie de la dénomination de la compagnie d'assurance, mais il ne reconnaît que la partie gain de ce "mariage important" comme il l'a qualifié en 2005 devant la presse nationale. 

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oct
29

Casa devrait suivre le même exemple : Marrakech et Rabat mettent fin au sabot

Posted by Jawad Laghrissi Commentaires fermés
Casa devrait suivre le même exemple : Marrakech et Rabat mettent fin au sabot
Dans le cadre de leur politique de réaménagement du plan de mobilité urbaine et de l'amélioration des conditions de circulation et de stationnement, les villes de Marrakech et de Rabat ont décidé de mettre en place des sociétés de développement local chargées de la concession du service de stationnement.
A Marrakech, le nouveau système de stationnement payant est opérationnel depuis hier dans les communes de Marrakech Guéliz et, plus tard, à Marrakech Médina.
La gestion du service de stationnement de Marakech a été confiée depuis le  15 janvier 2010 et pour une durée de dix ans, à la société Avilmar, société de développement local, dont le capital est détenu à hauteur de 51% par la ville de Marrakech et de 49% par CG Park, filiale de CDG Développement
La cité ocre s'engage à mettre à la disposition de la société de développement local Avilmar des agents de police administrative, qui seront chargés de veiller au respect du nouveau système et à la verbalisation des contrevenants.
De son côté, la société Avilmar s'engage à installer les équipements nécessaires et à assumer la gestion du nouveau plan de stationnement.
Ainsi, dans un souci d'inscrire son action dans un processus de développement durable, la société a choisi de mettre en œuvre son projet au moyen d'horodateurs de nouvelle génération, équipés de cellules photovoltaïques. Elle s'est également engagée à recruter en priorité, et dans la mesure du possible, les anciens gardiens qui opéraient dans les zones concernées par ce nouveau plan.   
Quant au Conseil de la ville de Rabat, il a adopté, mercredi, à l'unanimité, le statut de la société chargée de la concession du service de stationnement.
Succédant à Rabat-parking, la société de développement local, dont le Conseil de la ville détient 51 % du capital, sera chargée de la gestion du stationnement et des parkings publics dans la capitale.
Lors de cette session ordinaire, le Conseil, présidé par Fathallah Oualalou, a également élu ses représentants au Conseil d'administration de cette société. 

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