sept
30

Pour protester contre la baisse des dépenses publiques : L’Espagne connaît sa première grève générale en huit ans

Posted by REUTERS Commentaires fermés
La première grève générale en huit ans en Espagne, décrétée mercredi par les syndicats pour protester contre la baisse des dépenses publiques, a perturbé essentiellement les transports en commun et certaines usines.
Le président du gouvernement espagnol, le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, doit présenter jeudi devant le parlement son projet de budget 2011. Il s'est engagé à maintenir les mesures d'austérité et à réformer le code du travail de manière à faciliter les embauches et les licenciements.
Les deux grandes centrales syndicales, l'UGT et les Commissions Ouvrières (CCOO), avaient appelé à cette grève afin de s'opposer aux mesures du gouvernement pour réduire le déficit budgétaire, ainsi qu'à une réforme du code du travail et au projet de reculer l'âge de la retraite de 65 à 67 ans.
Les syndicats ont annoncé à la mi-journée que dix millions de salariés, soit un sur deux, étaient en grève. Le gouvernement n'a pas fourni de chiffres mais a minimisé les perturbations.
Des centaines de manifestants, agitant des drapeaux, ont paralysé la circulation dans certains secteurs de Madrid et contraint des magasins à fermer. Une trentaine de manifestants ont été interpellés par les forces de l'ordre, qui les ont relâchés pour la plupart peu après, ont indiqué des dirigeants syndicaux.
Dans le nord du pays, des chaînes de montage d'usines automobiles ont été arrêtées. Rares étaient les bus à rouler à Madrid, où un métro sur deux circulait.
Le ministre du Travail, Celestino Corbacho, a indiqué que le service minimum qui avait fait l'objet d'un accord avec les syndicats était respecté. Ecoles et hôpitaux étaient quant à eux relativement peu touchés par le mouvement social.
Les journalistes et autres employés de la presse écrite s'étaient mis en grève mardi, avec 24 heures d'avance, afin de pouvoir couvrir les manifestations mercredi.
Le président du gouvernement a dû mettre en place des mesures d'austérité pour répondre à la dégradation de la note souveraine de l'Espagne, qui a accru le coût du service de sa dette. Les agences de notation craignaient notamment une crise similaire à celle vécue par la Grèce en début d'année.
"Nous continuerons à faire grève si c'est ce qu'il faut pour obtenir le retrait de la réforme du code du travail, qui fragilisera un peu plus les emplois", a déclaré un piquet de grève, Alfredo Perez.
Les analystes estiment que le gouvernement espagnol, attaché à remplir les critères imposés par l'Union européenne en matière de dette, ne fera pas volte-face.
"La grève n'aidera en rien à remédier à la situation économique de l'Espagne et elle ne fera que dégrader un peu plus notre image à l'étranger", a commenté Camilo Abietar, président de l'organisation des artisans et travailleurs indépendants.
"L'économie s'améliore lorsque des emplois sont créés et non lorsque des entraves sont mises au marché du travail", a ajouté Abietar, dont le syndicat représente plus de 195.000 adhérents.
Beaucoup d'Espagnols ont bravé les perturbations dans les transports en commun pour se rendre malgré tout au travail.
"Le pays est dans un tel état, tout comme le budget des uns et des autres, qu'à mon avis une grève ne fait qu'aggraver les choses", estimait une vendeuse de 35 ans, Arancha Fernandez de Cordoba.



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sept
30

Abdenabi Lmoussaoui expose ses photographies au Complexe culturel de Sidi Belyout : “Vue interdite” au-delà des images et d’une profession

Posted by ALAIN BOUITHY Commentaires fermés
Abdenabi Lmoussaoui expose ses photographies au Complexe culturel de Sidi Belyout : “Vue interdite” au-delà des images et d'une profession
Un charmeur de serpents communiquant au téléphone, un vieillard somnolent sous le regard et l'ombre de son âne, la chute d'un cavalier en pleine fantasia, une dame se couvrant d'une cuvette contre le soleil, des portraits de vieillards au regard égaré et aux morphologies traduisant la dureté de la vie qui a été la leur, une fillette portant sa petite sœur, des enfants en bas âge exploités dans un atelier de couture, une bande de joyeux drilles réunis autour d'un jeu…
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'exposition «Vue interdite», nous offre un regard édifiant sur une profession bien ancrée dans la société marocaine. C’est sur ce thème évocateur et plein de sens, qu'Abdenabi Lmoussaoui a choisi d'accrocher ses photographies sur les cimaises de la salle des arts plastiques  du Complexe culturel de Sidi  Belyout à Casablanca. Le photographe de presse offre des images qui en disent long sur une société dont sa profession n'a cessé d'immortaliser le quotidien.
Au-delà des images qu'elle soumet à la curiosité et à l'appréciation du public, cette exposition invite ce dernier à découvrir des réalités souvent «interdites» et à apprécier, à sa juste valeur, le travail d'un journaliste-photograghe au regard curieux et « insatiable ». Qui n'a assurément pas ses yeux dans la poche.
«Vue interdite» invite également le public à saisir le travail d'une profession confrontée aux risques du métier. « Malgré quelques progrès, ce métier connaît encore des embûches. On ne nous laisse pas toujours travailler comme on le souhaite. L’appareillage que vous avez pu voir aux côtés des images ainsi que les fils de fer barbelé autour sont là pour rappeler qu'il est impérieux qu'on nous laisse faire notre métier. Qu'on cesse de l'entraver. En fait, cette exposition défendre dans un sens un tant soit peu la profession de photojournaliste», confie Abdenabi Lmoussaoui, tout en soulignant que cette exposition devance une autre exposition, beaucoup plus grande, qui réunira les œuvres photographiques de toute la profession.
Journaliste-photographe professionnel depuis 1991, Lmoussaoui ne cesse d'enrichir son œuvre, en sillonnant villes et régions du Maroc, en quête d'images saisissantes et insolites. Un travail en somme qui exige de la vision, de l'audace et de l'originalité. C'est le fruit de ce travail que le photographe de presse a voulu partager avec le grand public, tout en espérant que cette exposition suscitera des vocations chez les jeunes. « C'est un métier certes difficile et pas toujours facile à exercer, mais j'exhorte les jeunes à s'y intéresser davantage », conclut le photographe.
Le vernissage a eu lieu vendredi 24 septembre au complexe culturel de Sidi Belyout devant un parterre de photographes venus sans aucun doute apprécier l'œuvre de leur collègue. Mais aussi des artistes et étudiants intéressés par une profession qui a tout pour leur plaire.
L'exposition se tient jusqu'au 15 octobre prochain.

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sept
30

Les centres d’immatriculation pris d’assaut : Le Code de la route fait recette

Posted by KAMAL MOUNTASSIR Commentaires fermés
Les centres d'immatriculation pris d'assaut : Le Code de la route fait recette
C'est la ruée vers le permis de conduire. A la veille de l'entrée en vigueur du fameux Code de la route qui fait toujours couler beaucoup d'encre, les centres d'immatriculation à travers le pays sont envahis par les candidats pour obtenir un permis de conduire et ce, sans distinction de catégorie. Un phénomène généralisé, car on croit que le Code de la route changera les procédures d'examen et d'obtention du document.
Décidément le malheur des uns fait le bonheur des auto-écoles qui font de très bonnes affaires lors de ces mois qui ont précédé la mise en application du nouveau Code de la route. La rumeur qui circule ou qu'on a fait circuler, c'est que plusieurs volets d'évaluation du candidat au document convoité connaîtront des changements qui poseraient des difficultés aux candidats. De même que le nombre de réussites diminuerait sensiblement dès l'application du Code de la route et que le volet mécanique viendrait s'ajouter aux différentes matières de l'examen. On prétend également que le permis délivré après l'entrée en vigueur du Code de Ghellab sera provisoire pendant six mois. Or le Code de la route ne spécifie aucun changement pour l'obtention du permis de conduire. Les centres d'immatriculation sont pris d'assaut pour le dépôt des dossiers et les fonctionnaires de ces services sont débordés depuis quelques mois à tel point que les rendez-vous sont donnés avec un délai de plusieurs semaines. " Au moment où je vous parle,  nous donnons des rendez-vous pour le mois de novembre ", affirme un fonctionnaire d'un centre d'immatriculation. Et d'ajouter que le travail se poursuit parfois  jusqu'à une heure tardive de la soirée pour préparer les dossiers des candidats qui ont déjà pris rendez-vous. Le centre d'immatriculation qui, en pareille saison estivale, ne dépassait pas une trentaine de candidats au maximum, est obligé de faire passer plus d'une cinquantaine de candidats. Dans les grandes villes comme Casablanca , le nombre est encore plus élevé et a également plus que doublé selon des fonctionnaires au moment où le ministère  de tutelle affirme à travers son service de communication qu'il n'a pas de statistiques à présenter à ce sujet, tout en étant peu communicatif et non coopératif. Contacté par " Libé ", la responsable dudit service a nié la réalité que tout un chacun peut  observer sur place et n'était pas au courant. Il faut cependant attendre la fin de septembre pour que les services concernés du ministère se réveillent pour donner des instructions aux directeurs des centres de ne pas accepter les dossiers de la catégorie des poids lourds et d'envoyer des rapports quotidiens sur la situation. Pourtant, à en croire cette responsable, c'est une situation normale que les centres connaissent avec l'arrivée des MRE. Or selon des sources venant de plusieurs centres, la plupart des candidats résident au pays. Un autre point important et qui crée cette situation de panique généralisée dans ce secteur, c'est la mise en application aussi de la nouvelle procédure d'examen avec le box individuel, des écrans tactiles et des questions spécifiques pour chaque candidat… Annoncé en fanfare voilà quatre ans, l'opération a été coûteuse puisqu'il fallait doter tous les centres de nouveaux équipements pour les mettre à niveau, mais on ne sait toujours pas pourquoi elle n'est pas appliqué d'autant qu'elle n'a pas de rapport avec le Code de la route. Les circuits d'examen pratiques seront, quant à eux, équipés de caméras pour limiter l'intervention humaine, avec possibilité de contrôle à distance de la situation et pour plus de transparence. Et en réalité, c'est ce qui fait peur à plusieurs candidats et permet aux auto-écoles de faire de belles recettes ces derniers mois.

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sept
30

Réforme des retraites : Du rififi à la commission technique

Posted by LARBI BOUHAMIDA Commentaires fermés
Réforme des retraites : Du rififi à la commission technique
La polémique autour de la réforme du système des retraites prend un nouveau tournant. La lettre que le Coordinateur de la commission technique, Thami Lbarki, a adressée le 22 septembre 2010 aux représentants des cinq syndicats siégeant au sein de cette instance a mis le feu aux poudres. Que dit cette lettre ? Elle intime tout simplement l'ordre  à ces derniers de donner leurs réponses définitives aux propositions formulées par le bureau d'études avant le 28 septembre 2010.
La réplique des syndicats (UMT, FDT, UGTM, UNTM, CDT), ne s'est pas fait attendre.
Dans une lettre datée du 27 septembre, ces derniers se sont dits grandement surpris du contenu de la correspondance qui leur a été adressée. Laquelle correspondance « ne reflète aucunement les conclusions de la réunion tenue le 17 septembre 2010 ». De plus, « les changements qui ont été apportés au projet de PV n'expriment pas les positions » des syndicats.  
Gâteau sur la cerise, Thami Lbarki a « décidé unilatéralement d'adresser ce PV au Premier ministre, malgré le fait que le débat n'a pas encore été terminé ».
Ils estiment qu'« il n'est nullement dans les attributions du seul Coordinateur de procéder pareillement puisque la commission technique, tous membres confondus, est la seule habilitée à adresser son rapport au Premier ministre lors d'une réunion officielle et responsable ».
Pareilles escarmouches n'ont cessé d'émailler le débat autour de ce dossier stratégique depuis décembre 2003, date à laquelle Driss Jettou avait lancé le chantier de la réforme.
Sitôt que l'annonce en a été faite publiquement, deux commissions ont été créées. La commission technique chargée de faire le diagnostic des quatre Caisses de retraite et la commission nationale, présidée par la Primature, devant valider les conclusions de la commission technique et décider d'un scénario définitif de réforme.
Une année plus tard, un état des lieux des régimes de retraite et la proposition de trois scénarios de réforme, ont été rendus publics.
La Primature, qui a mis en veilleuse le projet de réforme pour boucler la mise en place de l'AMO, s'est hasardée en 2006 à proposer le relèvement de l'âge de départ à la retraite à 65 ans. Ce qui est interprété comme une tendance vers une réforme paramétrique. D'où refus en bloc des syndicats et montée de ces derniers au créneau.
Sceptiques quant à la situation des caisses de retraite, ces derniers ont demandé en 2007 au gouvernement, lors des réunions du dialogue social, de faire appel à un cabinet d'études externe pour refaire le diagnostic et proposer des schémas de réforme.
Le cabinet Actuaria s'en est chargé et il a remis à la commission technique un rapport sur l'état des lieux des caisses et quatre scénarios destinés à permettre la réforme. Ces derniers n'ont été portés à la connaissance des centrales syndicales que vers la fin du mois d'août dernier.
Il était donc nécessaire de donner du temps au temps, comme disait Mitterrand.  Or, il semble que le temps soit ce qui manque le plus à l'Exécutif et aux différentes Caisses de retraite dont les finances ont été mises à mal par le passé. D'où la tentative de privilégier le volet paramétrique de la réforme. Or, entre autres propositions formulées par le cabinet d'études, celle qui soit la plus logique et la moins nuisible pour les adhérents de ces Caisses incite l'Etat à ristourner ce qu'il a pris et à élargir la base des cotisants en imposant un régime de base universel obligatoire doublé de régimes complémentaires contributifs et obligatoires tant pour la Fonction et secteurs publics que pour le privé. Seuls les travailleurs mobiles, les exploitants agricoles, les pêcheurs, les commerçants, les artisans et certaines professions libérales seront soumis à un ou à des régimes collectifs facultatifs d'épargne retraite.
La complexité de la question de la retraite nécessite donc une approche participative et un temps suffisant de réflexion et de maturation. C'est contre l'existence de pareilles conditions que les syndicats semblent avoir réagi dans leur lettre du 27 septembre courant. En témoignent, entre autres, leur ton  et leur «attachement à la commission technique en tant qu'espace de débat, de dialogue et consensus », comme ils l'affirment à la fin de leur lettre. 

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sept
30

Cécité algéro-polisarienne

Posted by Mohamed BENARBIA Commentaires fermés
« L'enlèvement de Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud par les milices du Polisario constitue une nouvelle preuve, si besoin en est, de la répression systématique de la liberté d'opinion et d'expression infligée aux séquestrés dans les camps de Tindouf ».
C'est en ces termes que Mohamed Elyazghi, le ministère d'Etat, l'homme politique qui a tant aspiré et contribué à l'édification d'un Maghreb fort et uni, a réagi mardi dernier à Dakhla, à cette autre exaction commise par le pouvoir algérien et ses pantins du Polisario.
Et dire que ceux-ci se voulaient chantres des droits de l'Homme, n'hésitant pas à s'apitoyer sur le sort de quelques brebis égarées cherchant à en faire des militants  d‘un genre particulier, puisque d'une cause perdue.
La réaction unanime et sans équivoque de tout le Maroc, dans toutes ses composantes, devrait donner à réfléchir à ces commanditaires et à leurs zouaves. Sauf qu'il ne faut pas rêver. Il y a longtemps que l'on a désespéré de ce qui leur restait comme faculté de discernement.
Il n'y a pas que de ce côté-ci que la condamnation de cet acte digne de pirates confirmés et de satrapes déphasés. La voix de la raison résonne du monde entier.
De quoi pourrait-on, au fait, accuser Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud? De s'être rangé du côté de la logique? La seule qui existe et qui va dans le sens de l’intérêt des séquestrés et de celui de toute une région?
En personne sensée et sensible aux malheurs des siens, Ould Mauloud a saisi tout le bien que représentait pour les Sahraouis retenus contre leur gré dans les sinistres camps, l'Initiative marocaine d'autonomie. Ce qui ne peut être le cas pour leurs geôliers. C'est trop leur demander, à Alger, à Abdelaziz et à ses acolytes. Leurs intérêts sont tout autres.

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sept
30

Taounate : Saisie de drogue et arrestation d’agriculteurs

Posted by MAP Commentaires fermés
Les mesures de lutte contre la culture du cannabis dans la province de Taounate ont permis, dernièrement, la saisie d'une importante quantité de résine de cannabis et l'arrestation, dans les villes de Taounate et de Ghefsai, de 8 agriculteurs et d'un individu recherché pour leur présumée implication dans cette activité prohibée.
Un communiqué de la cellule de communication de la province fait état de la saisie de plus de 8,5 tonnes de résine de cannabis (en tige), de 1.300 kg de résidus de cette matière, de 72 kg de chira, de 4 kg de tabac, de 1 kg de semences de résine de cannabis, ainsi que de matériel utilisé dans ce genre de culture.
Cette campagne, initiée par les autorités locales en coordination avec les différents services de sécurité, s'inscrit dans le cadre des efforts déployés pour lutter contre la culture du cannabis et la consolidation des acquis enregistrés dans ce domaine, a ajouté la même source.
Les autorités locales organisent des campagnes de sensibilisation au niveau des souks hebdomadaires, des mosquées et des établissements scolaires, relevant des communes de Taounate et de Ghefsai, précise le communiqué, notant que ces actions consistent en la distribution de tracts et l'information des agriculteurs sur les effets négatifs de cette culture prohibée.
Le programme de développement intégré de la province de Taounate vise à promouvoir des cultures alternatives à haute valeur ajoutée, à développer les activités génératrices de revenus et d'emploi, à désenclaver les régions ciblées en les dotant des infrastructures et des équipements nécessaires, et à appuyer le développement humain en favorisant l'accès des populations aux services sociaux de base.

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sept
29

Le Souverain demande aux autres parties de saisir l’opportunité historique offerte par l’Initiative d’autonomie : S.M. le Roi appelle la communauté internationale à s’investir fortement pour le règlement des différends

Posted by Libération Commentaires fermés
Le Souverain demande aux autres parties de saisir l'opportunité historique offerte par l'Initiative d'autonomie : S.M. le Roi appelle la communauté internationale à s'investir fortement pour le règlement des différends
S.M. le Roi Mohammed VI a appelé lundi la communauté
internationale à s'investir fortement dans les efforts visant
le règlement des différends ouverts ou latents.
Dans un discours à la 65ème session de l'Assemblée Générale de l'ONU dont lecture a été donnée par le Premier ministre,  Abbas El Fassi, le Souverain a également appelé les autres parties à saisir l'opportunité historique offerte par l'Initiative d'autonomie présentée par le Maroc.
Voici par ailleurs le texte intégral du discours Royal:

"Louange à Dieu,
Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.
Majestés, Altesses et Excellences,
Monsieur le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies,
Monsieur le Secrétaire général,
Permettez-moi de vous féliciter chaleureusement, Monsieur le Président, pour votre élection à la présidence des travaux de la 65ème Session de l'Assemblée Générale de l'ONU.
Je voudrais également exprimer toute notre appréciation des efforts déployés par votre prédécesseur, Dr Ali Triki qui a œuvré inlassablement pour insuffler une nouvelle dynamique aux travaux de notre Assemblée.
J'adresse mes vifs remerciements à Son Excellence le Secrétaire général pour son action inlassable en faveur du rôle de notre Organisation.
Monsieur le Président,
Nous considérons cette session qui a lieu une décennie entière après la tenue du Sommet du Millénaire, en 2000, comme une occasion propice pour adopter une vision consensuelle destinée à guider notre action collective au cours des années à venir, et réaffirmer notre attachement aux trois volets fondamentaux de cette vision : Sécurité et Stabilité, Développement et Prospérité, Promotion des Droits de l'Homme et de la dignité humaine. Ces trois priorités continuent de constituer le socle du nouvel agenda international.
Aussi, cette importante réunion constitue-t-elle une occasion idoine pour réaffirmer notre volonté de remplir les engagements issus de ces priorités, ainsi que notre engagement en faveur du renforcement de la coopération internationale et de la mise en place d'une base solide pour l'édification d'un monde sûr et solidaire.
Profondément convaincu de l'importance de l'ONU et de la place particulière qu'elle occupe, en tant que cadre de l'universalité et de la légitimité internationale, le Maroc s'efforce constamment d'apporter un soutien concret à notre Organisation, tout en veillant à répandre les valeurs et les principes qu'elle incarne et à contribuer à la concrétisation des objectifs qu'elle poursuit.
Plus encore, notre pays s'est attaché à mette en parfaite adéquation ses priorités nationales avec l'agenda international.
Monsieur le président,.
Dans le domaine du maintien de la paix qui est la raison d'être historique des Nations Unies, notre Organisation assume un rôle salutaire pour l'ensemble de l'humanité.
Du haut de cette tribune, le Maroc appelle la communauté internationale à s'investir fortement dans les efforts visant le règlement des différends ouverts ou latents qui enveniment les relations entre Etats voisins et entravent leur indispensable intégration économique, surtout dans le continent africain.
C'est avec cette conviction profondément ancrée et une sincère volonté d'assainir les relations dans notre région du Maghreb, que nous avons soumis, en 2007, aux Nations Unies une Initiative d'autonomie en vue de régler définitivement le différend artificiellement entretenu autour du recouvrement par le Maroc de ses provinces du Sud.
Cette Initiative audacieuse et innovante a bénéficié du soutien de la communauté internationale et du Conseil de sécurité qui , à maintes reprises, ont qualifié les efforts la sous-tendant de sérieux et crédibles. Ils ont également salué la contribution active du Maroc, pour faciliter la résolution de ce différend qui hypothèque l'intégration maghrébine et entrave la prospérité des cinq peuples maghrébins.
Dans ce contexte, le Maroc appelle les autres parties à saisir cette opportunité historique pour s'engager dans des négociations de fond sous l'égide du Secrétaire Général et de son Envoyé personnel, auxquels nous réitérons notre volonté sincère de coopération.
La nécessité d'affranchir notre région de ce différend qui plombe notre action commune, se fait sentir de plus en plus durement et au quotidien dans la région, mais aussi parmi nos partenaires stratégiques. Elle devient, de plus en plus, impérieuse, au vu des multiples défis qui nous interpellent avec insistance, particulièrement dans le domaine sécuritaire, et ce, aussi bien en ce qui concerne l'espace sahélo-saharien, que pour ce qui est de sa dimension atlantique.
Monsieur le Président,
L'instauration de la paix au Proche-Orient ne relève pas de l'impossible. La persistance du conflit n'est pas non plus une fatalité. La seule voie à suivre pour le règlement de ce conflit est celle de la solution de deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.
La communauté internationale est, donc, appelée à appuyer le processus de négociations directes qui est en cours sous les louables auspices de l'Administration américaine, et qui constitue une occasion propice pour œuvrer sérieusement en faveur d'un règlement définitif, conformément à la légalité internationale et aux résolutions pertinentes des Nations Unies, et sur la base d'un référentiel précis, d'un agenda exhaustif, d'un calendrier déterminé et d'un horizon temporel défini.
Le Maroc étant partie prenante dans le processus de paix, nous sommes conscients que la négociation pose non seulement la question d'un Etat palestinien exerçant sa pleine souveraineté, avec Al-Qods Al-Charif comme capitale, et les épineuses questions s'y rattachant, mais également la nécessité d'éviter les actions unilatérales et d'arrêter la colonisation, surtout à Al-Qods Al-Charif.
En Notre qualité de Président du Comité Al-Qods, Nous n'avons eu de cesse d'attirer l'attention des Nations Unies et de la communauté internationale sur la sensibilité de la question d'Al Qods et de l'entreprise de judaïsation qui y est menée, et qui altère les spécificités de cette ville sacrée. Al Qods doit redevenir un symbole de coexistence harmonieuse des religions monothéistes, une Ville de Paix et de cohabitation des deux peuples palestinien et israélien.
Monsieur le Président,
Il y a à peine deux jours, nous avons fait le bilan du degré de réalisation des objectifs du millénaire. Le constat a été clairement établi que la conjonction des crises et l'impact des changements climatiques ont eu pour conséquence de retarder pour plusieurs pays en développement, particulièrement dans notre continent africain, la réalisation de la plupart de ces objectifs.
Avec une population de plus de 900 millions de personnes, et des ressources naturelles lui permettant d'assurer son autosuffisance, l'Afrique pourrait bien devenir un continent de croissance.
En dépit de ce potentiel, l'Afrique demeure marginalisée par rapport aux flux d'investissements étrangers directs dans le monde, tendance qui s'est accentuée avec la crise économique et financière mondiale.
Dans ce contexte, le Maroc propose l'organisation, par l'Assemblée Générale des Nations Unies, d'un dialogue de haut niveau sur l'investissement en Afrique.
Par ailleurs, l'ampleur des défis engendrés par la mondialisation exige de la part de la communauté internationale des réformes significatives urgentes de l'architecture actuelle de la gouvernance économique mondiale, ainsi qu'une mobilisation accrue pour jeter les bases d'un nouvel ordre environnemental mondial juste, équitable et opérationnel, permettant de sauvegarder notre planète pour les générations présentes et futures.
Monsieur le Président,
Le Royaume du Maroc a fait de la protection et de la promotion des droits de l'Homme un choix irréversible conformément à une stratégie globale basée sur une approche participative visant à mette en valeur l'élément humain et à promouvoir sa dignité, dans le cadre d'un modèle sociétal démocratique et propice au développement.
Dans cette optique, le Maroc a lancé de vastes chantiers et de grandes réformes, et réalisé des avancées notoires en matière d'élargissement de l'espace des libertés individuelles et collectives, ainsi que de sauvegarde de la dignité humaine et des droits de ses citoyens, notamment les femmes, les enfants et les catégories sociales ayant des besoins spécifiques.
Sur le plan international, l'engagement résolu du Royaume du Maroc, depuis la création du Conseil des droits de l'Homme et la mise en place de ses mécanismes, se confirme, aujourd'hui, par le choix porté, en mars 2010, sur le Maroc pour être co-facilitateur du processus de révision, au niveau de l'Assemblée Générale, de cette institution clé du dispositif onusien en charge des droits de l'Homme , révision qui doit s'inscrire dans le cadre d'une vision renouvelée, plaçant les droits de l'Homme au cœur de la dynamique de développement humain et durable.
Le Maroc ne ménagera aucun effort pour l'aboutissement de cet exercice et l'émergence d'une vision convergente et responsable autour des valeurs authentiques des droits de l'Homme, loin de toute rhétorique et à l'abri de toute instrumentalisation tendancieuse des nobles desseins qu'elles incarnent.
Mesdames et Messieurs,.
Le monde a encore du chemin à parcourir pour que les Etats et leurs peuples apprennent à vivre dans la diversité, et à en faire une source de richesse spirituelle, culturelle et civilisationnelle. Le dialogue entre les civilisations est non seulement nécessaire, mais il est désormais prioritaire.
Il est fondamental que les Nations Unies deviennent le vecteur privilégié d'une culture de la paix, de la tolérance et de la compréhension mutuelle et le catalyseur d'une nouvelle forme de coopération solidaire et engagée pour le bien-être et le progrès de la communauté humaine et pour la quiétude et la dignité de tous les hommes, où qu'ils se trouvent.
Je vous remercie de votre attention.
Wasalamou alaikoum wa rahamatoullahi barakatouh".

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sept
29

200 partis socialistes saisis du cas par l’USFP : Le BP dénonce la poursuite de la détention d’Ould Salma

Posted by Libération Commentaires fermés
200 partis socialistes saisis du cas par l'USFP : Le BP dénonce la poursuite de la détention d'Ould Salma
Plusieurs dossiers à caractère politique et organisationnel ont été débattus lors de la réunion hebdomadaire du Bureau politique de l'USFP tenu, lundi, sous la présidence du premier secrétaire adjoint, Fathallah Oualaâlou.
A cet effet, le Bureau politique a dénoncé fermement la détention de Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud par les milices du Polisario, imputant par là même à l'Algérie la responsabilité de cette détention sur son sol.
Les membres du Bureau politique de l'USFP ont tenu à saluer le courage et le patriotisme de Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud. De même qu'ils ont décidé de saisir via des correspondances l'ensemble des partis ayant des rapports avec l'USFP, toutes les organisations publique, politique, syndicale et culturelle, ainsi que l'Internationale socialiste en vue de dénoncer la position algérienne et de réclamer la libération de Sidi Mauloud.
Le Bureau politique a pris également acte de la participation marocaine aux travaux de la 65ème Session de l'Assemblée générale des Nations unies. Soulignant à ce propos le rôle important joué par Sa Majesté le Roi, ainsi que les nombreuses rencontres qu'a eues le Souverain avec plusieurs leaders et responsables en vue d'éclairer l'opinion publique internationale sur les positions marocaines aux niveaux interne et externe, en plus de démontrer les sens du projet d'autonomie dans nos provinces du Sud.
Concernant la question sociale, les membres du Bureau politique ont examiné le dossier de la retraite et de la couverture sociale, exprimant leurs préoccupations à ce sujet. A ce propos, il a été décidé d'organiser une rencontre pour traiter de cette question avec la participation de plusieurs syndicalistes et experts.
Dans le cadre des préparatifs du Conseil national, prévu fin octobre prochain, le premier secrétaire adjoint a présenté un rapport sur la réunion qu'il a tenue avec un comité du Bureau politique, avec la commission de la réactivation de l'appareil syndical émanant du Conseil national qui a eu lieu la semaine dernière. Le Bureau politique a invité les membres de la commission ad hoc à se réunir la semaine prochaine pour poursuivre les préparatifs.
Pour ce qui est de la tenue du Congrès national de la Chabiba ittihadia, Jamal Rhmani a présenté un projet à ce propos. Après débat, le BP a décidé d'accompagner le Bureau national de la Chabiba dans le processus de préparation du Congrès.
Le dernier point traité au cours de cette réunion se rapportait à la Fondation socialiste des études et des recherches. A cet effet, le BP a convenu de la nécessité de renouveler le bureau et les instances de cette structure et ce dans les plus brefs délais. Etant entendu que son bureau directeur sera élu parmi les cadres intellectuels du parti, ainsi que parmi les sympathisants et ce, en vue de leur conférer une marge de liberté à même de permettre à la Fondation d'avoir l'image qui se doit en tant qu'espace de production d'une pensée socialiste renouvelée.
Voici par ailleurs le texte intégral de la lettre que le Bureau politique a adressée le 24 septembre 2010 à 200 partis socialistes à travers le monde :
" Camarades et chers amis,
 L'Union socialiste des forces populaires  tient à vous tenir informés des derniers développements de la question du Sahara et des graves atteintes aux droits de l'Homme et plus particulièrement à la liberté d'expression dans les camps du Polisario à Tindouf.
En effet, M. Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud, chef de la police du Polisario, a été arrêté et conduit dans un lieu tenu secret sur le territoire algérien.
Permettez-moi, chers camarades, ce petit rappel des derniers évènements :
Le 9  août dernier, alors qu'il était en visite familiale à Smara au Maroc, Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud a exprimé, lors d'une conférence de presse, sa conviction quant au sérieux du plan d'autonomie proposé par le Maroc comme solution définitive au problème du Sahara.  Il a  en outre déclaré qu'il allait assumer ses convictions en militant de l'intérieur des camps du Polisario pour mobiliser la population sahraouie autour de cette option.
 Lors de son voyage de retour, les nombreuses pressions et menaces de la part des responsables du Polisario ne le feront pas renoncer à son entreprise.
Le 21 septembre,  il fut arrêté dans la région de Mhiriz, à 20  km de la frontière algéro-mauritaniene.
Aujourd'hui, la vie de Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud, qui avait appelé au soutien de la communauté internationale est réellement en danger (le Polisario l'avait qualifié de traître à la cause sahraouie).
Son arrestation constitue aujourd'hui, une atteinte flagrante à la liberté d'expression ;
Chers camarades,
L'opinion publique nationale et internationale a commencé à se mobiliser en faveur de la libération de Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud.
C'est dans ce cadre que l'USFP lance un appel à toutes les forces éprises de paix à se joindre à ce mouvement de solidarité, pour saluer le courage dont a fait preuve Mustapha Salma Ould Sidi Mauloud, dénoncer la détention et la poursuite des Sahraouis en raison de leur opinion, et libérer sans conditions Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud ".

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sept
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Climat : le mythe de l’équilibre

Posted by Par Emmanuel Martin * Commentaires fermés
En fin de semaine dernière le journal Libération et la ville de Lyon ont organisé un Forum pour une Planète Durable. De nombreuses personnalités y ont été invitées pour des débats sur l'environnement. Bien des thèmes ont été abordés : du nucléaire au pétrole, avec ce que l'on nomme désormais changement climatique qui, s'il n'était pas toujours présent dans l'intitulé des débats, n'en restait pas moins en toile de fond. Ce glissement sémantique du " réchauffement " au " changement climatique " n'est pas anodin.
Quand Yves Cochet, lors d'un très bon débat avec Pascal Bruckner sur le catastrophisme écologique, rappelait qu'en 1974 il se battait déjà pour la cause climatique, il a subtilement oublié de mentionner qu'à l'époque cette cause s'appelait... refroidissement climatique. Après un pic de réchauffement dans les années 20 et début des années 30, la terre était repartie vers la glaciation, et la grande peur de l'époque qui envahissait les médias était " l'englacement global ". Et ce n'était alors pas le CO2 qui était en cause mais les poussières industrielles qui barraient la route à la lumière du soleil.

INTER/ Implicite équilibre

Pourquoi donc ce changement de direction dans le standard de la " bonne température " ? Et que se cache-t-il derrière le glissement sémantique noté plus haut ? Premièrement, il semble qu'apparait une idée, que l'on trouve d'ailleurs aussi en économie, qui voudrait implicitement que le climat soit en équilibre : pas de hausse, pas de baisse, le changement est " mauvais ". Et exactement comme en économie cette obsession de l'équilibre a presque totalement effacé l'idée qu'il pouvait y avoir au contraire une évolution, naturelle ici, des phénomènes. Le climat de la terre n'a jamais été en équilibre : il est en constante évolution, avec des périodes chaudes (l'optimum médiéval par exemple) et froides (le petit âge glaciaire).
C'est bien pour cela que l'on a trouvé des restes de vie romaine là où les glaciers alpins se retirent aujourd'hui ou, encore, que l'entrée de la Grotte préhistorique Cosquer dans les calanques de Marseille est à 37 mètres en dessous du niveau de la mer. Il y a 20 000 ans, la mer était 100 mètres plus bas... Si le climat de la terre est en constante évolution et non pas en équilibre, nos petits mains d'humains, et même nos grosses usines, ne pourront pas faire grand chose pour en inverser les tendances.
Deuxièmement, cette obsession de l'équilibre choisit implicitement ici aussi comme standard, en gros, le climat d'il y a un siècle et demi, bien plus froid. A-t-on une garantie que mondialement ce climat était " optimal " en comparaison avec aujourd'hui ? Il y avait comme aujourd'hui tempêtes, tornades, inondations, incendies, désertification ici, montée des eaux là. Mais moins de caméras pour les filmer c'est certain... Pourquoi donc aujourd'hui " sélectionner " ce type de climat alors que dans les années soixante dix, encore une fois, on se plaignait du refroidissement global ?
Sans doute parce que nous étions alors avant l'avènement du capitalisme. Car les nombreuses allusions et commentaires à l'encontre l'économie de marché, le productivisme et le profit lors des débats fleuraient bon les lendemains qui chantent. Pour beaucoup, du vert au rouge il n'y a qu'un pas. Il est alors difficile de ne pas penser que les positions idéologiques sont allées jusqu'à entacher le politiquement correct scientifique. Voilà qui laisse ainsi l'impression étrange que le " changement climatique " ne serait peut-être que l'instrument sémantique d'un " stratagème immunisateur " : s'il fait trop froid, c'est à cause de l'économie de marché ; s'il fait trop chaud, c'est à cause de l'économie de marché. Et quand le réchauffement se fait attendre sur plus d'une décennie ?

INTER/ Inversion de priorités

Non, bien sûr, qu'il faille nier stupidement les problèmes environnementaux, ou minimiser le problème de la rareté des ressources. Notre mode de vie occidental induit davantage d'externalités négatives, comme les déchets, et repose effectivement sur l'accaparement des ressources naturelles. Mais les poubelles nucléaires, du site de Hanford à la vallée de Ferghana en Asie Centrale, voilà bien des problèmes réels et urgents à traiter : bien avant un possible réchauffement climatique d'origine humaine qui n'aurait pas grand' chose à dire devant la puissance de l'évolution climatique naturelle.
On le voit, le principe de précaution, cher pourtant aux écologistes, est en somme totalement inversé dans ses priorités ici : le catastrophisme climatique, très incertain et fondé sur une vision erronée de l'équilibre, a retiré des ressources financières fondamentales au traitement de problèmes environnementaux 100% certains et extrêmement urgents comme les poubelles nucléaires. Cette inversion des priorités est difficilement compréhensible.

INTER/ Quelques oublis...

Outre que sa théorie de la décroissance était testée quotidiennement par une bonne partie de l'Afrique et que cela n'avait rien de très " joyeux ", il fallait alors aussi expliquer à M. Cochet, durant la séance de questions, que les divers plans de protectionnisme " vert " proposés autour de Copenhague allaient empêcher, avec certitude ici aussi, le développement de la moitié de l'humanité en fermant l'accès des marchés du Nord et en mettant en place un système de compensation sur le modèle de mécanismes d'aide affreusement corrompus qui étouffent le développement depuis cinquante ans.
Puis il fallait aussi rappeler que vouloir imposer le réchauffement climatique comme vérité scientifique alors que le débat critique scientifique dans une science aussi jeune et au sujet aussi complexe n'est pas du tout clos, comme cela a été amplement constaté en 2009, revient à avoir une attitude anti-scientifique. Vouloir faire taire le doute scientifique, c'est la mort de la science, et l'avènement de l'idéologie. Enfin, comment ne pas mentionner qu'en choisissant la stratégie du catastrophisme climatique fondée sur " l'ennemi CO2 ", on avait implicitement fait la promotion du nucléaire, ce qui n'est pas le moindre paradoxe pour la pensée écologiste.


* Analyste sur www.UnMondeLibre.org.

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sept
29

Transport scolaire à Casablanca : Augmentation des droit d’accès

Posted by LARBI BOUHAMIDA Commentaires fermés
Le transport scolaire et universitaire à Casablanca revient sur le devant de la scène. Non pas en améliorant ses prestations ou en se mettant au diapason de la demande mais pour grever les maigres budgets des étudiants et autres élèves des écoles primaire et secondaire des alentours de la capitale économique.
Certes, les prix des mensualités n'ont pas augmenté puisque les universitaires doivent débourser 70DH pour prendre le bus et que les élèves de la périphérie sont tenus de   payer 60 DH pour faire de même, mais  le problème concerne les droits d'accès à ce service qui ont pris l'ascenseur. En effet, le prix du formulaire de la demande à remplir par les élèves et les étudiants pour bénéficier des avantages de  la carte scolaire est passé de 15 à 30 DH et celui de la pochette carte a atteint 45 DH au lieu de 30 DH.
Par ailleurs, aux élèves qui poursuivent leurs études au sein des établissements de la formation professionnelle, ainsi que ceux respectifs du primaire, du collégial et du secondaire, Mdina bus leur refuse l'obtention de ces fameuses cartes scolaires. Pourtant, parmi les clauses de la Convention de gestion déléguée signée en 2004 entre la Société M'dina bus et le Conseil de la ville, il est mentionné que ce service doit être assuré par ladite société. Ceci dit,  des centaines de milliers d'élèves et d'étudiants de la Métropole et de Mohammedia se trouvent contraints de compter sur leurs propres moyens pour regagner leur établissement, une tâche on ne peut plus ardue dans une cité tentaculaire.
Il n'est pas sans rappeler que du temps de la défunte Régie autonome du transport de Casablanca  (RATC), tous les scolarisés du primaire jusqu'à l'université jouissaient  des avantages de ces fameuses cartes et à des prix qui étaient à la portée de tout le monde. 

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