août
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« Le Maroc à l’épreuve du terrorisme » de Aziz Khamliche : Les terroristes du 16 mai 2003, qui sont-ils? (3)

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Les théoriciens
A l'instar d'autres mouvances, celle des islamistes marocains radicaux dispose de ses théoriciens locaux, et ce même si ces derniers refusent de se faire étiqueter comme étant des théoriciens ou prédicateurs radicaux, surtout qu'après les attaques de Casablanca, bon nombre d'entre eux a été arrêté et traduit devant la justice pour "appel à la violence et au terrorisme". En voici des portraits de quelques uns d'entre eux:  
 - Omar Haddouchi, prédicateur, né en 1970 à Al Hoceima, marié, marchand ambulant et  résidant à Tétouan. Auteur d'un livre intitulé "L'ignorance et le crime dans le parti d'Al adl wal ihssane".
"Je n'ai jamais encouragé le jihad dans mes prêches, ni excommunié quelqu'un", a-t-il dit lors de son procès, avant de conclure que "Salafiya Jihadiya (Salafisme jihadiste) est une acception bâtarde: une pure invention journalistique". 
 Il est condamné à 30 ans de prison ferme.
- Mohamed Fizazi, alias "Abou Meryem", est né en 1949 dans le village de Marnissa près de la région de Taza. Il est présenté par la police comme le gourou des terroristes qui ont perpétré les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca.
Ancien fonctionnaire de l'Éducation nationale, il a commencé ses premiers prêches en 1976 à Tanger, à la mosquée de Casa Barata et a suivi des études supérieures à la faculté de la Charia de Fès. Dans les années quatre-vingt, il obtient une maîtrise en sciences du Hadith.
Il fait de la mosquée de Makada son lieu de prêche. La notion du jihad occupe une place centrale dans ses discours et il la considère comme la clef du chemin du salut.
En 2002, il crée une association religieuse "Les gens de la sounna et de la Jamaâ", interdite par la suite.
"L'islam, dit-il, est une religion d'immolation contre les apostats" et de ce fait "l'assassin de l'intellectuel égyptien Faraj Fouda, est un musulman correct".
La musique, la danse et le chant s'inscrivent, à son avis, sur le registre des hérésies. Car, l'islam est une religion de terreur".
 Al- Fizazi, qui excommunie l'État et la société et incite au meurtre, affirme, en effet : "Nous n'avons pas dans notre religion quelque chose qui s'appelle liberté de croyance. Nous avons, au contraire, dans notre religion ce qu'a dit le noble prophète et qu'a rapporté Boukhari : "Celui qui change de religion, tue-le !". 
Ainsi, alors que la liberté de croyance est garantie par l'article 18 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le meurtre des apostats est prescrit par le hadith précité du Prophète. (39) 
Mohamed Fizazi se rendait souvent à Casablanca, particulièrement aux douars Essakouila, Thomas et Lahraouiyine. Il a voyagé dans près de trente pays pour y prononcer des prêches. Il enregistre et filme toutes ses interventions pour garder des traces de ses messages et de son œuvre.
Lors d'une audience de son procès, il a condamné les actes terroristes et affirmé être un prédicateur modéré, mais cela ne l'a pas empêché d'écoper d'une peine de trente ans de prison ferme.
- Abdelkrim Chadili, alias Abou "Obeida", né en 1960 à Casablanca où il réside. Marié et commerçant de son état, il est l'un des éléments notoires et l'un des théoriciens de l'islamisme radical. En cette qualité, il donnait des cours auxquels assistaient plusieurs jeunes, dans des maisons situées dans des quartiers populaires à Casablanca, tels Lahraouiyine, Douar Skouila, Carrières Thomas, Douar R'hamna, Sidi Moumen et Derb El Mitr.  
Il a fait tomber Zakaria Miloudi, le 7 août, devant la Cour en annonçant: "Le groupe Assirat al Moustakim existe et c'est Zakaria qui en est l'émir". 
"Les groupes Assirate al Moustakim (le droit chemin) et Salafiya Jihadiya, dit-il au cours de son procès, sont des Khawarij qui s'écartent de l'islam vrai, alors que quelques mois plus tôt, il proclamait que : "Quiconque prend d'autres références que Dieu pour légiférer est un idolâtre… On doit donc savoir que l'homme ne sera jamais un bon monothéiste tant qu'il n'aura pas rejeté tous les tyrans anciens et nouveaux. Chaque époque a ses tyrans mais les pires sont ceux d'aujourd'hui qui dirigent les hommes avec des lois civiles diverses". 
- Hassan Kettani, prédicateur d'une trentaine d'années au moment de son arrestation, imam de la mosquée Mekka à Salé où il est né en 1972. Il part dès son enfance avec son père en Arabie Saoudite où il obtient son baccalauréat. 
Vivant dans le faste d'une villa du Souissi, à Rabat, il découvre après la mort de son père, en avril 2001, les bas-fonds d'un quartier perdu, Laayayda. Après le choc du 11 septembre, "ses prêches ressemblaient de plus en plus à des pamphlets radiophoniques. Entouré de jeunes radicalisés par la misère, il entonnait des propos enflammés contre l'Amérique, l'alliance anti-afghane, les Etats impies qui jouent le jeu et les ennemis de Dieu".  
Après la fermeture de la mosquée, il est devenu un prêcheur itinérant, au service de la da'wa (prédication), comme son père. Mais au lieu d'emprunter la voie institutionnelle, balisée, il a opté pour une voie à hauts risques. Kettani s'est particulièrement fait distinguer par sa diatribe au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre une cérémonie en hommage aux victimes qui a été organisée au Maroc.
Lui, son oncle, Driss Kettani, et quatorze autres oulémas et savants autoproclamés, ont signé une fatwa contre la cérémonie œcuménique tenue à la cathédrale de Rabat, en solidarité avec l'Amérique. Kettani  a accusé d'apostasie tous ceux qui ont participé à la cérémonie, dont notamment les membres du gouvernement et des représentants de toutes les forces politiques et le milieu associatif du Maroc. (42) et "J?ai découvert que les jeunes, lorsqu'ils adhérent aux idées d'un savant ou d?un prédicateur, en deviennent des inconditionnels, au point de vénérer ses paroles et ses idées", déclarait Hassan Kettani à Al Watan al Arabi en novembre 2002. 
 "Nos objectifs consistaient à former une jeunesse qui observe l'islam à la lettre (moultazima) en vue de former une société qui fasse de même", dit-il selon un PV de police. 
A travers ses écrits dans Attajdid, Al Asr et de ses déclarations, Kettani a persisté à montrer que "le rite malékite n'est pas vraiment observé au Maroc et que les gens de la sounna veulent restaurer les fondements de l'Islam au sein d'une société dépravée". 
 Interpellé, en février 2003, il livre en détail les noms des personnes qui se réunissaient chez lui. 
Néanmoins, il écope d'une peine de 20 ans de prison ferme, lors de son procès, le 25 septembre 2003 à Casablanca, pour "endoctrinement des islamistes" qui avaient perpétrés les attentats de Casablanca. 
En mai 2009, il déclare à l'hebdomadaire arabophone "Assahifa" que son affaire n'était pas "judiciaire mais politique".
- Abdelwahhab Rafiki, alias "Abou Hafs", né en 1974, à l'âge de 29 ans, il est condamné à 30 ans de prison ferme. 
Fils d'Ahmed Rafiki, dit "Abou Houdaifa", ancien "afghan", condamné à 5 ans de prison ferme, il est diplômé de l'Université islamique de Medine, enseignant et Khatib à Fès. À 18 ans, il a accompagné son père pour combattre auprès des Moujahidines afghans contre l'armée russe.
Le 26 mars 2002, le tribunal de première instance de Fès a condamné un groupe de personnes, dont le chef présumé n'était autre que Mohamed Abdelouaheb Rafiqi, alias "Abou Hafs", arrêté au début du mois de mai.

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août
31

Prélèvements envoyés en France et silence du ministère de la Santé : Le test de dépistage de la tuberculose en rupture de stock au Maroc

Posted by Narjis Rerhaye Commentaires fermés
Prélèvements envoyés en France et silence du ministère de la Santé : Le test de dépistage de la tuberculose en rupture de stock au Maroc
Une inquiétante pénurie qui peut coûter cher à l’Etat marocain. Depuis plusieurs mois déjà, le test intradermoréaction à la tuberculose est en rupture de stock au Maroc. Plus connu sous l’appellation «tuberculine», ce produit est tout simplement introuvable dans toutes les pharmacies du pays. Ce test permet le dépistage de la tuberculose, une maladie qui continue d’être un problème majeur de santé publique dans notre pays réputé être une terre d’endémie tuberculeuse.
Selon le Laboratoire national de référence de tuberculose qui relève de l’Institut national d’hygiène, le Maroc enregistre tous les ans un peu plus de 26.000 cas de tuberculose, soit une moyenne de 90 nouveaux cas pour 100.000 habitants. «Même s’il y a une légère baisse de la tuberculose, cette maladie pose chez nous  un vrai problème de santé publique avec plus de 26.000 cas par an, juste un peu moins que le cancer et ses 30.000 cas par an, selon les chiffres de l’OMS», fait valoir un professeur de médecine.
En l’absence du test intradermoréaction à la tuberculose que les médecins marocains continuent pourtant de prescrire tous les jours, comment dès lors dépister cette maladie infectieuse et contagieuse? «En plus des examens radiologiques, il existe un test commercialisé en France. C’est ce que nous demandons aux patients dont le prélèvement sanguin est transféré en France pour analyse», répond un médecin de l’hôpital Moulay Youssef, à Rabat.
Problème, le risque du «faux positif» reste élevé. Autrement dit, une personne non tuberculeuse mais dont le test sanguin affirme tout à fait le contraire. «Parce que les conditions d’usage au niveau des laboratoires en plus de l’environnement ne sont pas du tout les mêmes», explique un spécialiste.
Des prélèvements analysés en France plus ou moins fiables donc et qui ont un coût bien sûr, lequel se répercute sur la CNSS et autre AMO pour ceux et celles qui jouissent d’une couverture sociale. Il faut savoir que l’ intradermoréaction à la tuberculine coûte 25 dh en laboratoire, alors que le coût de l’analyse sanguine envoyée en France s’élève à 975,00 dh.
Dans les centres spécialisés de lutte contre la tuberculose, personne n’est capable d’expliquer la disparition du marché du test intradermoréaction à la tuberculine. Le mystère est entier et au ministère de la Santé, c’est le silence qui est de rigueur.
La situation est d’autant plus inquiétante pour la santé des citoyens que le ministère de la Santé a adopté, bien avant l’arrivée de l’istiqlalienne Yasmina Baddou, un plan national 2006-2015 de lutte contre la tuberculose. «Et même si on enregistre un léger recul de la tuberculose, il ne faut pas oublier que cette maladie est souvent liée aux conditions de vie et plus clairement à la pauvreté, qui, elle, ne recule pas chez nous. Pire encore, les formes de tuberculoses se font aujourd’hui de plus en plus résistantes au traitement», fait valoir un spécialiste des maladies infectieuses.
En effet, une étude effectuée par le Laboratoire d’épidémiologie et de santé publique de la Faculté de médecine et de pharmacie de Fès a très clairement établi que le risque de développement de la tuberculose et de complication est lié à l’état nutritionnel de la personne. «Les patients tuberculeux {de cette étude} présentaient une proportion importante de dénutris. Les difficultés à avoir une alimentation équilibrée étaient le plus souvent liées à des problèmes financiers», précise cette étude. Face à une telle situation, les interrogations qui fâchent n’en finissent pas de se bousculer. Peut-on valablement parler de dépistage ou de diagnostic précoce en l’absence du test détecteur de la tuberculose qui a disparu des officines? Qui est responsable de cette pénurie? La nouvelle direction du médicament s’en inquiète-t-elle? Et quelle est l’efficacité réelle du plan national de lutte contre la tuberculose alors qu’un simple test de dépistage n’est tout simplement plus en vente au Maroc? Autant de questions qui méritent réponse et éclaircissements au nom de la santé des citoyens de ce pays.

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août
31

Championnat D1 : La JSM confirme et s’offre le Raja

Posted by MOHAMED BOUARAB Commentaires fermés
Championnat D1 : La JSM confirme et s’offre le Raja
Le championnat national de première division de football s’est poursuivi, dimanche, par la programmation de deux rencontres.
Au complexe Mohamed Laghdaf à Laâyoune, la JSM a aligné son deuxième succès de rang au détriment du Raja. Les protégés de Rajhi Fakhreddine se sont imposés sur le court score d’un but à zéro grâce à une réalisation de l’attaquant camerounais Patrick Nchawndoub à la 26ème minute de jeu.
La Jeunesse de Massira confirme ses intentions en ce début de saison, s’emparant seule des commandes de l’exercice avec un total de six points. Quant au Raja, renforcé cette saison à coups de millions, il reste sur une victoire et une défaite, déconvenue qui servira certainement de leçon pour les poulains de Henri Michel, appelés à se ressaisir aussitôt pour ne pas plonger dans le doute.
Au stade El Harti à Marrakech, le Kawkab local a été tenu en échec par le Difaâ d’El Jadida (0-0), coaché par une vieille connaissance aux Kacémistes, Fathi Jamal. Deux sorties, autant d’issues de parité pour le KACM et le DHJ qui occupent conjointement le septième poste avec deux unités au compteur.
A rappeler que le bal de cette journée a été ouvert vendredi par le match qui a opposé le WAC au KAC, soldé sur un nul blanc. Samedi, l’AS.FAR n’a pas été en reste, se contentant du match nul (1-1) en accueillant le Moghreb de Tétouan.
Les autres rencontres de cette seconde manche sont prévues au courant de cette semaine, sachant que l’explication entre l’Olympique de Khouribga et le Moghreb de Fès devait avoir lieu hier. Mercredi au complexe OCP à Safi (22h15), l’Olympique de Safi sera à l’épreuve du Hassania d’Agadir ; jeudi au complexe sportif de Fès (22h15), le Wydad de Fès affrontera la Jeunesse Kasbat Tadla ; alors que la boucle sera, en principe, bouclée vendredi par la programmation du match devant mettre aux prises le promu Chabab Rif Al-Hoceima et le FUS de Rabat.
Par ailleurs, le championnat de seconde division est également à l’heure de la deuxième journée. Deux matches ont été avancés dimanche et la bonne opération est à mettre à l’actif de l’Union sportive de Mohammedia qui a surclassé en dehors de ses bases Hilal Nador sur le large score de trois buts à zéro. Quant au Youssoufia de Berrechid, il a été accroché par le Rachad Bernoussi dans une partie qui a accouché d’un nul blanc.
Hormis les confrontations devant avoir lieu hier lundi, cette deuxième journée se poursuivra aujourd’hui mardi par la programmation des trois dernières rencontres, opposant le TAS à l’IRFBS, l’IZK à l’IRT et le CODM au RB.

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août
31

Santé publique dans la Ville des vents : Une femme perd son nouveau-né et meurt d’une hémorragie

Posted by Abdelali Khallad Commentaires fermés
Santé publique dans la Ville des vents : Une femme perd son nouveau-né et meurt d'une hémorragie
Visiblement, Essaouira  a impérativement besoin d'un observatoire local pour protéger le droit des citoyens aux soins car les défaillances du secteur de la santé ne cessent de faire des victimes.
Quelques jours après l'affaire de l'enfant atteint de méningite qui n'a pas reçu les soins nécessaires et qui se trouve dans le coma au CHU de Marrakech, la province d'Essaouira vient d'être encore secouée par la mort tragique d'une femme enceinte et de son nouveau-né.
Elle est native de Ait Daoud, et mère de cinq enfants. Samedi 21 août, elle s'est rendue au service de maternité du CHP Sidi Mohammed Ben Abdellah à Essaouira pour y accoucher. Mais, elle a dû attendre plusieurs jours sans aucune intervention de la part du staff médical, justifiant que l’accouchement n’était pas arrivé à terme.
De ce fait, elle a demandé à son mari de la ramener chez elle contre l'avis des médecins, d'après le directeur du CHP Sidi Mohammed Ben Abdellah.
Deux jours après avoir regagné sa maison à  Ait Daoud à soixante kilomètres d'Essaouira, les contractions avaient repris. Faute de moyens de transport au douar, on a conduit la femme enceinte à dos d’âne au centre hospitalier d'Ait Daoud avec l'espoir d’arriver à temps. Coup du sort: son enfant était déjà mort. A son tour, elle décède dans les bras de son mari  quelques minutes seulement après son admission au centre hospitalier à cause d'une hémorragie.
Pourquoi l'a-t-on laissée rentrer chez elle alors qu'elle devait accoucher dans les 24 ou 48h? Pourquoi n'a-t-on pas pris en considération le facteur social, géographique ou sanitaire dans cette affaire?
D'après un ami de la famille, la victime s'était rendue au service de maternité sur avis de son médecin traitant. Elle devait être admise de toute urgence parce qu'elle avait perdu ses eaux. Est-ce que le staff médical a effectué les contrôles d’usage pour déterminer l'état de l'enfant et le stade de la grossesse?
Des dizaines de femmes meurent chaque année dans la province d'Essaouira dans des conditions similaires à cause des ambulances qui manquent, ou qui sont exploitées à d’autres fins. Des femmes et des nouveau-nés victimes de négligence, de traitements inhumains et irresponsables  qui leur coûtent la vie, mais dans l’indifférence générale.
Certes, Essaouira est une province qui subit les contraintes de sa superficie et de sa  géographie; ses douars et ses centres ruraux étant éparpillés sans organisation ni  planification. De ce fait, il n'est pas toujours évident d'assurer les soins médicaux à temps. Mais cette femme avait au moins fait le nécessaire pour  être à l'heure et au bon endroit pour accoucher dans des conditions normales. La pauvre avait été indirectement contrainte de rentrer chez elle pour perdre son enfant et mourir à cause d'une hémorragie. Qu'en pensent les responsables ?

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août
31

Ramadaniyates Al Baida Attakafia : Hommage à Abdelwahab Doukkali

Posted by Hassan Bentaleb et Ahmed Laraki Commentaires fermés
Ramadaniyates Al Baida Attakafia : Hommage à Abdelwahab Doukkali
Un vibrant hommage a été rendu dimanche soir à Abdelwahab Doukkali, un des piliers de la chanson marocaine, à l'occasion du la 4ème édition de Ramadaniyates Al Baida Attakafia, organisée du 19 août au 5 septembre par la Coalition des arts et de la culture. Cette manifestation est également organisée en partenariat avec l'arrondissement urbain de Sidi Belyout, le Conseil de la ville de Casablanca, le ministère de la Culture et le Théâtre national Mohammed V
Des centaines de spectateurs casablancais férus de la chanson marocaine ont envahi la salle du complexe Sidi Belyout pour acclamer et applaudir Abdelwahab Doukkali qui a été fortement touché par la sollicitude de son public. Le grand chanteur a considéré cet hommage comme une preuve de reconnaissance pour l'ensemble des artistes marocains. C'est aussi une occasion, précise-t-il, de rencontre et d'échange avec des figures incontournables de la scène artistique marocaine qui  brillent actuellement par leur absence.
Abdelwahab Doukkali qui n'a pas caché ses larmes, n'a pas hésité à qualifier cet hommage de nouvelle naissance : " Ma joie est immense et l'émotion est très forte ", a-t-il dit en substance.
Cette cérémonie a été également l'occasion pour les amis et proches de Doukkali de mettre en exergue certaines étapes de la vie du doyen de la chanson marocaine.
Ainsi en a-t-il été de Abdallah Ben Chaqroun, un monstre sacré de la radio qui a rappelé les premiers pas de Doukkali dans le champ artistique et ses relations avec son entourage. Pour sa part, Hassan Najmi, ami de l'artiste, a évoqué son rôle pour l'évolution de la chanson marocaine et son rayonnement au niveau national et arabe. Quant à Abdallah Mesbahi, réalisateur, il s'est arrêté sur l'expérience cinématographique de Doukkali en Egypte et ses relations avec les artistes égyptiens tels que Farid Chawki, Fatine Hamama, Mohammed Abdelouahab.
 Khaled Naciri, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, a  estimé que ces témoignages touchants devraient désormais inspirer Abdelwahab Doukkali et l'encourager à poursuivre son parcours artistique et partant composer de nouvelles œuvres.  Cette soirée a été également marquée par la projection d'extraits de films dans lesquels le chanteur a tenu des rôles et un reportage consacré à la vie de ce grand artiste.
Après l'hommage particulier rendu à Abdelwahab Doukkali, le public a fortement ovationné la prestation de Rachid Tadlaoui et de l'orchestre de Salah Moursli Cherkaoui.

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août
30

Placée sous le signe du débat sur les réformes : L’USFP prépare sa rentrée politique

Posted by Narjis Rerhaye Commentaires fermés
L'Union socialiste des forces populaires prépare sa rentrée politique et les longues nuits ramadanesques semblent bien s'y prêter. Dans la soirée du samedi 28 août, le Bureau politique du parti de la Rose a tenu une rencontre avec les secrétaires régionaux et provinciaux ainsi qu'avec les responsables des commissions du conseil national du parti.
Au menu de cette réunion post-rupture du jeûne et tenue d'abord avec les secrétaires régionaux et provinciaux, le programme de travail de l'instance exécutive de l'USFP. "Il nous est apparu important d'informer les secrétaires régionaux et provinciaux de la feuille de route sur laquelle les membres du Bureau politique sont en train de plancher", explique un cacique ittihadi.
Visiblement,  les Usfpéistes ont du pain sur la planche. Sur leur feuille de route, ce sont de grands rendez-vous politiques qui se bousculent. "Nous sommes en train de travailler sur les grandes réformes politiques, le mode de scrutin pour les prochaines législatives de 2012 et enfin la loi sur les partis. Ce sont là autant de réformes déterminantes pour l'avenir politique du pays. L'USFP a la ferme volonté  de s'impliquer fortement dans ce chantier de réformes politiques", affirme un membre dirigeant de l'Union socialiste des forces populaires tout en précisant que "les Ittihadis ne se sont pas encore déterminés sur le  mode de scrutin qui régira les prochaines élections". Scrutin de liste ou scrutin uninominal? Le débat est apparemment ouvert dans les rangs usfpéistes
Le volet organisationnel -ce grand chantier entamé par l'USFP conformément aux résolutions de son dernier congrès- a été également au cœur de cette réunion, prémisses à la rentrée politique. Il s'agit ici, explique-t-on du côté de cette formation politique aux destinées de laquelle préside Abdelouahad Radi, "de parachever le renouvellement des structures et ce à tous les niveaux mais aussi de mettre en place de nouvelles structures, là où le parti est absent". Bref, et deux ans avant les législatives de 2012, l'USFP fait vœu de renouvellement organisationnel tout en lançant le pari de conquérir de nouveaux fiefs inexplorés jusque-là par les Usfpéistes.
Tous les oracles le prédisent : la rentrée politique sera animée. Et justement de l'animation, l'USFP a bien l'intention d'en faire profiter les sections du parti réparties à travers le pays. "L'objectif est de redynamiser la vie interne de nos sections. Nous sommes en train d'établir un programme de débats et de rencontres. Ce qui signifie que les différentes sections de l'USFP vont également faire leur rentrée en s'impliquant dans le débat politique", précise notre interlocuteur.
Longue soirée, samedi dernier, pour les dirigeants usfpéistes qui ont aussi écouté les responsables des commissions du conseil national. Un premier débat en interne où il a été question tout à la fois de réformes politiques, de problèmes socio-économiques, de dysfonctionnements organisationnels, etc.  "Nous avons entamé un premier débat et longuement écouté les uns et les autres. Il était important que nous nous mettions tous d'accord sur la feuille de route que l'USFP compte appliquer dans les mois à venir", assure ce dirigeant ittihadi.
Traditionnellement, les partis font leur entrée à l'occasion de l'ouverture de la session d'automne du Parlement qui a lieu le deuxième vendredi d'octobre. Cette année, l'Union socialiste des forces populaires compte être présente sur tous les fronts et ne pas faire de la figuration.

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août
30

Selon le rapport de Bank Al-Maghrib présenté à SM le Roi : Résultats économiques satisfaisants en dépit de la récession mondiale

Posted by MAP Commentaires fermés
SM le Roi Mohammed VI a reçu, samedi au palais Royal de Casablanca, le wali de Bank Al-Maghrib,  Abdellatif Jouahri qui a présenté au Souverain le rapport annuel de la Banque centrale sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l'année 2009.
Dans son allocution devant le Souverain, M. Jouahri a indiqué que l'économie marocaine a pu, en 2009, réaliser des résultats satisfaisants en dépit des effets de la récession économique mondiale et ce, à la faveur de la résilience de la demande intérieure ainsi que du fonctionnement normal du marché du crédit, conjugués aux mesures prises par les pouvoirs publics.
M. Jouahri a affirmé que la progression de la valeur ajoutée agricole, grâce à une campagne agricole exceptionnelle, a permis de maintenir la croissance globale à un rythme avoisinant 5 %, soulignant que dans ce contexte, l'inflation n'a pas dépassé 1 %, alors que le taux de chômage a de nouveau baissé.
Au niveau de la politique budgétaire, le wali de Bank Al Maghrib a indiqué que le déficit budgétaire a atteint 2,2 % du PIB, tandis que le compte courant de la balance des paiements a de nouveau dégagé un déficit qui s'est traduit par la contraction des réserves de change.
Il a, par ailleurs, affirmé que la crise mondiale a démontré la capacité de l'économie nationale à résister aux chocs exogènes, mais a aussi révélé les fragilités, notamment au niveau du déficit structurel des échanges commerciaux.
M. Jouahri a mis l'accent sur la nécessité d'accélérer les actions visant à renforcer la compétitivité des secteurs liés à la demande étrangère et à instaurer la cohérence globale des approches sectorielles tout en préservant les équilibres fondamentaux, tel que l'a souligné SM le Roi lors du dernier discours du Trône.
Le wali de Bank Al Maghrib a, en outre, souligné que la banque a veillé, durant cette année, à fournir aux banques l'ensemble des ressources financières pour permettre au secteur bancaire de financer l'économie dans les meilleures conditions.
Il a précisé que la Banque centrale a poursuivi ses actions destinées à développer la politique monétaire et à asseoir, sur une base saine et équilibrée, la relation entre les banques et leur clientèle tout en œuvrant à accroître le taux d'accès aux services bancaires, notamment pour la classe moyenne et la population rurale.
M. Jouahri a, enfin, souligné que le rayonnement du Maroc au niveau régional et international, sous la conduite de Sa Majesté le Roi, se consolidera à la faveur des chantiers structurants parrainés par le Souverain dans le cadre d'une stratégie de développement équilibrée qui tienne compte des impératifs du développement durable et de la solidarité entre toutes les composantes de la société.

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août
30

Baisse graduelle du mercure durant la semaine : Ouf! Enfin des températures plus clémentes

Posted by Khalil Benmouya Commentaires fermés
Baisse graduelle du mercure durant la semaine : Ouf! Enfin des températures plus clémentes
Il était temps ! Après cinq jours de canicule insoutenable, particulièrement éprouvante pour les Marocains en ce mois de Ramadan, la météo fait enfin part de la bonne nouvelle attendue par tous : les températures vont baisser graduellement pour atteindre des niveaux plus cléments. On n'en pouvait plus de voir s'afficher des températures tendant vers 50 degrés. On n'en pouvait plus de suffoquer, transpirer appelant de tous ses vœux des jours meilleurs. Ces températures étaient dues aux vents chauds et secs venant du Sud. Ce qui avait causé des dégâts pour les  aviculteurs et maraîchers et poussé certains habitants des villes intérieures à rompre leur jeûne avant terme ou à s'asperger d'eau fraîche pour supporter la canicule.

Marrakech, 48 degrés à l’ombre

Depuis quelques jours, et plus précisément depuis le début du mois de Ramadan, Marrakech vit au rythme d’une vague de chaleur pas comme les autres. Des températures qui oscillent entre les 44° et 48° degrés ont contraint les Marrakchis à adopter des comportements assez particuliers, sinon bizarres.
A la mode à Marrakech ce Ramadan, de petits vaporisateurs d’eau en plastique se vendent comme des petits pains. Tout Marrakchi, tous âges confondus, dispose de son petit joujou qu’il n’arrête pas de remplir d’eau froide, tout au long de la journée, tellement il fait chaud. Cette canicule a affecté tous les domaines. Et si le commerce des ventilateurs et climatiseurs a connu une nette progression, et ce pour le plaisir de certains commerciaux qui y voient là une occasion pour renflouer leur caisse, d’autres secteurs souffrent des conséquences des dernières chaleurs. Les premiers à souffrir de ces températures sont sans conteste les ouvriers du secteur du bâtiment. Larbi, 25 ans, originaire de la région de Zagora, affirme que même habitué aux fortes chaleurs du Sud, il éprouve beaucoup de difficultés à mener à bien son jeûne jusqu’au Moghreb. Il ajoute : «Dieu merci, notre employeur ne nous fait travailler que la moitié de la journée, sinon les accidents dus à la déshydratation  seraient monnaie courante».
Dans ce même sens, les chauffeurs de taxis ne sont pas à envier. Passer une partie de la journée dans un véhicule où la température interne atteint souvent 50° est une tâche plus que difficile. En plus du vaporisateur magique, ils portent tous, ou presque, sur la tête, des serviettes imbibées d’eau, mais le plus dur, à leurs dires, c’est que pendant la journée, ils passent leur temps à chercher des clients qui, à cause de la chaleur, se font de plus en plus rares.
Dans un autre registre, une petite virée du côté des artisans de la médina, souk Semmarines en particulier, montre que l’activité ne bat pas son plein. Un commerçant des vêtements traditionnels, habitué aux grandes foules pendant des occasions pareilles, a du mal à croire ce qui leur arrive : «Habituellement  je me fais aider par deux apprentis pendant le mois sacré et à l’approche de l’Aid; aujourd’hui, vous voyez bien que je n’ai pas grand-chose à faire seul. Nous prions Dieu pour que ces températures baissent et que les clients se manifestent, sinon la situation commerciale sera critique».
En dehors de l’activité marchande, le citoyen lambda n’est pas mieux loti. Même les personnes qui ont choisi de prendre leurs congés en cette période ont du mal à faire passer le temps, tellement les journées sont longues et chaudes, et ce ne sont pas les personnes âgées qui diront le contraire. Pour ce qui est des effets de ces chaleurs sur la santé, on a voulu avoir l’avis de spécialistes, mais des médecins ont refusé de faire des déclarations en l’absence d’une autorisation du directeur de l’hôpital.
Qu’en est-il de la nuit à Marrakech ? Même si elle n’est pas très clémente, puisque la température ne connaît qu’une légère baisse, elle permet à certaines personnes de vaquer à leurs occupations. Ce sont généralement les propriétaires de cafés qui font les meilleures affaires, car les gens affluent et consomment surtout des rafraîchissants. Telle est la situation des Marrakchis pendant ce mois sacré et ces grandes chaleurs.

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août
30

Seconde journée du Championnat D1 : L’ASFAR et le WAC tenus en échec à domicile

Posted by Ghali Mansour Commentaires fermés
Seconde journée du Championnat D1 : L’ASFAR et le WAC  tenus en échec à domicile
Vendredi soir sur la pelouse du Complexe Med V, le WAC avait ouvert le bal de ce deuxième round du championnat en accueillant le KAC qui l’avait éliminé aux 16è de finale de la Coupe du Trône,  il y a deux  semaines. La partie s’annonçait dans une ambiance de revanche et le public wydadi est venu nombreux soutenir les siens et savourer une victoire sur les poulains du magicien Oscar qui connaît bien l’équipe du Wydad l’ayant déjà entrainée dans le passé. C’est raté pour les Rouges de Santos, ils doivent attendre le match retour pour tenter de prendre leur revanche sur les poulains d’Oscar. La rencontre s’est soldée par un nul blanc. Un résultat logique et mérité pour les coéquipiers de Harwachi auteur d’un vilain geste en crachant sur le visage d’Ajjedou, mais qui fut épinglé par les caméras. Bravo messieurs! L’arbitre Mohamed  Yarra et ses assistants n’ont rien vu, mais il est du devoir de la commission de discipline de revoir le match et de sanctionner le ditjoueur comme elle doit le faire pour le gardien kénitri qui fut excellent en défendant ses buts, mais son geste obscène envers le public reste condamnable. Les protégés d’Oscar bien organisés et maitrisant le compartiment défensif ainsi que le milieu du terrain ont pu étouffer les coéquipiers de Ait Laârif qui n’ont pas encore  trouvé leur vitesse de croisière. L’entraineur brésilien n’a pas encore trouvé la manière et la formation idéale pour que les Rouges brillent de mille  feux. Certains supporters commencent déjà à le rendre responsable de la stérilité des Rouges. Dans l’autre rencontre du samedi disputée en après-midi au Complexe Moulay Abdellah en raison de la panne d’éclairage, le MAT a donné du fil à retordre aux Militaires. Solidaires, bien organisés et pratiquant un jeu plaisant, les Nordistes ont été les premiers à scorer par le biais de Merouan Imeghri à la 42è minute, mais les Militaires  ont égalisé en début de seconde période grâce à une belle tête de l’incontournable Ouaddouch sur un beau service de Fellah du côté droit. Cette seconde journée se poursuivra aujourd’hui en nocturne avec trois rencontres. Le Complexe des phosphates abritera le choc entre l’OCK et le MAS au moment où l’Olympique de Safi donnera la réplique au Hassania au Stade Al Massira. Enfin le Wydad de Fès accueille le nouveau promu Kasbat Tadla qui avait été étrillé lors de la première journée par les Militaires. Dimanche devaient se jouer les rencontres : Jeunesse Massira de Laâyoune - Raja de Casablanca et Kawkab de Marrakech - Difaâ El Jadida.

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août
30

« Le Maroc à l’épreuve du terrorisme » de Aziz Khamliche : Les terroristes du 16 mai 2003, qui sont-ils ? (2)

Posted by Libération Commentaires fermés
- Mohamed Omari, alias "Abou Zoubeir", 26 ans, gardien de nuit, a été arrêté près de l'Hôtel Farah, après avoir fui les lieux des attentats. Il était blessé et muni d'engins explosifs et d'une ceinture tachée de sang.        
Comme la majorité des bombes vivantes du 16 mai 2003, Omari vient du quartier de Sidi Moumen, en banlieue de Casablanca. Un bidonville immense où s'entassent des centaines de milliers de gens venus des campagnes dans l'espoir de profiter de l'économie de la ville. Plus de 50% des jeunes entre 20 et 30 ans y sont au chômage et vivent avec leur famille dans des taudis sans eau courante, ni égouts.  
L'AFP dira de lui qu'il s'agit d'un jeune homme qui n'a jamais éveillé les soupçons de ses voisins, des commerçants de son quartier, ou même des autorités locales.                                                                                               Selon ses voisins, "il était très tranquille et ne parlait à personne."
"On savait seulement qu'il était gardien de voitures", ont-ils conclu.
Pourtant, Mohammed El Omari a cédé à la violence islamiste, en aidant largement à la préparation des attentats et à leur perpétration. Selon ses propos, quatorze individus se sont réunis chez lui la veille des attentats et y ont passé la nuit; ils ont visionné une cassette-vidéo intitulée "Le paradis et l'enfer" qui traite de ce qui attend les mécréants en enfer et les croyants au paradis. Ce film, réalisé au Moyen-Orient, constitue l'ultime préparation psychologique des candidats à la mort qui croyaient fermement que leur acte leur ouvrira les portes de l'Eden. C'est également au domicile de Mohammed Omari que les explosifs ont été confectionnés.                                                           
Enfin, même s'il n'a pas fait exploser ses bombes, ce dernier s'est tout de même rendu à l'hôtel Farah dans cette intention. Selon des témoins oculaires, il aurait forcé l'entrée alors qu'un autre terroriste poignardait le portier de l'hôtel qui tentait de les bloquer. Il aurait ensuite déposé une bombe dont le système de mise à feu n'avait pas fonctionné et tenté de faire exploser une bouteille contenant un liquide instable. Trois ans après sa condamnation à mort, sa femme se suicida.                                                                                                                                               
-Rachid Jalil, alias "Abou Anas", niveau scolaire première année de l'enseignement secondaire, soudeur de profession, sportif pratiquant le Kung Fu. Lors de cette soirée, il était parmi les quatorze membres du groupe terroriste. Il était prêt à attaquer le Club de l'Alliance israélite, mais il a paniqué en entendant l'explosion et n'a pu accomplir son acte, surtout après avoir entendu l'explosion du restaurant "Le Positano".
Arrêté le 18 mai 2003, Rachid Jalil a été poursuivi pour "homicides volontaires avec préméditation, sabotage, atteinte à la sécurité intérieure de l'État et constitution d'une association criminelle" et condamné à mort.                                                                                                                                                                          
Bien qu'il ait fait partie des volontaires, il a renoncé à faire exploser les bombes qu'il transportait.
Selon Rachid Jalil, les attentats devaient avoir lieu le 9 mai 2003, mais une divergence entre les membres du groupe a été à l'origine du report. Rachid Jalil a confirmé les déclarations de Mohamed Omari concernant le rassemblement du groupe, le jeudi 15 mai vers 22h30. "Après la prière d'Al Ichaâ (du soir), a-t-il dit, nous sommes allés à la maison de Omari où nous avons visionné la cassette "Le paradis et l'enfer". Nous nous sommes endormis ensuite et nous nous sommes réveillés le matin pour effectuer la prière d'Al Fajr" (de l'aube). "M'hani qui avait apporté des interrupteurs, a commencé à les fixer sur les fils électriques qu'il sortait des sacs. J'ai compris à ce moment qu'il s'agissait d'explosifs. Je voulais sortir, mais la maison était fermée à clef. Un peu avant Al Maghrib (coucher du soleil), Abid Saïd, qui était à l'extérieur, est venu nous annoncer que tout était dans l'ordre (dak chi houa hadak). Les bombes étaient prêtes. On s'est rasé et on a changé de vêtements. Chacun a pris un sac, une bouteille contenant un liquide explosif, un coutelas, un allume feu et une montre. On s'est dit qu'il fallait actionner le dispositif à 22 h. précises. Nous avons constitué quatre groupes pour aller sur quatre sites différents." "Khalid Benmoussa, M'hani et moi-même devions aller au club de l'Alliance israélite. Nous avons pris un taxi qui nous a déposés à proximité de l'hôtel Hyatt Regency. Nous étions arrivés un peu tôt alors nous nous sommes arrêtés un moment dans un jardin puis on s'est dirigé vers notre cible." Rachid Jalil a ensuite raconté comment il a abandonné la bombe qu'il transportait à quelques mètres du club de l'Alliance et pris la fuite avant d'être appréhendé deux jours plus tard par les forces de l'ordre.                                                                                  - Hassan Taoussi, né en 1980 à Casablanca, célibataire, veilleur de nuit, niveau scolaire École primaire, résidant à Casablanca, devait participer à l'attentat de l'hôtel Farah, mais, à la dernière minute, il s'est séparé de son groupe et a jeté la ceinture des explosifs dans un terrain vague avant de prendre la fuite. Il prend le car pour Oujda, tente de traverser la frontière maroco-algérienne, sans succès, et se réfugie finalement chez un membre de sa famille à Berrechid, où il sera cueilli quelques jours plus tard.
Arrêté, il est poursuivi pour "homicides volontaires avec préméditation, sabotage, atteinte à la sécurité intérieure de l'État et constitution d'une association criminelle" et également pour vol qualifié et coups et blessures à l'arme blanche lors d'opérations de racket destiné à financer le mouvement.
Résidant à Casablanca, il est considéré comme un chef important d'un réseau islamiste.                                                                                                       Condamné à mort, son accusation s'est basée sur la loi anti-terroriste adoptée le 21 mai 2003 (soit cinq jours après les attentats), qui autorise la police à effectuer des visites domiciliaires, même nocturnes, des écoutes téléphoniques et des contrôles du courrier électronique. "Tout terroriste présumé peut être arrêté sans décision judiciaire pendant une période allant jusqu'à quatre jours, ce qui double la durée de la détention administrative fixée précédemment à deux jours. Les banques sont appelées à 'informer les autorités sur tout client suspect", précise la nouvelle loi.
Pour financer les attaques qu'il comptait perpétrer, en compagnie d'autres personnes, il agressait des gens qu'il délestait de leur argent. Il s'attaquait de même à des établissements publics pour réaliser le même but pour lequel il a préparé des explosifs devant servir aux attentats. Il était parmi les candidats chargés de faire exploser l'hôtel Farah à Casablanca, mais il s'est retiré au dernier moment.
La sentence à mort a été rendue à son égard, le 19 août 2003. L'appel en cassation a été rejeté.

Le candidat à la relève
Yassine Lahnech, alias "Abou Ibrahim", niveau scolaire deuxième année de l'enseignement secondaire, marchand ambulant, appartenant au même groupe, mais faisant partie des terroristes devant faire des opérations dans d'autres villes du Royaume.
Lahnech était l'émir pédagogique (Émir tarbaoui). Il était chargé de recruter des terroristes pour les attentats de Tanger, Essaouira, Marrakech et Agadir qui devaient suivre ceux de Casablanca. Selon la police, il a recruté 29 candidats, dont 19 ont été retenus. Deux autres personnes ont été également désignées pour piloter les opérations de Tanger et d'Essaouira. Il s'agit de Khalid Mourassil et Abdessamad El Oualed. Nul besoin de lever une armée populaire. Au contraire, les activistes doivent être en petit nombre pour pouvoir se fondre au sein de la population. Le recrutement se fait par cooptation, en puisant parmi les personnes idéologiquement motivées et les flots de chômeurs qui prolifèrent. Mais, après le 16 mai, Moul Sebbat est et tous les membres de son groupe sont arrêtés. Lahnech est condamné à mort, comme ses trois acolytes, Omari, Jalil et Taoussi.

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