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Première sortie du ministre de la Justice au sujet du dernier rapport de la Cour des comptes : Mohamed Naciri promet de faire le nécessaire contre les dilapidateurs des deniers publics

Posted by M'Hamed Hamrouch Commentaires fermés
Première sortie du ministre de la Justice au sujet du dernier rapport de la Cour des comptes : Mohamed Naciri promet de faire le nécessaire contre les dilapidateurs des deniers publics
Le premier test oral, pour le nouveau ministre de la Justice aura été concluant, même si l’exercice touchait à un sujet autrement épineux, à savoir le dernier rapport de la Cour des comptes publié fin mars. Intervenant devant la Chambre des députés, mercredi après-midi, en réponse, notamment, à la question orale posée par Ahmed Zaidi, chef du Groupe parlementaire socialiste, le ministre de la Justice, Mohamed Naciri, s’est voulu rassurant sur la suite à donner au rapport de l’institution présidée par Ahmed Midaoui, mettant en garde toutefois contre toute précipitation et contre toute confusion dans la distribution des rôles. « La Cour des comptes dispose d’un appareil judiciaire et bénéficie d’un système de fonctionnement autonome », a précisé le ministre, en réponse à une question sur les attributions de cette institution constitutionnelle. « La Cour dispose d’un pouvoir judiciaire lui permettant d’assurer la restitution des biens publics dilapidés et d’infliger des amendes aux auteurs de leur détournement », explique le ministre mettant à ce sujet la balle plutôt du côté de cette instance chargée en vertu de la loi d’assurer le contrôle supérieur de l’exécution des lois de Finances.  Il va de soi que la mission de la CC ne se limite pas au diagnostic des dysfonctionnements administratifs et financiers, moins encore à l’élaboration et à la publication de ses rapports.   
Maintenant, reste à savoir où devrait commencer le travail du ministère de la Justice. Sur ce point précis, le ministre a été explicite. « Si la mission de la CC est disciplinaire, celle du ministère de la Justice est d’ordre plutôt pénal », clarifie le ministre Naciri, révélant que 17 dossiers ont jusqu’ici été soumis au département de la Justice, dont certains avaient été instruits sous le mandat de son prédécesseur Abdelouahed Radi et avaient entraîné des sanctions pénales à l’encontre des personnes impliquées et la saisie des fonds provenant de crimes pour lesquels les accusés ont été poursuivis. « D’autres dossiers ont entraîné soit l’acquittement soit des mesures conservatoires », a ajouté le ministre.
Evoquant le dernier rapport de la Cour des comptes, M. Naciri a indiqué que le procureur général du Roi près cette Cour a transmis plusieurs dossiers au ministère de la Justice en vue de prendre les mesures appropriées.
Seulement voilà, il faut se garder d’aller vite en besogne. « Tout dossier doit comporter tous les éléments relatifs à l’affaire soumise à la Justice notamment les informations, les procès-verbaux et d’autres documents de nature à faciliter l’enquête », certifie le ministre de tutelle, soulignant la nécessité de prendre en compte tous les indices concrets afin de respecter la présomption d’innocence et les libertés individuelles.
Assurant que tous les dossiers transmis au ministère par le procureur général du Roi près la CC ont été transférés aux parquets généraux, M. Naciri a dissipé les craintes de quelques députés en les assurant de la volonté du ministère de la Justice et du gouvernement tout entier de sévir contre tout acte de dilapidation ou de détournement de l’argent public.
A ce propos, M. Naciri a rappelé que des poursuites judiciaires ont été engagées, en 2009, à l’encontre notamment de 6.999 personnes impliquées dans des affaires de corruption et de 49 autres accusées de détournement de deniers publics.
De tout cela, il ressort que l’Etat est décidé à aller de l’avant sur le front de la lutte anti-corruption.  La volonté politique est en tout cas là pour en finir avec l’impunité.  La Cour des comptes se veut la meilleure traduction de cette volonté.

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30

SM le Roi préside la cérémonie d’inauguration à Meknès : Le SIAM monte d’un cran

Posted by Libération Commentaires fermés
SM le Roi préside la cérémonie d’inauguration à Meknès : Le SIAM monte d’un cran
SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid a présidé, mercredi à Sahrij Souani à Meknès, l'ouverture de la cinquième édition du Salon international de l'agriculture au Maroc (SIAM), qui se poursuivra jusqu'au 02 mai prochain.
Au début de cette cérémonie, SM le Roi a procédé à la remise de certificats et trophées de reconnaissance des signes distinctifs de qualité.
Ainsi, le Souverain a remis l'Indication géographique "Clémentine Berkane" à M. Kamal Kantari, président de l'Association de l'Indication géographique protégée de la clémentine de Berkane, et l'appellation d'origine "safran de Taliouine" au Dr. Ibrahim Hafidi, président du conseil régional de Souss-Massa-Draa.
De même, SM le Roi Mohammed VI a remis l'Indication géographique "Dattes Majhoul de Tafilalet" à M. Abdellah Dindane, président de l'Association Oasis de Tafilalet pour la valorisation des produits du terroir et la promotion de l'agriculture biologique.
M. Benmbarek Fenniri, président de l'Association nationale des éleveurs ovins et caprins, a reçu des mains de SM le Roi le label agricole "Agneau laiton".
Par la suite, SM le Roi a visité les différents stands et espaces du Salon, organisé par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime sous le thème "Développement durable".
Le choix de cette thématique traduit la volonté du Maroc de veiller à ce que l'agriculture soit le maillon fondamental de tout processus de développement durable, ainsi que de la nécessité de déployer davantage d'efforts pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique et la pénurie des ressources naturelles. Une occasion aussi pour mettre en exergue les principes de la bonne gouvernance agricole, ce Salon se veut au service des petits agriculteurs, de l'amélioration de la production agricole et de la protection des ressources naturelles, à travers notamment une gestion rationnelle et équilibrée des ressources et des moyens de production, dans le pur respect des normes écologiques en vigueur.
Aménagé sur une surface de 10 ha, le SIAM constitue une opportunité pour établir des partenariats entre les professionnels marocains et étrangers du secteur et pour mettre en valeur les potentialités de l'agriculture marocaine et sa place dans le tissu économique national.
Plus de 500.000 visiteurs sont attendus à ce Salon qui se veut avant tout un espace de réflexion sur les potentialités de l'agriculture marocaine, secteur clé de l'économie nationale, ainsi que sur les défis qui se posent au secteur dans un monde mondialisé et de plus en plus compétitif.
840 exposants, dont 184 représentant 30 pays, prennent part à l'édition 2010 du Salon qui connaît la participation de 85 % des établissements et sociétés étrangères ayant participé aux précédentes éditions.
Le Salon international de l'agriculture au Maroc, version 2010, s'articule autour de neuf pôles thématiques, à savoir : "16 régions du Royaume", "Sponsors et Institutionnels", "International", "Produits agricoles", "Agrofournitures", "Machinisme", "Nature, Environnement et Développement durable", "le Souk", "Coopératives, Associations, Produits du terroir" et "Elevage".
Le pôle des "16 régions du Royaume" est un espace où chaque région décline les thématiques relatives à l'agriculture de sa zone géographique (particularités géoclimatiques, produits du terroir, agrotourisme, politique agricole).
Quant au "pôle Institutionnels et Sponsors", il s'agit d'un espace dédié aux institutions publiques et privées qui s'impliquent dans l'agriculture du pays et soutiennent le Salon international de l'agriculture au Maroc.
Concernant le pôle "International", il illustre l'ouverture résolue du Maroc et son engagement à renforcer ses relations commerciales avec des entreprises étrangères évoluant dans le secteur de l'agriculture ou de l'agroalimentaire, les organismes internationaux et les ONG.
S'agissant du pôle "Produit", il rassemble toutes les PME et grandes entreprises agricoles ou agroalimentaires du Maroc proposant des produits bruts tels que les fruits et légumes, jusqu'aux produits transformés.
Le pôle "Machinisme" est réservé aux professionnels proposant du matériel agricole et des équipements à destination des exploitations agricoles. Ces professionnels y exposent également les machines et engins développés dans un souci de répondre aux attentes des agriculteurs en matière de rendement, de productivité et de réduction de coûts.
Pour ce qui est du pôle "Elevage", il constitue un panel représentatif des élevages existants au Maroc. Seront également présentes sur ce pôle, les sociétés spécialisées dans la fabrication et la commercialisation des fournitures techniques et du matériel utilisés dans cette filière, ainsi que celles spécialisées dans l'alimentation animale et les médicaments vétérinaires. Le pôle "Nature, Vie et Environnement" correspond aux loisirs plein air telles que la pêche et la chasse, au jardinage, aux espaces verts, aux forêts mais aussi à l'éco-habitat et aux activités environnementales. Il représente un cadre de réflexion sur les problématiques environnementales de l'heure ayant trait notamment aux énergies renouvelables et au développement durable. Le pôle "Agrofourniture" concerne les secteurs liés aux intrants et petits équipements de production végétale (semences, plants, matériel de culture, fertilisants, engrais, serres).
Créé lors de la 4ème édition du SIAM, le pôle "Souk" est dédié aux coopératives et associations du Maroc qui oeuvrent pour la promotion des produits agricoles artisanaux et produits du terroir.
Les premiers jours du salon, les 28 et 29 avril, sont exclusivement dédiés aux professionnels, avant son ouverture au grand public du 30 avril au 2 mai.
Cette année, le salon verra l'organisation d'une série de conférences et de tables rondes scientifiques animées par des experts et des professionnels nationaux et internationaux (Australie, USA, France, Allemagne), qui s'ajouteront aux rencontres d'information et de sensibilisation programmées par les organisateurs au profit des agriculteurs. Les organisateurs ont aussi prévu un espace dédié aux animations (concours d'élevage, ateliers de produits et animations du Souk...) qui offriront aux visiteurs l'occasion de découvrir les richesses du Royaume.
MAP



Forte présence américaine au  SIAM

Une importante délégation américaine participe pour la cinquième fois consécutive au Salon international de l'agriculture (SIAM), qui se déroule à Meknès du 27 avril au 2 mai 2010. D’une surface d’environ 120 m2, le stand des Etats-Unis accueille l’Agence Américaine pour le développement International (USAID), l’Agence du compte millénaire (MCC), le Département américain de l’Agriculture (USDA) ainsi que le Service commercial et le Service des affaires publiques de l’Ambassade des Etats-Unis.
La participation américaine vise à créer un espace de rencontres et d'échanges entre des experts, hommes/femmes d’affaires américains et des opérateurs marocains. Cet espace permettra le partage d’informations, notamment sur les initiatives américaines au service du développement de l’agriculture marocaine, les mécanismes de valorisation des produits agricoles et les perspectives de dynamisation des échanges commerciaux entre le Maroc et les Etats-Unis.
Par la même occasion, l’USAID devait organiser, mercredi 28 avril, un diner-débat sous le thème : "Opportunités d’exportation des produits agroalimentaires vers le marché des Etats-Unis".

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avr
30

En résidence d’artistes à Dar Batha : Anne-Marie Filaire expose ses «zones frontalières» à Fès

Posted by Alain B. Commentaires fermés
En résidence d’artistes à Dar Batha : Anne-Marie Filaire expose ses «zones frontalières» à Fès
La Galerie de l’Institut français de Fès abrite jusqu’au 30 mai prochain les œuvres récentes de la photographe Anne-Marie Filaire. A l’issue d’une résidence d’artistes organisée à l’initiative de l’Institut, du 12 au 30 avril, à Dar Batha.
«L’exposition  explore les territoires et les frontières afin d’en dégager une identité. Son sujet (récurent) est principalement les zones frontières. Matérialisée ou non, c’est la capture d’un entre-deux témoins de l’activité humaine comme entre la Palestine et Israël, le Cambodge, le Vietnam, l’Erythrée ou le Yémen. Son travail photographique mené comme une enquête donne à lire des images où se matérialisent l’histoire d’un lieu et son évolution », souligne-t-on à l’Institut.
Photographe d’investigation, Anne-Marie Filaire se distingue dans la photographie de paysages depuis près d’un quart de siècle. Dans un travail qui souligne son attachement à la « notion de temporalité dans un paysage » et dont on peut apprécier les fruits à travers diverses publications.
« Je photographie des paysages depuis plus de 20 ans. C’est à travers ce sujet que je m’exprime. Je m’intéresse à la notion de temporalité dans la représentation du paysage. J’explore des temporalités psychiques entre chronicité et histoire (traversée), et des temporalités culturelles à travers l’Orient (l’islam au Yémen) et l’Occident à travers ma propre culture », écrit-elle.
Ce travail a conduit la photographe à l’élaboration d’une œuvre sur « les espaces traumatiques et les pays en processus de paix. Ces scènes constituent (pour moi) des espaces (géographiques) qui sont le champ de mon expérimentation et de ma réflexion. Je travaille plus particulièrement dans les zones dites frontières au Proche-Orient et Moyen-Orient mais aussi en Asie du Sud-Est, en Afrique de l’Est et en Europe », ajoute-t—elle.
Anne-Marie Filaire investit aujourd’hui l’environnement des adolescentes dans le monde arabe. Un prétexte pour la photographe de « mettre en lumière un autre type de frontière, de mur à briser, plus diffus mais pas moins réel : Le passage charnière de l’adolescence à l’âge adulte », précise-t-on à l’IF.
L’exposition se tient jusqu’au 30 mai à la Galerie de l’Institut français de Fès.

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avr
30

Entretien avec Marie-Annick Duhard, directrice de l’Institut français de Meknès : “Le FICAM est devenu un festival de référence, le 1er au Maroc et sur le continent africain”

Posted by Propos recueillis par Hassan Bentaleb Commentaires fermés
Entretien avec Marie-Annick Duhard, directrice de l’Institut français de Meknès :  “Le FICAM est devenu un festival de référence, le 1er au Maroc et sur le continent africain”
L’Institut français de Meknès organise du 6 au 9 mai, la 10ème édition du FICAM.
Sa directrice fait le point sur cette
manifestation.

Libération : Quel bilan dressez-vous des dix ans du FICAM?

Marie-Annick Duhard : Le bilan est tout à fait positif. Il faut savoir que la notion de cinéma d’animation a été introduite au Maroc grâce au FICAM alors qu’avant l’on parlait de dessin animé uniquement. Après avoir débuté en 2001 avec 6 projections, le FICAM est devenu petit à petit grâce aux différents directeurs qui l’ont soutenu, un festival de référence, le 1er au Maroc et sur le continent africain. A l’origine du festival, c’est la passion du responsable culturel Mohamed Beyoud pour le cinéma d’animation et la volonté de partager et de faire connaître au public marocain cet art d’une grande variété. 
Le FICAM est maintenant implanté dans 6 lieux de la ville de Meknès, il rayonne dans tout le Maroc grâce au FICAM Maroc et au réseau culturel français. Il  a réussi à fidéliser un public que ce soit à Meknès ou dans les autres villes, mais aussi à drainer un public de professionnels marocains. Le FICAM, c’est également l’accompagnement de la jeune création marocaine dans le secteur du cinéma d’animation. Une nouvelle génération de cinéastes a découvert sa vocation pour le cinéma d’animation dans les ateliers de formation FICAM.

Comment se porte le cinéma d’animation au Maroc, selon vous ?

Le cinéma d’animation au Maroc est encore à ses débuts. Le Grand Prix Aïcha de l’animation parrainé comme son titre l’indique par notre mécène a contribué également à l’émergence de talents marocains dont certains ont aujourd’hui leurs propres studios d’animation. Cette année, le FICAM met l’accent sur les rencontres professionnelles, les cartes blanches, les coulisses de la création au cours desquelles artistes et professionnels « décortiquent » le processus de création d’une œuvre. Ces différents rendez-vous représentent un excellent moyen pour les étudiants et les professionnels marocains de se confronter  au meilleur de l’animation française et internationale.

Quelles sont les principales nouveautés de cette 10ème  édition par rapport aux précédentes ?

Le Festival est plus structuré, avec des  rendez-vous quotidiens : Cartes blanches de la profession à 11H, Thé à la menthe avec… à 17h, projection-événement que nous avons intitulé Ecran Large, avec des invités prestigieux à 19h au Théâtre de l’Institut Français;  tous les soirs à 20h30 une projection en plein air Place L’Hdim, Ciné Médina, qui reprend le  meilleur de l’animation française des dernières années, et enfin Courts’Compèt’, à 21h où la présentation des courts métrages de la compétition internationale vient clôturer chaque journée.
Sur le plan artistique, nous avons la chance de pouvoir projeter L’élue de la ville d’or, épisode en cours de finalisation tiré de la série Dragons et Princesses réalisée par Michel Ocelot. C’est une avant-avant première que nous offre ce grand réalisateur qui sera à Meknès pour les 10 ans du FICAM. Cette édition anniversaire est placée sous le signe de la Francophonie pour la programmation et les rencontres puisque tout un volet de réflexion portera sur le rôle que pourrait jouer la Francophonie dans le développement de l’industrie du  cinéma d’animation dans les pays du Sud.
L’une des grandes nouveautés est une plate-forme professionnelle que nous mettons en place avec la présence de chaînes de télévision : La télévisions suisse romande, TV5 Monde, TF1, de Studio d’animation Les films du Nord, festivals internationaux… Le FICAM ne s’est jamais tant positionné d’un point de vue professionnel : tables rondes, leçon de cinéma, coulisses de la création, atelier de formation. Les rendez-vous pros, où étudiants, jeunes créatifs, diffuseurs et formateurs se rencontrent à la croisée des continents, ne manquent pas cette année. En cela, le FICAM est plus que jamais un festival à portée internationale.
Et puis, évidemment, cette année est celle de la fête :  nous célébrons le 10ème anniversaire du FICAM, avec un grand pique-nique familial le dimanche 9 mai, 3 projections familiales, un déjeuner dans le très beau parc de l’Institut avec un griot sénégalais et de ses musiciens…

Pourquoi avez-vous décidé d’inviter Michel Ocelot comme invité d’honneur pour cette année?

Le retour de Michel pour les 10 ans était une évidence pour nous. Lorsqu’il a été invité en 2002 pour présenter Princes et Princesses et Kirikou et la sorcière, Michel Ocelot avait profité de sa présence à Meknès pour faire un repérage dans la médina de Meknès pour Azur et Asmar. Il s’est inspiré par ailleurs de l’architecture ismaïlienne, comme par exemple la porte Bab Mansour que l’on peut reconnaître dans ce très beau long-métrage. Ocelot avait ouvert l’édition 2007 avec Azur et Asmar.  Cette année, il présentera «en avant-avant première», pour reprendre ses termes, L’élue de la ville d’or, épisode tiré de sa nouvelle série Dragons et Princesses. Et pour les 10 ans du FICAM, c’est le plus beau des cadeaux.

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avr
30

Point de vue : Pour une mise en œuvre de la participation des femmes

Posted by Abdellah.L Commentaires fermés
Point de vue : Pour une mise en œuvre de la participation des femmes
La femme assume un rôle essentiel dans la société. En effet, dans le secteur économique, les femmes représentent au Maroc plus de 30% de la main-d'œuvre active en milieu urbain et plus de 40% en milieu rural, sans compter leur travail domestique dont la valeur reste toujours ignorée. Cependant, leur place sur la scène politique reste modeste voire marginale. Les femmes qui représentent la moitié de l'électorat et plus de la moitié des votants n'ont profité, jusqu'aux dernières élections communales, que des miettes en matière de représentation au sein des conseils communaux (seuls 0,34% d'élus locaux sont des femmes), soit le taux de représentation le plus faible au niveau international. Sans le système de liste complémentaire mis en œuvre au cours des élections communales de juin 2009, il aurait été impossible d'élire pour la première fois 3428 femmes aux conseils communaux, soit un taux de 12,38%.
Le paradoxe entre l'importance des rôles assurés par les femmes et la marginalité de leur place sur la scène politique est lié objectivement à leur statut d'infériorité dans une société patriarcale. Cependant, la pérennité de cette situation dépend de l'incapacité des acteurs politiques à mettre en œuvre l'approche genre au niveau socioéconomique et politique.
Le développement de la participation féminine n'est pas seulement un problème de conscience qui peut être résolu à travers la sensibilisation, de même qu'il n'est pas insoluble du fait qu'il tire ses origines de la société patriarcale. Il dépend dans une large mesure de l'habileté et de la capacité des acteurs politiques et civils, convaincus de l'importance du rôle et de la participation des femmes pour résoudre les problématiques du développement durable et de la modernisation sociale et politique. Beaucoup de femmes disposant d'un niveau de conscience respectable, appartenant à des partis politiques ou des associations, se trouvent néanmoins confrontées à une multitude de problèmes et d'handicaps dans l'exercice de leur rôle politique ou associatif. Les femmes sont d'emblée immergées sous le flot des tâches quotidiennes, liées au travail domestique, à l'éducation des enfants, à l'intérêt porté aux besoins de la famille, en plus de leur travail hors du foyer, sans parler de toutes les difficultés au travail dans la rue et au domicile, particulièrement la violence et le harcèlement sexuel.
La réponse à la problématique de la participation des femmes nécessite la mise en œuvre de l'approche genre comme outil méthodologique d'analyse et outil d'habilitation des femmes par le biais de la planification stratégique basée sur la prise en compte des besoins essentiels des femmes, considérées non pas comme une masse abstraite, mais en tant que catégories sociales, professionnelles ou d'âge bien définies sur un territoire donné, auxquelles tous les acteurs doivent assurer toutes les conditions nécessaires à leur participation effective dans le processus d'identification de leurs besoins, de définition des solutions possibles, de leur mise en œuvre, de leur suivi et évaluation.
Faire participer et impliquer les femmes dans tous les aspects de la vie, n'est pas un luxe idéologique. C'est plutôt une condition sine qua non de tout développement socioéconomique, politique et culturel. Les femmes représentent la moitié de la société, la moitié de ses forces vives, il serait aberrant pour toute société d'espérer un vrai développement sans la moitié de son énergie, sans la moitié de ses forces.
Beaucoup d'acteurs sont désormais convaincus de ce postulat du développement socio-politique.
Cependant, ils n'arrivent pas encore à tenir le principal maillon du processus de développement de la participation féminine. Ils continuent à ignorer ou conçoivent vaguement le rôle de l'Etat et des collectivités locales dans cette affaire, alors qu'il est ici primordial de par l'importance des moyens humains et financiers qu'ils détiennent, issus d'ailleurs des contribuables. Si l'Etat et les collectivités locales disposent de programmes de routes, d'électrification ou d'eau potable, qu'est-ce qui les empêche d'avoir des programmes concrets pour développer la participation féminine, par leur  prise en charge même partiellement et progressivement des coûts du rôle de reproduction des femmes ? Et de celui du travail domestique ? Le travail domestique et la procréation seraient-ils de moindre valeur que les routes, l'électrification ou l'eau potable ? Les enfants pour lesquels les femmes se sacrifient souvent toutes seules pour les élever et les éduquer, ne sont pas leurs enfants à elles seules. Ce sont les enfants des hommes et de la société tout entière. Il est de la justice, de l'équité et du droit des femmes que la société affiche enfin sa pleine reconnaissance à l'égard de ses femmes, en affectant une partie de ses ressources à la prise en charge du rôle de reproduction, de valoriser le travail à domicile et de concrétiser cela par une affectation de ressources financières. Condition nécessaire pour permettre à nos femmes de dégager un temps libre à investir librement pour leur participation socio-politique, culturelle ou simplement en loisir. 

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avr
29

L’initiative de Ajjoul, Al Achaari et Bouabid : «Notre action se situe à l’intérieur de l’USFP»

Posted by NARJIS RERHAIYE Commentaires fermés
L’initiative de Ajjoul, Al Achaari et Bouabid : «Notre action se situe à l’intérieur de l’USFP»
«Nous n’avons pas gelé notre appartenance à l’instance exécutive de l’USFP. Nous avons par contre choisi de ne plus participer aux réunions du Bureau politique pour garder notre liberté d’action ». Larbi Ajjoul, Mohamed Al Achaari et Ali Bouabid, ces trois dirigeants usfpéistes à l’origine d’une initiative de reconquête des valeurs de l’Union socialiste des forces populaires, ont rencontré la presse, mardi 27 avril à Rabat, pour expliquer leur action et surtout lever toute forme d’ambiguïté. « Notre initiative n’est pas l’annonce d’une scission ou la préparation d’une scission ni de créer une crise. Une telle initiative procède du constat selon lequel de très nombreux militants, qu’ils soient à l’intérieur du parti ou non, manifestent leur volonté de voir l’USFP faire de  la politique autrement. Nous disons qu’aujourd’hui il est possible de donner un autre sens à la politique loin de tous ceux qui ont érigé l’action politique en défense des intérêts personnels et étroits», explique Mohamed Al Achaari.
Les trois Ittihadis l’affirment haut et fort : ils ne sont pas en rupture de ban. Ils ont tout simplement choisi de prendre leur liberté de parole et d’action pour réfléchir à un projet politique d’avenir au centre duquel les valeurs autres que mercantiles et opportunistes occuperaient toute la place.  Leur démarche, affirment-ils, se situe « à l’intérieur de l’USFP et dans ses institutions telles qu’elles sont ». Et s’ils ne participent plus aux travaux du Bureau politique, les trois dirigeants seront présents aux sessions du conseil national et dans les différentes structures du parti (Chabiba, secrétariats régionaux…) tout en  allant à la rencontre de militants dans les régions.
Question : la démarche des trois Usfpéistes est-elle un coup d’épée dans l’eau ? Larbi Ajjoul s’en défend. « En fait, notre préoccupation réside dans les acquis démocratiques et l’évolution politique du pays. Nous faisons appel aux consciences pour sauvegarder ces acquis et renforcer les acquis. Les libertés et les droits ne sont garantis que s’ils sont appuyés par des institutions crédibles et pérennes. Il est de notre devoir d’apporter notre contribution et d’assumer nos responsabilités face à la dégradation de la situation politique. Notre initiative n’est dirigée contre personne, nous l’assumons pour le parti ».
La crise du politique est au centre de la réflexion des trois Usfpéistes. La crédibilité du projet démocratique est aujourd’hui en jeu. « L’opinion publique nous a envoyé des signaux en 2007 et en 2009. On ne peut pas faire comme si les élections n’ont pas eu lieu ! Il faut bien l’admettre, le projet démocratique traverse une crise. Notre initiative est une approche pour re-crédibiliser le projet démocratique », soutient Ali Bouabid.
Les consensus qui n’ont plus de sens, les décisions qui n’apportent aucune plus-value politique sont autant de points fondamentaux  qui fondent la réflexion de Larbi Ajjoul, Mohamed Al Achaari et Ali Bouabid. « Le consensus ne peut plus servir d’étendard à n’importe quelle décision qui se fait sans débat politique ni contenu politique. Aujourd’hui plus que jamais, il faut donner du sens à la politique,
Entamer la réflexion sur un projet d’avenir à travers des débats publics et préparer le congrès de l’USFP qui doit avoir lieu en 2011, ce sont les priorités des auteurs de cette initiative. « Parce que la politique doit être un débat et ne plus se faire dans des clubs politiques fermés et que le prochain congrès de notre parti doit se transformer en compétition saine et naturelle d’idées et de projets».

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avr
29

Rencontre au sommet entre l’USFP et le PJD : Codifier les règles du jeu politique

Posted by Narjis Rerhaye Commentaires fermés
«Une rencontre détendue. Alors que dehors il faisait très chaud, notre rencontre, elle, était chaleureuse. Pas protocolaire pour un sou ! », s’exclame dans un éclat de rire sonore le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane.  Le leader islamiste est prompt à qualifier de « franche » la rencontre qui a réuni les dirigeants de l’USFP avec ceux du PJD, mardi 27 avril au siège r’bati de l’USFP.
« C’est la première réunion officielle que tient l’USFP avec le PJD depuis que ce parti a été créé. Bien sûr, nous avons eu des rencontres informelles, mais elles étaient tout à fait informelles », fait remarquer ce membre du bureau politique du parti de la Rose tout en confirmant que, ce mardi, le langage était loin d’être protocolaire. « Bien sûr, nous avons mis l’accent sur nos différences et elles sont connues de tous », fait valoir notre interlocuteur ittihadi. « Il y a des détails sur lesquels nous divergeons, des références à l’international par exemple. Il ne faut pas l’oublier, l’USFP est un parti de gauche et le PJD a un référentiel islamiste. Nous sommes des concurrents naturels », explique avec lucidité Abdelilah Benkirane.
Sauf que les concurrents naturels se retrouvent aujourd’hui  dans l’analyse de la situation politique en terre marocaine. « Il ne suffit pas d’être d’accord sur le diagnostic pour dégager des solutions communes. A l’USFP, la solution que nous proposons est fondée sur la réforme de la loi sur les partis et celle de la loi électorale. Les responsables du PJD présents à la réunion du mardi nous ont fait part de leur accord sur la proposition de l’USFP relative aux réformes. Ils sont allés jusqu’à souligner que face à cette situation que traverse le Maroc, la responsabilité est historique et incombe à l’Union socialiste des forces populaires », précise ce cacique de l’USFP.
Au PJD, on le dit clairement : une vision commune des grandes problématiques du pays en termes de démocratie et de transparence rapproche les deux familles politiques, adversaires sur le terrain politique et idéologique. Faut-il dès lors imaginer une coordination inédite entre une USFP de gauche et les islamistes du PJD ? « Il ne faut pas oublier que ces réunions avec les partis représentés au parlement qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition se tiennent conformément aux résolutions de notre 8ème congrès. Les enjeux ne sont pas partisans mais bien nationaux », tempère ce dirigeant ittihadi.
Dans les deux camps, aussi bien à l’USFP qu’au PJD, la codification des règles du jeu politique est aujourd’hui nodale. « Une telle codification a besoin du soutien et de l’adhésion de tous. Les matchs politiques à venir revêtiront tout leur sens si les règles du jeu sont enfin respectées », conclut ce député usfpéiste. En attendant, les dirigeants des deux partis se sont mis d’accord sur le principe d’une nouvelle réunion.

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avr
29

Les hauts et les bas d’une saison pleine : Les pros marocains s’en tirent à bon compte

Posted by ELIAS BOUBIA Commentaires fermés
Les hauts et les bas d’une saison pleine : Les pros marocains s’en tirent à bon compte
Ils sont plus d’une centaine de footballeurs marocains à évoluer dans les championnats professionnels en Europe à ce jour. Certains ont quitté le Royaume à la recherche d’un nouveau défi dans des championnats plus relevés, alors que d’autres sont tout simplement nés et ont apprit à jouer au football là-bas. Parmi ces joueurs, certains sont d’ores et déjà internationaux et défendent les couleurs de leur pays. D’autres cependant n’ont pas encore été appelés à jouer pour le Maroc, certains ne le seront probablement jamais et quelques-uns devront un jour effectuer un choix entre leur pays d’origine et celui d’accueil. Et si ces footballeurs ont tous comme point commun le fait d’évoluer dans un championnat du Vieux continent, leurs parcours et destins diffèrent souvent, et ce à bien des points de vue. La saison de football en Europe approche lentement mais sûrement de son terme, les équipes se battent pour le titre, pour les places européennes ou contre la relégation, et les sélections nationales entament les préparations pour la Coupe du monde qui aura lieu en Afrique du Sud cet été. Et si le Maroc n’est pas qualifié pour cette compétition, il est tout de même judicieux de revenir sur la saison de ces légionnaires marocains, qui défendent ou défendront les couleurs du Royaume lors des prochaines compétitions internationales.
La majorité des Marocains évoluant en Europe sont basés en France. Traditionnellement une terre d’accueil pour les immigrés marocains, les footballeurs ne font pas exception. Ainsi les deux ligues professionnelles en France que sont la Ligue 1 et la Ligue 2 comptabilisent à elles seules 30 joueurs ayant la nationalité marocaine. Ils évoluent dans toutes sortes de clubs et à tous les niveaux. Tête de file de cette délégation marocaine dans le championnat français est bien évidemment le Bordelais Marouane Chamakh. Auteur à nouveau d’une saison complète avec les Girondins, il totalise notamment 9 buts en championnat et 5 en Ligue des champions ce qui lui a permis de taper dans l’œil de grands clubs européens, le FC Arsenal avant tout. Youssouf Hadji avec l’AS Nancy-Lorraine réalise également un bon exercice 2009/2010 avec 10 buts en Ligue 1 à mettre à son actif, alors que les autres internationaux Abdeslam Ouaddou, Mickaël Chrétien-Bassir, Kamel Chafni et Adil Hermach jouent tous un rôle important au sein de leurs clubs respectifs. Il en va de même pour Mehdi Benatia, puisque le jeune et talentueux défenseur de Clermont Foot Auvergne a cumulé 24 rencontres en Ligue 2 lui permettant d’engranger de l’expérience au niveau professionnel. Issam El Adoua, partenaire en défense centrale de Benatia avec les Lions de l’Atlas et joueur du FC Nantes, n’a pas eu cette chance puisqu’il n’a foulé la pelouse avec son club qu’à 8 reprises cette saison.
Mais la Ligue 1 et la Ligue 2 ne sont pas les seuls championnats friands de joueurs marocains, qui semblent avoir une bonne cote, particulièrement dans les championnats de Belgique et des Pays-Bas. On retrouve donc  16 Marocains évoluant en Eredivise contre 12 en Jupiler Pro League. Les principaux noms à retenir aux Pays-Bas sont bien entendu Mounir El Hamdaoui, l’attaquant de l’AZ Alkmaar qui confirme son statut d’attaquant vedette du champion des Pays-Bas en titre avec 18 buts à son actif, mais aussi le milieu axial du Feyenoord Rotterdam Karim El Ahmadi et le jeune meneur de jeu de l’Ajax Amsterdam Ismaïl Aissati, ou encore Otman Bakkal, membre de l’équipe espoir des Pays-Bas et auteur d’une très bonne saison avec le PSV Eindhoven où il totalise 10 buts en 28 matchs disputés. En Belgique, outre l’inévitable Mbark Boussoufa, milieu de terrain du RSC Anderlecht, le jeune Mehdi Carcela-Gonzalez du Standard Liège suscite de l’intérêt. A seulement 20 ans, il a disputé 27 matchs de championnat cette saison ainsi que 2 matchs de Play-Off et de Coupe de Belgique, mais a également accumulé de l’expérience au niveau européen puisqu’il a foulé 5 fois les pelouses de la Ligue des champions puis de l’Europa League.
Les joueurs marocains sont moins nombreux dans les autres grands championnats européens, mais ils sont bel et bien présents. On compte ainsi 6 Marocains dans les deux premières divisions en Italie, 3 en Espagne, 5 en Angleterre  et 9 dans les trois championnats professionnels allemands. Le joueur marocain le plus célèbre en Série A est sans conteste Houssine Kharja. L’international marocain a cependant du mal avec le FC Gênes cette saison puisqu’il n’a disputé que sept rencontres de Série A (pour 3 buts inscrits tout de même), ainsi que deux matchs d’Europa League avec une réalisation à son actif. En Espagne, le défenseur latéral droit Abdoulay Konko accumule du temps de jeu avec le FC Séville, que ce soit en Primera Division ou en Ligue des champions, alors que l’attaquant du FC Malaga Nabil Baha, sans être titulaire indiscutable, a déjà inscrit 5 buts pour le compte de son club. Deux Marocains se battent en Premier League pour une place en Ligue des champions avec leurs clubs. Il s’agit de l’attaquant du FC Liverpool Nabil El Zhar qui ne trouve guère de temps de jouer face à la concurrence de Fernando Torres, Dirk Kuyt ou encore David N’gog, et de Younès Kaboul le défenseur central des Spurs qui a disputé lui 25 matchs de championnat pour 3 buts inscrits. Chez les Queens Park Rangers (club de Championship), Adel Taârabt s’est rapidement imposé comme pion indispensable de l’effectif. Prêté par Tottenham, l’international marocain a accumulé 39 matchs de Championship inscrivant 7 buts ainsi qu’un match de FA Cup et deux de Carling Cup. Quelques Marocains réussissent également à s’imposer en Bundesliga. C’est le cas notamment de Yacine Abdessadki avec le SC Fribourg, de Mimoun Azaouagh avec le VfL Bochum ou encore de Adil Chihi avec le FC Cologne, tous trois ayant disputé de nombreuses rencontres de championnat et de coupe.
Mais les joueurs marocains qui évoluent en Europe n’ont pas tous atterri dans des championnats aussi relevés et dans des clubs aussi reconnus. Ainsi deux joueurs marocains gagnent leur vie en Suisse par exemple. Il s’agit de Tariq Chihab et de Jamal Alioui qui défendent les couleurs du FC Sion, club de l’Axpo Super League. Merouane Zemmama et Abdessalam Benjelloun ont, quant à eux, choisi le championnat écossais et plus particulièrement le Hibernian FC pour exercer leur métier. Et ils ne sont pas les seuls Marocains à évoluer dans les Highlands puisque Mehdi Taouil a, lui, posé ses valises chez Kilmarnock FC. Et même les championnats nordiques semblent de plus en plus attirer les joueurs marocains. En effet, on retrouve deux Marocains qui évoluent en Superligean (Danemark), deux dans l’Allsvenskan (Suède) et pas moins de 6 qui jouent en Norvège dans le championnat de première division (Tippeligaen). L’international marocain Badr El Kaddouri connaît lui un climat similaire en Ukraine. Le latéral gauche du Dynamo Kiev n’est cependant plus le premier choix de son entraîneur et n’a disputé que 8 rencontres de championnat et 1 match de coupe cette saison. C’est tout le contraire de Jaouad Zairi, le milieu de terrain des Lions de l’Atlas qui évolue en Grèce avec l’Olympiakos qui a été aligné lors de 18 rencontres de championnat et 6 matchs de Ligue des champions. Certains Marocains ont choisi des destinations plus pittoresques. Parmi eux, nous pouvons citer El Mehdi Sidqy qui évolue au Jagiellonia Bialystok en Ekstraklasa (Pologne), Chemcedine El Araichi qui joue pour le FC Eto Györ, club du Nemzeti Bajnokzag (championnat hongrois), ou encore Abdelkarim Kissi, le milieu défensif de 29 ans qui évolue à Chypre dans le club de l’Ermis Aradippou.

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avr
29

Entraide nationale : 53 années au service de la société

Posted by Ahmadou El-Katab Commentaires fermés
Entraide nationale : 53 années au service de la société
Lorsque le Maroc a récupéré ses provinces sahariennes, la délégation de l’Entraide nationale était l’une des premières à s’installer à Laâyoune.
La grande métropole d’aujourd’hui n’était à l’époque qu’une petite bourgade dont la population ne dépassait pas quelques milliers d’habitants.
A Laâyoune, les colons espagnols n’avaient laissé ni infrastructures ni réalisations sociales. Il fallait tout faire pour répondre aux besoins d’une population qui n’a cessé de se multiplier.
La délégation régionale de l’Entraide nationale devenue une coordination régionale est un partenaire très actif sur le plan  social et au niveau du développement ou de l’éducation. Elle déploie des efforts, à travers 14 centres pour la formation et l’éducation.
Les activités de ces centres sont concentrées sur la formation féminine aux métiers manuels, en plus des programmes portant sur la sensibilisation, l’animation, l’orientation et l’intégration socio-professionnelle.
Lesdits centres ont accueilli 608 bénéficiaires qui ont profité de formations dans divers domaines dirigés par 82 cadres.
Deux jardins d’enfants reçoivent les enfants issus de familles nécessiteuses. Ces enfants entre 3 et 6 ans seront préparés à intégrer l’école.
En 2009, la coordination a réalisé 5 partenariats dans les domaines de l’éducation, l’animation sociale, la sensibilisation et la citoyenneté. Pour les programmes réalisés dans le cadre de l’Entraide, 20 concernent les activités du tissu associatif avec 9 centres, 14 encadreurs et profitent à 298 éléments.
Dans le cadre de la lutte contre l’analphabétisme, la coordination régionale déploie de grands efforts pour la réduction du nombre d’analphabètes parmi les populations ciblées par cette opération. Pour ce faire, 18 centres ont été ouverts sous la supervision de 22 encadreurs et ont reçu  684 bénéficiaires, en 2009.
La maison de l’étudiant s’occupe du soutien, de l’aide et la scolarisation des orphelins et enfants en situation précaire afin de les sauver de l’errance et de la délinquance et de les préparer à l’insertion sociale. C’est ainsi que la maison de l’étudiant de Laâyoune supervisée par 33 encadreurs, accueille 45 bénéficiaires.
La fondation d’accueil des personnes handicapées a connu une importante évolution au niveau de la qualité des services. Cette évolution est due  à la création d’un nouveau centre d’accueil des personnes handicapées à Laâyoune, dans le cadre du programme  de l’INDH relatif à la lutte contre la précarité et la marginalisation. Ce centre offre toutes les conditions favorables à la protection sociale, sanitaire et de formation. A ceci s’ajoute l’application stricte de la loi 14-05 relative à l’ouverture et la gestion d’établissements de protection sociale.
Le programme de formation et d’insertion de jeunes issus de classes sociales pauvres est appliqué en fonction des besoins du marché de travail au niveau local. Ce qui a justifié la création d’un centre de formation dans les domaines  de l’informatique et l’hôtellerie dans la maison du citoyen (Dar Al Mouatine) au quartier Colomina à Laâyoune. Ce centre assure la formation de 55 élèves en informatique et 30 élèves en cuisine.
La coordination régionale de Laâyoune supervise la gestion de 5 maisons du citoyen dont 3 à Laâyoune, 1 à El-Marsa et une autre à Tarfaya.
Ces maisons dispensent  des  services sociaux, éducatifs, de formation et de sensibilisation. Ces centres sont aussi des espaces de soutien aux activités des acteurs associatifs et essentiellement à celles destinées aux catégories sociales et quartiers marginalisés.
Dans le cadre des préoccupations de la coordination régionale de développer ses moyens de travail et d’appliquer une approche sociale au profit des classes marginalisées, elle a paraphé 16 conventions de partenariat. Lesquelles conventions concernent divers domaines éducatifs et de formation et profitent à 650 personnes.
Les activités sociales, culturelles, sportives et sanitaires réalisées au cours de l’année 2009 concernent 169 conférences à caractère religieux, 94 conférences culturelles et scientifiques, 16 projections de films, 20 activités sportives et artistiques et 30 campagnes de sensibilisation  médicale.
Durant le mois de Ramadan, la coordination a supervisé l’opération Iftar qui a profité à 7.600 nécessiteux en milieu urbain et 5600 en milieu rural.
Organisme fédérateur de l'action sociale au Maroc, l'Entraide nationale fut créée, d'abord, sous forme d'établissement privé à caractère social, puis érigée en établissement public doté d’une personnalité civile et d’une autonomie financière en février 1972.
Dans  le cadre des commémorations du 53ème anniversaire de la création  de cette institution, la coordination régionale, à Laâyoune, organise, ce jeudi, une cérémonie à laquelle sont conviés aux côtés du wali de la région, les élus et représentants de la société civile locale. Lors de cette cérémonie, il sera procédé à des opérations de circoncision au profit de 200 enfants issus de familles défavorisées.
Des soutiens financiers seront distribués aux associations oeuvrant dans le domaine social.
Les retraités seront également honorés  et la maison de l’étudiant de Laâyoune recevra des équipements et fournitures.
Pour l’année 2010, la coordination a élaboré un programme qui vise la lutte contre la pauvreté, la précarité, la marginalisation et l’exclusion sociale, en collaboration avec l’INDH ou tout autre organisme ayant les mêmes objectifs.

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avr
29

La régionalisation avancée à la lumière de l’expérience communale

Posted by Par MOKHTAR SOUKRATI* Commentaires fermés
La régionalisation avancée à la lumière de l’expérience communale
Que la motivation majeure soit d'ordre politique ou économique ou les deux à la fois sur fond de demandes sociales de plus en plus croissantes et pressantes, le Royaume du Maroc s'apprête durant les mois à venir à procéder à une large  et ambitieuse réforme de la région. Une nouvelle réforme faisant de la région un système de développement intégré permettant  la conjugaison des efforts locaux pour une opportune  contribution à la modernisation des structures de l'Etat ainsi que l'instauration effective de la culture de la bonne gouvernance territoriale. La perception de la régionalisation comme option stratégique de meilleure gestion suppose a priori la réponse à plusieurs interrogations dont trois  fondamentales :
- Quel est le rôle joué par la région actuellement ? Les initiatives du découpage régional inaugurées par le Maroc depuis 1971 en passant par celles de 1984 et 1997 n'ont pas permis le dépassement du caractère administratif sur fond de déséquilibres de pouvoirs et de compétences entre le centre et les régions, ce qui a aggravé  les carences en matière de développement, et en l'absence également de l'émergence d'élites locales
- Quelle régionalisation voulons-nous ? Il s'agit d'un choix futuriste dicté par des considérations démocratiques et économiques qu'impose toute approche de décollage réussi  notre pays qui a adhéré à cette voie est appelé à s'auto-offrir les moyens susceptibles à même que la région se transforme réellement et durablement en un espace d'expression et de représentativité politique, et un environnement en mesure de cheminer des politiques publiques coordonnées et intégrées.
- Comment y parvenir ? Sur la base d'une vision globale fondée sur une approche conciliante, intelligente et porteuse entre les volets politiques, culturels, économiques et sociaux où le citoyen est le point nodal.
Il ressort de la lecture plurielle du contenu du discours Royal du 3 janvier 2010 que le modèle marocain de la régionalisation qui sera retenu  vise la création d'un mode de régionalisation avancée  dans le cadre de l'initiative d'autonomie interne qui sera appliquée dans nos provinces du Sud et un deuxième mode de régionalisation intéressant le reste des régions du Royaume dans le cadre de la préservation et du respect des constances de la nation.
Ceci dit, il faut avouer que le Maroc qui s'est engagé résolument, ces dernières années, dans un processus de modernisation administrative dans lequel les paramètres de la régionalisation sont aujourd'hui au centre des débats, continue encore à cultiver une certaine fébrilité et un manque d'audace. Certes, le poids de l'histoire est toujours là mais n'explique pas tout. Pour s'en apercevoir, la majorité des conseils communaux,  provinciaux et régionaux  donne l'image inadéquate sinon l'antithèse d'une entité régionale devant être comme lieu de déconcentration et de consultation. La gestion des collectivités locales et l'intervention de l'Etat en l'absence d'une véritable culture démocratique et de mécanismes bien définis et bien  huilés  en conformité avec la loi et sa stricte application, en plus de l'observation vigilante quant à l'exécution des plans de développement retenus quand ils existent, sont là pour nous rappeler que toute réforme de la région doit tenir compte tout d'abord de ces nombreuses défaillances…
Le décollage d'un projet régional efficient passe à mon sens par :
- Une révision radicale des rôles des institutions territoriales (dont notamment les conseils provinciaux et régionaux) par la définition et la précision des prérogatives et des missions à même qu'elles soient complémentaires, et éviter l'effritement des ressources et des potentialités;
- Un nouveau découpage qui reflète l'harmonie et la  coexistence entre les différentes composantes de la spatialité régionale  notamment celles humaines. surtout que les collectivités humaines régionales unies par des liens ethniques et culturels sur fond de solidarité compte tenu de l'existence  de facteurs historiques, sociaux, économiques et géographiques, et sont liées par un seul devenir collectif jouent un rôle capital dans la promotion de l'économie régionale, et la participation avec enthousiasme  et dynamisme dans l'opération du développement global. Cependant, la  région ne devrait pas être un cadre étroit, puisque du point de vue spatial, elle est la structure intermédiaire entre le niveau local et le niveau national, un cadre géographique aussi large que diversifié sur le plan ressources, potentialités et savoir-faire à même de catalyser les synergies;
- La responsabilisation de la présidence régionale, en la dotant d'un arsenal juridique approprié.
- La perception de l'institution du wali comme appareil exécutif représentant l'Etat pour une meilleure coordination, un rigoureux contrôle dans le cadre de la bonne gouvernance;
- Les redéfinitions précises des rôles, attributions et compétences pour éviter toute confusion et garantir la durabilité de la réforme. En effet, l'affermissement de l'institution régionale passe par la confirmation de compétences économiques notamment dans la réalisation d'investissement d'infrastructure et de coordination d'investissements d'Etat, des provinces et des communes dans la région;
- Le divorce avec les réflexes archaïques à la lumière des expériences passées au niveau de l'intervention et de la gestion des collectivités locales, provinciales et régionales. Pour ce, les compétences régionales doivent intervenir dans des axes d'intervention privilégiés;
- L'aménagement de l'espace régional par l'élaboration du plan de la région, en concertation avec les collectivités de base et intermédiaires et sur des fondements de politiques générales liées à l'espace et à la production des richesses;
- L'association des régions à leur développement économique et social en  repensant la planification ; en activant la recherche action à travers des partenariats; en mettant en place les mécanismes d'attraction de l'investissement national et étranger ;
- La promotion des actions et des réalisations interrégionales;
- L'initiation d'une dynamique macro-spatiale des stratégies locales économiques disproportionnées;
- Et enfin mettre un terme aux divers dysfonctionnements dont la multiplicité des opérations d'aménagement et absence  de coordination interventionnisme croissant de l'Etat et  inertie les collectivités locales.
Si enfin, la vision globale de la régionalisation marocaine a pour noble objectif un développement égal et intégré permettant l'exploitation exemplaire des ressources et potentialités des régions, elle ne serait concrètement porteuse sans  un véritable diagnostic des expériences antérieures en palliant les défaillances. Prévoir des garanties permettant la gestion de la région par le truchement d'organes de gouvernance  élus démocratiquement. Encore faut-il que cette vision permette l'équilibre, la complémentarité entre les régions, la valorisation des ressources humaines  où les élites locales auront un rôle majeur et enfin cette interrogation : est-ce que cet ambitieux projet de régionalisation pour qu'il le soit connaîtra-t-il des révisions en matière de prérogatives et de compétences de certaines institutions et de textes juridiques s'y rapportant? Pour ce faire tirer la quintessence qui s'impose à la lumière des expériences communales marocaines vécues.

*Président du Centre marocain
du développement local


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