jan
28

M2M s’allie à l’Américain VeriFone : Pour une incursion réussie en territoire du “Mobile banking”

Posted by Achir Karim Commentaires fermés
M2M s’allie à l’Américain VeriFone : Pour une incursion réussie en territoire du “Mobile banking”
«M2M Group » vient d’annoncer son alliance avec l’américain «  VeriFone », 1er  fabricant et fournisseur de terminaux de paiement sur le marché mondial des solutions de paiement électronique sécurisé.  Un événement d’importance stratégique pour une société cotée à la Bourse de Casablanca, dont le titre demeure, cependant, faiblement valorisé par le marché marocain. Pourtant, M2M, après  20 ans d’existence, dispose aujourd’hui de solides compétences  et une longue expérience dans les produits et services « TPE ». Il se présente, en effet, comme  fournisseur global de solutions de gestion de la transaction électronique sécurisée (TES), depuis le développement de logiciels jusqu’à la fabrication de titres électroniques.
Ce partenariat avec le leader mondial de TES, a été officialisé, mercredi 27 janvier, au cours d’une journée de présentation des «technologies et  moyens de paiement de demain ». Il a pour objectif, expliquait Mounir Essayegh, DG M2M Group, de renforcer « l’alliance pour un développement stratégique en Afrique et au Moyen Orient ». Il s’agit, en fait, de permettre à la multinationale marocaine  d’être au diapason des innovations technologiques et de réussir son incursion en Afrique, en introduisant  «les nouveaux moyens de paiement» : contactless, mobile payment, mobile banking, etc. Des solutions et services qui répondent aux besoins des clients particulièrement dans des secteurs clés comme la banque, les assurances, les télécoms, la distribution, le transport, e-gov,  GRH…
Actuellement, il y a un foisonnement de solutions à mesure que les technologies avancent. Et seules les entreprises qui continuent à innover peuvent réussir et résister à ce vaste mouvement de concentration qui caractérise la mondialisation et la globalisation.
Cette « alliance » entre deux partenaires presque complémentaires  est de nature à fructifier le business des deux sociétés qui comptent des centaines de références dans pas moins de 50 pays.  Surtout dans des domaines qui commencent à prendre du relief comme l’identification biométrique et le mobile banking.  Il y a un consensus aujourd’hui que le paiement par Internet s’installe de manière forte. Cette tendance est entrain de se renforcer grâce aux nouvelles technologies de sécurisation et de la panoplie de produits mis sur le marché. Les « Smart phone », par exemple, permettent d’exécuter une multitude d’opérations. Outre la voix, la transmission des images, de la vidéo, l’abonnement, l’achat, les virements et transferts d’argent, constituent désormais  des créneaux très porteurs à l’avenir.    
En choisissant VeriFone, M2M Group veut tirer profit de la longue expérience de leader mondial, connu pour ses innovations en matière de commodité (terminaux mobiles) et d’options de connectivité (WiFi, Bluetooth et GPRS…). VeriFone, c’est 29 ans d’expériences dans les équipements et technologies de paiement électronique sécurisé et plus de 15 millions de terminaux en activité dans plus de 100 pays.

M2M, un titre recommandé à l’achat par BMCE Capital

M2M Group a su développer au fil des années une expertise avérée dans les domaines variés de la TES. Grâce à la solidité de son portefeuille client et à la diversité de ses débouchés, tant par pays que par segment, le Groupe affiche des agrégats financiers plutôt satisfaisants compte tenu du contexte économique actuel, écrivent les analystes financiers de BMCE Capital, société de Bourse qui recommande d’acheter le titre M2M GROUP, notamment pour les raisons suivantes :
•  M2M Group est le précurseur de la transaction électronique sécurisée dans les secteurs marocains du crédit à la consommation et de l’Assurance ;
•  Le Groupe parvient à maintenir ses  parts de marché sur les segments  matures tout en pénétrant davantage les projets de biométrie et de e-gov ;
•  Sur le plan commercial, M2M Group dégage un chiffre d’affaires de  95,4 millions de DH en 2008, affichant un TCAM de 15% depuis 2006, capitalisant essentiellement sur la multiplication du nombre de contrats clients qui passe de 16 à 35 en 2008 ;
•  La société parvient à maintenir ses marges à un niveau largement supérieur à la moyenne sectorielle ;
•  La capacité d’endettement du Groupe demeure quasi-intacte, lui permettant de faire face à de nouveaux investissements, notamment en R&D ;
•  Le secteur marocain de la TES offre des perspectives de croissance favorables et M2M Group entend bien en profiter via sa stratégie de développement visant la consolidation du positionnement sur ses métiers de prédilection, la pénétration de nouveaux domaines concernés par la   dématérialisation des flux et la saisie d’éventuelles opportunités de   croissances externes ;
•  Sur le plan des perspectives financières, nous tablons pour M2M Group sur  un chiffre d‘affaires consolidé de 103,9 millions de DH en 2009 et de 111,7 MDH  en 2010 pour des RNPG respectifs de 28,0 MDH (+9,2%) et de 31,3 MDH (+11,9%).
•  Enfin, la valorisation de M2M Group ressort à 584 DH, définissant une   décote de 21,7% par rapport au cours de 480 DH en date du 8 janvier 2010


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jan
28

Mise en œuvre du dispositif de relance de l’habitat social

Posted by Ahmadou El-Katab Commentaires fermés
Mise en œuvre du dispositif de relance de l'habitat social
C'est conformément aux hautes orientations Royales relatives à la relance du logement social qu'une délégation ministérielle comprenant le ministre et le secrétaire d'Etat à l'intérieur a organisé, ce mardi,  à Laâyoune une réunion d’information relative au nouveau dispositif d'encouragement au logement social tel que défini par la loi de Finances 2010. Cette réunion a regroupé les walis des régions de Laâyoune-Boujdour-Sakia El-Hamra et d'Oued Eddahab-Lagouira, les gouverneurs de ces provinces, les responsables administratifs élus et acteurs impliqués dans la production du logement social, notamment les représentants des établissements bancaires ou de promoteurs immobiliers des deux régions.
Lors de cette réunion, les deux membres du gouvernement qui la coprésidaient, ont informé l'assistance des nouvelles dispositions et mesures prises par le gouvernement pour promouvoir l'investissement dans le logement social et aider les ménages pour leur permettre d'accéder à la propriété. Par ailleurs, à travers cette réunion, les ministres visaient à interpeller les acteurs et élus locaux afin de contribuer à diffuser ces dispositions et à les appliquer.
Cette réunion est la troisième du genre. Elle sera suivie d'autres que les deux hommes d'Etat entreprendront à travers les 16 régions du Royaume.
Après avoir expliqué l'objectif de la réunion, ils ont suivi différentes interventions et répondu aux questions de certains intervenants. Parmi ces interventions, celle de Hassan Derhma, président du conseil municipal de la ville d'Al Marsa, 25 km au sud de Laâyoune. Cette intervention très applaudie par l'assistance consistait en une proposition concernant quelque 2.000 hectares, propriété de la municipalité  d'Al Marsa. En effet, l'élu Derham faisait appel aux différents acteurs auxquels il a offert cette importante enveloppe foncière pour la construction de logements sociaux.
La réunion était aussi l'occasion pour certains élus de Dakhla de déclarer qu'ils s'apprêtaient à proclamer leur cité de ville sans bidonville.
Le dernier groupe des habitants de Lahrait (une cinquantaine de ménages) avait bénéficié, il y a quelques jours,  de lots de terrain équipés pour construire de nouvelles maisons dans les quartiers Nahda et Al-Wahda dans le cadre des opérations d'auto construction, dans le sillage  du nouveau programme d'habitat et d'urbanisme de Oued-Eddahab-Lagouira.
Les élus de Dakhla ont rappelé, également ,que leur ville vient d'abriter la conférence consultative sur la Charte nationale de l'environnement qui, dans son rapport final, a décidé d’organiser des consultations à propos de cette Charte en deux points :
-    le premier concerne l'organisation de plusieurs ateliers sur le plan régional visant l'élaboration d'un projet  de charte qui tiendrait compte des points de vue des acteurs régionaux;
-    le second point est lié à la création d'un site électronique en vue de souligner l'importance de cette charte et d'élargir le cercle des consultations à toutes les couches de la société.
Rappelons que la rencontre de Dakhla s'est déroulée en présence de quelque 400 participants sous la présidence du ministre des Habous et des Affaires religieuses. Une rencontre similaire devrait avoir lieu avant la fin de cette semaine à Laâyoune. 

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jan
28

Brin d’humour et de rire au Festival des deux Rives : Casablanca en «Mètre cube»

Posted by ALAIN BOUITHY Commentaires fermés
Brin d’humour et de rire au Festival des deux Rives : Casablanca en «Mètre cube»
Humour, rire et gags étaient à l’affiche, lundi 25, au Complexe Mohammed VI lors de la représentation de la pièce « Mètre cube » des frères Fernando et Jorge Sánchez-Cabezudo.
Après avoir fait des émules vendredi dernier au Théâtre espagnol de Tétouan et séduit deux jours plus tard le public au Théâtre national Mohammed V à Rabat, les Espagnols ont débarqué à Casablanca pour un ultime show théâtral (gestuel) qui a ébloui les spectateurs casablancais.
Durant 50 minutes, les frères Fernando et Jorge Sánchez-Cabezudo ont offert au public de véritables moments de détente. Tout particulièrement aux jeunes, très présents ce soir, qui entamaient ainsi l’année, rire aux échats. Une bonne dose de rire  qui n’a pas laissé indifférents leurs parents venus apprécier une pièce dont la trame se déroule dans un espace pas plus grand qu’un mètre cube.
Mais au-delà de l’humour servi, la pièce créée la même année avec la troupe Mr.Kubik Productions en 2004, aborde un sujet beaucoup plus sérieux et très actuel, celui de l’exiguïté des appartements. Une conception architecturale qui prend de l’ampleur dans plusieurs métropoles du monde, souvent dictée par des motifs pécuniaires. Et qui fait de cette thématique un sujet universel.
« Cette pièce est inspirée d’une expérience anecdotique que j’ai eue à Madrid à une époque où je cherchais un appartement. Il m’avait été proposé un appartement où je pouvais à peine me tenir tellement il était petit. C’est de cette expérience qu’est née la pièce », a confié à Libé Fernando Sánchez-Cabezudo.
Interprétée sur scène par son frère Jorge Sánchez-Cabezudo, « Mètre cube » relate l’histoire de l’« homme3 » (homme cube) qui, après avoir reçu les clés de sa nouvelle maison, se prépare à s’y installer. Mais, alors qu’il  ouvre la porte pour prendre possession des lieux, il découvre une maison de dimensions très réduites : un espace d'un peu plus d'un mètre cube. Et c’est pourtant là qu’il va dorénavant vivre.
« Nous essayons de passer un message au public sur un phénomène réel. A travers cette création, nous voulions faire une critique de ces petits habitats que l’on retrouve dans bien d’agglomérations et dans lesquels l’homme est contraint de vivre», explique Fernando.
Sur fond de musique, projections vidéo et gags sonores, le public a pu vivre cette réalité au travers d’un spectacle qui les aura ravis et beaucoup fait rire.
Fortement  applaudi en Espagne où il a connu un franc succès, « Mètre cube » a remporté le Prix des jeunes créateurs « Premio Jóvenes Creadores del Ayuntamiento de Madrid ».  La pièce a été jouée dans de nombreux pays, notamment en Ecosse, Allemagne, Amsterdam et Corée.
La représentation de « Mètre cube » s’inscrit dans le cadre du troisième Festival des deux Rives qui se poursuit dans la bonne humeur jusqu’au 30 janvier courant dans les six villes du Royaume. 

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jan
28

Cyclisme : Abdelâati Saâdoune toujours leader de l’UCI Africa Tour

Posted by M’BARK CHBANI Commentaires fermés
Cyclisme : Abdelâati Saâdoune toujours leader de l’UCI Africa Tour
Depuis l’année 2005, l’Union cycliste internationale (UCI) a créé cinq circuits continentaux qui viennent s’ajouter au circuit du Pro Tour (Label qualité accordé par l’UCI aux équipes et aux épreuves répondant à certains critères). Ces cinq circuits comprennent des courses sur route organisées dans chacun des cinq continents.
Comme la sélection nationale de cyclisme participe au circuit africain, passage obligé pour la qualification aux Championnats du Monde et  aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, et où les résultats obtenus par nos représentants, bien menés par Abdelâati Saâdoune, sont très encourageants jusqu’à présent, et pour mieux nous rapprocher de ces circuits continentaux UCI, il est intéressant de les présenter en détails.
 Les cinq circuits continentaux sont donc : l’UCI Europe Tour (Europe), l’UCI America Tour (Amérique), l’UCI Asia Tour(Asie), l’UCI Oceania Tour (Océanie) et l’UCI Africa Tour (Afrique).
Les épreuves inscrites au calendrier de ces circuits sont ouvertes aux  équipes continentales et professionnelles. Cependant, les organisateurs de certaines épreuves peuvent également inviter des équipes du ProTour et des nationales amateurs ou semi-professionnelles.
La première édition de l’UCI Africa Tour en 2005 ne comptait que 4 courses par étapes de la classe 2.2 organisées entre le 16 février  et le 2 octobre 2005 dans les pays suivants : Egypte,  Cameroun,  Afrique du Sud et Sénégal.
Aujourd’hui, avec l’UCI Africa Tour 2010, le circuit  africain en est à sa sixième édition qui compte 23 épreuves étalées du 1er octobre 2009 au 23 mai 2010.Depuis 2005, le cyclisme africain sur route a donc fait de gros progrès. Mais on devrait également s’intéresser à d’autres disciplines du sport cycliste à savoir la Piste, le VTT, le BMX, le Trial, le cyclo-Cross, le cyclisme artistique et le paracyclisme.
L’UCI a prévu des classements hommes élite et moins de 23 ans qui figurent au même classement continental. Cependant, dans leur propre classement, ces derniers portent un signe distinctif. Il y a donc un classement individuel, un classement par équipes et un classement par nation. Et il  est à préciser que les coureurs appartenant à une équipe du Pro Tour ne participent pas à ces classements continentaux. Les épreuves cyclistes internationales figurant dans les calendriers des cinq circuits continentaux sont classées dans les six catégories suivantes :1.HC et 2.HC (Hors Catégorie) ; classe : 1.1 ; classe : 1.2 ; classe : 2.1 ; classe : 2.2 (le premier chiffre symbolise le type de course : 1 course d’un jour ; 2 course par étapes et le deuxième la classe de l’épreuve).
Il existe un barème d’attribution des points à l’issue chaque course d’un jour ou par étapes en fonction du classement final et de la classe de celle-ci.
  -Classe HC : 1°) 100pts, 2°)70pts, 3°)40pts, 4°)30pts, 5°)25pts, 6°)20pts, 7°)15pts, 8°)10pts, 9°)9pts,
10°)8pts, 11°) 7pts, 12°) 6pts, 13°) 5pts, 14°)4pts, 15°)3pts.
-Classe1 :1°) 80pts, 2°) 56pts, 3°) 32pts, 4°) 24pts, 5°) 20pts, 6°) 16pts, 7°) 12pts, 8°) 8pts, 9°) 7pts, 10°) 6pts, 11°) 5pts, 12°) 3pts.
-Classe 2 : 1°)40pts, 2°)30pts, 3°) 16pts, 4°)12pts, 5°)10pts, 6°)8pts, 7°) 6pts, 8°) 3pts.
Points attribués aux étapes ou demi-étapes :Classe HC :1°) 20pts, 2°) 14pts, 3°)8pts , 4°)7pts, 5°)6pts, 6°) 5pts, 7°) 4pts, 8°)2pts.;classe1 :1°)16pts, 2°) 11pts, 3°)6pts, 4°)5pts, 5°)4pts, 6°)2pts ;classe 2 :1°)8pts, 2°)5pts, 3°)2pts.
Le porteur du maillot de leader d’une course par étape marque 10 points (classe HC), 8 points (classe 1) et  points (classe 2).
Lors des championnats continentaux, les 15 premiers marquent de 100 à 3pts dans la course en ligne et les 8 premiers du CLM (Contre-la-Montre) de 20 à 2 points.
Les points gagnés par un coureur dans une épreuve du circuit lui permettent ainsi de figurer au classement continental de cette dernière. Ce classement  est établi le 25  de chaque mois. Le nouveau classement entre en vigueur le 1er jour du mois suivant et il est valable jusqu’à la fin du mois. Le Maroc est actuellement leader de l’UCI Africa Tour grâce à Abdelâati Saâdoune (classement du 1er janvier 2010) qui a d’ailleurs été élu meilleur sportif de l’année 2009. 

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jan
28

Moins de trois mois après un accrochage naval qui a exacerbé les tensions : Echange de tirs entre les deux Corée

Posted by AFP Commentaires fermés
Moins de trois mois après un accrochage naval qui a exacerbé les tensions : Echange de tirs entre les deux Corée
Les Corée ont échangé hier des tirs près d’une zone frontalière maritime sensible en Mer Jaune, moins de trois mois après un accrochage naval qui avait déjà exacerbé les tensions entre voisins.
L’artillerie nord-coréenne a effectué des tirs en batteries dans un secteur situé au nord de la frontière intercoréenne, a affirmé le ministère sud-coréen de la Défense.
“Notre armée a répliqué par des tirs de semonce à l’aide de canons Vulcan et a envoyé des avertissements radio”, a déclaré à l’AFP une porte-parole du ministère.
Les “exercices” du Nord étaient toujours en cours à 06H50 GMT.
Le mois dernier, le Nord avait conseillé aux navires sud-coréens d’éviter la zone maritime frontalière, indiquant que son artillerie y réaliserait des exercices.
“De tels exercices d’artillerie effectués par l’armée populaire de Corée (APC) continueront d’avoir lieu dans les mêmes eaux”, a assuré l’état-major nord-coréen dans un communiqué cité par l’agence du régime KCNA.
Selon l’agence sud-coréenne Yonhap, l’armée nord-coréenne a procédé aux tirs près de l’île de Baengnyeong, sous administration sud-coréenne. Les militaires sud-coréens présents sur l’île ont répliqué en tirant des obus d’une portée de 3 à 4 km, selon l’agence.
Les échanges n’ont fait aucun blessé mais la frontière intercoréenne en Mer jaune constitue une zone ultra sensible où se sont déjà produits plusieurs incidents navals.
Les plus graves en 1999 et 2002 ont opposé des navires nord et sud-coréens.
Le plus récent s’est produit en novembre dernier. Les autorités sud-coréennes avaient alors affirmé avoir infligé d’importants dégâts à un bateau nord-coréen qui venait de franchir la frontière maritime en passant outre les tirs de semonce.
Pyongyang avait alors assuré qu’il aurait recours à des “moyens militaires” pour protéger sa frontière maritime.
La zone maritime frontalière est une source incessante de conflit entre Pyongyang et Séoul depuis la fin de la guerre de Corée (1950-53). Le Nord conteste cette frontière établie par les Nations unies à la fin de la guerre, et souhaiterait qu’elle soit déplacée plus au sud.
“La Corée du Nord va probablement continuer ces provocations militaires de basse intensité au cours des prochains mois”, a déclaré Baek Seung-Joo, expert auprès de l’Institut coréen d’analyse de Défense.
“Mais il est improbable que cela en vienne aux extrémités car le Nord veut maintenir sa coopération économique avec le Sud”, a-t-il estimé.
Comme à son habitude, le régime stalinien a soufflé le chaud et le froid ces derniers mois, acceptant l’aide du voisin sudiste tout en le menaçant de représailles militaires.
Dimanche encore, le Nord avait fustigé un plan sud-coréen prévoyant une “frappe préventive” contre son territoire afin de contrecarrer toute attaque nucléaire.
Précisément sur ce dossier, Pyongyang exige comme préalable à la reprise des négociations sur sa dénucléarisation un traité de paix avec les Etats-Unis, ce que ces derniers refusent.
Les pourparlers sur le nucléaire entamés en août 2003 impliquent la Corée du Nord, la Corée du Sud, la Chine, le Japon, les Etats-Unis et la Russie.
Le dernier cycle de discussions s’est tenu en décembre 2008.
Pyongyang a claqué en avril 2009 la porte des discussions sur sa dénucléarisation après un tir de missile controversé sanctionné par le Conseil de sécurité de l’ONU. Il a procédé dans la foulée à son deuxième essai nucléaire depuis celui de 2006.

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jan
28

Un repris de justice décime sa propre famille : Carnage à Sidi Moumen

Posted by A.E.M Commentaires fermés
Un repris de justice décime sa propre famille : Carnage à Sidi Moumen
Un homicide des plus abjects. Les habitants du quartier Sidi Moumen à Casablanca se sont réveillés mardi sur un crime crapuleux  dans lequel quatre membres d’une même famille ont été sauvagement assassinés.
L’auteur présumé de ce forfait appartient à cette famille. Ägé de 23 ans, sans emploi et déjà avec un casier judiciaire bien chargé, il s’en est pris mardi à sa mère, à sa sœur enceinte, à son beau-frère et à son neveu âgé à peine de dix ans. Il n’a eu aucune pitié pour ses victimes qui ont dû rendre l’âme sur le coup.
La découverte des corps s’était faite ultérieurement, en début de soirée de mardi. Une enquête a été ouverte, alors que le présumé coupable est toujours en fuite, sachant qu’il avait fait un détour du côté de la maison de son père, aucunement épargné lui aussi. Le sort de celui-ci n’a pas été aussi dramatique que les autres du fait que le fils s’était contenté de lui asséner des coups de poing.
Retrouvant ses esprits, le père du présumé coupable s’était rendu sur les lieux du crime, informant par la suite la police sur l’endroit où devait se cacher son fils. Sauf que le déplacement des enquêteurs n’a pas débouché sur l’arrestation du présumé assassin.  A noter que le mis en cause, un accro de drogue, avait purgé une peine de cinq ans d’emprisonnement. Comme quoi, l’incarcération n’est pas faite pour remettre sur le droit chemin ces criminels excités qui, aussitôt, sortis de taule, la plupart d’entre eux succombent à leurs démons en commettant de nouveaux  forfaits. Et ce crime en est un exemple éloquent.

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jan
27

Egypte-Algérie pour un dernier carré « explosif »

Posted by MOHAMED BOUARAB Commentaires fermés
Egypte-Algérie pour un dernier carré « explosif »
Après l'Algérie et le Ghana, lundi c'était au tour de l'Egypte et du Nigeria de franchir le cap des quarts de finale de cette 27ème Coupe d'Afrique des nations qui se déroule en Angola.
Pour accéder au tour des demi-finales, l'Egypte, double tenant du titre, a eu raison du Cameroun par trois buts à un, alors que le Nigeria a surclassé la Zambie après recours aux tirs au but (5-4). Le temps réglementaire et les prolongations se sont achevés sur un nul blanc. La sélection égyptienne a une fois encore honoré son statut de bête noire du onze camerounais. Les champions sortants, et qui comptent fort bien le rester pour être la première équipe africaine ou formation tout court à glaner trois fois d'affilée un titre continental, ont sorti un match où l'intelligence et le métier ont prévalu. Ils n'ont pas eu besoin à trop appuyer sur le champignon, même si l'adversaire était le Cameroun de Samuel Eto'o qui avait affirmé avant le match dans une déclaration rapportée par l'AFP qu' «il est temps de les battre. Cela fait un certain temps qu'ils nous humilient ». Et la série de défaites continue. Pour ce match des quarts, les Camerounais ont été les premiers à ouvrir la marque par l'entremise d'Emana sur corner avec la complicité d'Ahmed Hassan qui s'est voulu à son petit gabarit. Sauf que ce n'était que partie remise, car le même Ahmed Hassan, qui fêtait sa 170ème cape, s'est rattrapé en remettant les pendules à l'heure, suite à un tir limpide dont la trajectoire a trompé le gardien Kamini. Le nul restera de mise durant le temps réglementaire pour que le départage soit à l'heure des prolongations. Une fois encore, le jeune Gedo, double la mise profitant d'une bévue monumentale du chevronné Geremi.  Gedo, le réserviste de luxe, marquera de son empreinte cette CAN, du fait qu'à chaque fois intégré en cours du jeu, il inscrit un but et il en est à sa troisième réalisation, faisant de lui goleador du tournoi.
Si Gedo s'illustre, le capitaine Ahmed Hasan brille de mille feux. Il a libéré ses partenaires en inscrivant un troisième but qui devait être non validé du fait que le ballon n'a pas franchi la ligne.  Cela n'enlève rien à cette victoire amplement méritée des poulains de Hassan Chehata, la seizième du tournoi -record d'invincibilité-, qui croiseront le fer ce jeudi à partir de 19h30 avec les protégés de Rabah Saâdane.   Après Oumdermane et le fameux match d'appui qui avait donné la qualification au Mondial de l'Algérie, ces deux protagonistes se livreront une rude bataille du côté de Benguela. Une explication qui risque d'être ponctuée par d'autres dérives, surtout que depuis le match du Soudan, le fossé ne s'est que trop creusé et aucune des deux parties n'a voulu calmer le ton.  Ils ont continué à se chamailler par médias interposés.   Bref, l'enjeu est de taille, une place en finale, tout comme l'autre partie qui ne manquera point d'attrait entre deux mondialistes (16 heures), le Ghana et le Nigeria.  

La gazette

* - Appel au public. Sentant que l'élimination de l'Angola était susceptible d'atténuer la ferveur populaire dans le pays, le ministre des Sports Goncalves Muandumba a lancé un appel sur la radio nationale. "Nous voulons des stades pleins. Nous sommes tristes mais c'est le sport. Cela devait arriver à quelqu'un et malheureusement c'est nous", a-t-il dit au lendemain de l'élimination par le Ghana.

* -Chewing-gum. Embarras, dimanche après-midi lors du match Angola-Ghana lorsque Kingson a demandé à ce qu'on lui donne un chewing-gum en pleine rencontre. Chargé de transmettre la gourmandise, l'entraîneur-adjoint, qui craignait de s'aventurer en dehors de sa zone, a profité d'une touche effectuée par Vorsah pour le lui faire donner.

* Record. Le capitaine de l'Egypte Ahmed Hassan a honoré contre le Cameroun lundi sa 170e cape, soit le nouveau record africain, en se distinguant. Il a tout d'abord marqué contre son camp, avant d'égaliser puis d'inscrire en prolongation le 3e but -non valable mais accordé par l'arbitre- pour son équipe. Agé de 34 ans, il a fait ses débuts en sélection le 29 décembre 1995. Il a déjà remporté trois CAN (1998, 2006 et 2008).

* -Poignée de main. Drogba était marseillais quand Pape Diouf, qui venait de rejoindre l'équipe des dirigeants de l'OM, l'avait cédé à Chelsea, dont il fait les beaux jours depuis, au grand dam des supporteurs. Pas rancuniers pour deux sous, les deux hommes ont eu l'occasion de se serrer la main à Cabinda puisque Diouf était présent en tant que consultant TV pour observer le quart de la Côte d'Ivoire.

* -Deuil. Le sélectionneur de l'Angola Manuel José a eu la douleur de perdre son père âgé de 94 ans quelques heures seulement avant le début de son quart de finale contre le Ghana. L'entraîneur a ensuite immédiatement rallié le Portugal pour se rendre auprès de sa famille.

* -Calculette. L'histoire d'Alain Giresse et du Gabon, entamée en 2006, serait proche de la fin, et son contrat qui expire en février ne devrait pas être renouvelé, selon un membre de l'entourage de la sélection gabonaise, qui raconte: Il a appelé le ministre des Sports pour lui dire qu'on était qualifiés, après le match contre la Zambie. Il a joué avec la calculette avant de penser à jouer tout court". Les Gabonais se croyaient qualifiés à l'issue de la défaite contre la Zambie (2-1), mais ils ont bel et bien fini 3e du groupe D.


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jan
27

Alors que le Parlement s’apprête à clore ses portes : Driss Lachgar annonce de nouvelles méthodes de travail

Posted by Narjis Rerhaye Commentaires fermés
Le nouveau ministre en charge des Relations avec le Parlement, Driss Lachgar, n'a pas eu un moment de répit. Depuis sa nomination, le 4 janvier dernier, il passe de longues journées au Parlement et enregistre au compteur ministériel 3 semaines marathon. « Dans les salles du sous-sol, en commission, jusque tard dans la nuit », précise celui qui est membre du bureau politique de l'USFP. « Il était important d'adopter des textes essentiels avant la fin de la session d'octobre. En fait, il s'agit de cinq projets de lois relatifs au Plan Maroc solaire, au Conseil économique et social, au Fonds national des musées sans oublier le projet du Code de la route ou encore la nouvelle loi régissant le locatif dans notre pays. Il faut le savoir, tout cela a demandé un travail colossal et une énergie extraordinaire des parlementaires des deux Chambres. Entre les débats en commission, les séances plénières, la navette entre les députés et les conseillers, les procédures d'adoption sont loin d'être simples. L'image d'un Parlement somnolant que véhiculent les médias ne correspond pas tout à fait à la réalité au regard de ce qui a été accompli au cours de cette session qui s'achève », explique le ministre Lachgar.
Un travail rendu possible grâce à « une collaboration sans faille » des deux présidents du Parlement, le RNI Mustapha Mansouri et le PAM Mohamed Cheikh Biadillah, souligne notre interlocuteur.
Surs les bancs de l'opposition, on est aussi prompts à le reconnaître. La session parlementaire d'hiver a été « riche et consistante ». Problème, les députés du PJD s'insurgent contre l'absentéisme de la majorité et du gouvernement « Des textes d'importance ont été effectivement adoptés : loi de finances,  textes sur l'énergie, Conseil économique et social, Code de la route et j'en passe. Mais attention, on ne doit pas oublier dans quelles conditions ces textes ont été votés. Nous avons été confrontés à l'absence grave de la majorité. Que de séances ont été levées en commission par le nombre de députés soutenant la majorité qui n'était pas suffisant ! Je ne veux même pas parler de certains ministres qui ne maîtrisent même pas leurs dossiers ! », s'exclame le député PJD Lahcen Daoudi. Ce membre dirigeant du parti islamiste va encore plus loin et n'hésite pas à parler du « pouvoir législatif extrêmement limité des députés ». Aucune proposition de loi -si ce n'est celle relative à la fiscalité locale, un cadeau du gouvernement aux parlementaires fait uniquement pour des raisons de célérité- n'a franchi le circuit du débat et encore moins celui de l'adoption.  Des moments forts dans une session parlementaire résolument post-électorale, le député Usfpéiste Khalid Hariri en retiendra. D'abord, soutient-il, la mission d'information sur le prix des médicaments. « Une première. Le silence a été rompu sur un dossier sur lequel tout le monde se taisait.
Je suis foncièrement convaincu que le rapport sur la cherté des médicaments dans notre pays constituera un précédent aussi bien sur le fond que sur la forme ». Le député d'El Jadida n'oublie pas non plus ces petites victoires législatives  passées presque inaperçues. « Je pense à la correction à laquelle nous avons procédé en rectifiant l'erreur du gouvernement lors de la dernière loi de finances. Nous avons supprimé la subvention accordée par l'Exécutif aux boissons gazeuses. Ce qui nous a tout de même permis de faire une économie de 60 millions de dhs ! ».
Les séances de questions orales continueront-elles de constituer le maillon faible du travail législatif ? La question se pose d'autant que le groupe parlementaire du PJD avait menacé de boycotter les séances de contrôle du mercredi à cause des absences répétées des ministres du gouvernement Abbas El Fassi. « Ils s'absentent, et parfois ils ne se font même pas représenter. Ce qui montre bien le manque de solidarité entre ministres d'un même gouvernement. Le Parlement joue-t-il vraiment son rôle ? Veut-on le réduire à une caisse de résonnance ? Il est temps de répondre à ces questions », fait valoir le député islamiste Lahcen Daoudi.


Trouver une issue aux projets de lois en souffrance


Rationaliser l'action législative, c'est justement le grand chantier qu'ouvre le nouveau ministre chargé des Relations avec le Parlement. Lachgar et ses équipes comptent mettre à profit l'entre-deux sessions pour entamer une réflexion « profonde et sérieuse » sur une meilleure coordination entre la Chambre des députés et celle des conseillers.  « Il nous faut absolument pouvoir rationaliser le travail et l'énergie en mettant un terme à des procédures parfois lourdes et inutiles. D'ailleurs l'harmonisation des règlements intérieurs des deux Chambres est en cours. Dans le même temps, nous sommes en train de réfléchir sur les mécanismes à mettre en place pour rendre efficientes les relations entre le gouvernement et le Parlement, assurer une plus grande présence au sein des commissions et surtout mettre à niveau l'action législative ». Bref, Driss Lachgar a bien l'intention de préparer la session d'avril et surtout secouer le cocotier.  Les projets de lois en souffrance depuis plusieurs années dans les tiroirs du Parlement, dit-il, doivent trouver une issue. « Il faut trancher. Soit on les adopte, soit on les rejette mais on ne peut pas les garder indéfiniment. Tout cela contribue à donner une mauvaise image de l'institution parlementaire ».
La session d'avril s'annonce d'ores et déjà bien remplie. De nouvelles méthodes de travail mais aussi de nouveaux textes « complexes et pointus » qui seront examinés par les parlementaires à leur retour de vacances. Sports, code du consommateur ou encore l'aviation civile, autant de projets qui font dire à l'Usfpéiste Khalid Hariri qu' « il faudrait des moyens plus importants à disposition des groupes parlementaires et des commissions ».

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jan
27

Tragédie de Haïti au-delà de la catastrophe naturelle

Posted by Par Adolphine Dibangui * Commentaires fermés
Tragédie de Haïti au-delà de la catastrophe naturelle
Devant l’ampleur de la catastrophe à Haïti et le nombre de victimes on peut s’interroger sur l’importance des dégâts causés par le tremblement de terre. Aurait-il été si meurtrier et dévastateur si le pays n’était pas engoncé dans un tel état de pauvreté ? Les fragiles bidonvilles et le manque d’infrastructures qui, ont sans nul amplifié les conséquences de la catastrophe, sont un signe évident de la pauvreté en Haïti. D’après le rapport de 2007 du Programme des Nations Unies pour le Développement, 78% de personnes y vivent avec moins de 2 dollars et plus de la moitié, 53,2% de la population avec moins d’un dollar par jour. Qu’est ce qui explique en Haïti cette paupérisation aiguë des populations qui a conduit avec le cataclysme du récent tremblement de terre à l’anéantissement de l’île?
C’est d’abord une longue liste de politiques imposées de l’extérieur par les institutions internationales et notamment les politiques d’ajustement structurel prônées par le consensus de Washington . Elle consiste à pratiquer des réformes pro-marché, en soit plutôt une bonne chose pour le développement mais sans le socle institutionnel nécessaire, l’échec est inévitable. Les indicateurs de la qualité institutionnelle ne trompent pas : en 2009 Haïti est classé 168ème sur 180 dans l’indicateur de perception de la corruption, 154ème sur 183 pour le climat d’affaire.
Le pays a ainsi subi la restriction budgétaire, le gel des salaires, les réformes fiscales et une privatisation hâtive dès le début des années 80 pour Haïti. Dans ce contexte, en 2003, la libéralisation du marché sans les institutions du marché, avait une augmentation des prix des produits de base. Ce qui a fait grimper le taux d’inflation de 26,1%, et fait chuter l’économie du pays. En 2009, il se positionne à la 149ème place du classement mondial de l’Indicateur de Développement Humain, avec un PIB par habitant de 410 dollars et pour
78 % de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Dans le même temps son autosuffisance alimentaire a été fortement diminuée. Alors même que dans les années 70, elle produisait près de 90% de son riz, un aliment de première consommation pour les haïtiens, elle doit subir la pression des institutions financières internationales dans le cadre des programmes d’ajustements structurels, pour l’ouverture de son marché. Le consommateur haïtien peut y gagner mais les règles du jeu ne sont pas honnêtes : en 2008, ses produits de base alimentaires proviennent alors pour l’essentiel des Etats Unis dont l’agriculture est subventionnée, contrairement aux principes même du consensus de Washington.
La dépendance est donc créée de manière politique. La déforestation, les multiples cyclones, la hausse des cours mondiaux de produits céréaliers, ainsi que l’absence de réformes agraires de la part du gouvernement haïtien ont aggravé le problème de la faim en Haïti. En 2008, on estime que sur les 9 millions que comptent la population 6 millions souffrent ainsi de ce fléau.
Mais c’est aussi la dépendance à la dette qui mine le pays. S’étant affranchie du joug de l’esclavage et indépendante depuis 200 ans, en payant paradoxalement sa liberté à la France par une indemnisation aux colons français de 1825 à 1938, l’île croule en effet aujourd’hui sous le poids de la dette contactée auprès des institutions financières internationales. Le montant de la dette perçue au titre de l’aide au développement s’élève aujourd’hui, d’après le CADTM, (le Comité d’annulation de la dette du Tiers Monde) à près de 1884 millions de dollars avec les indemnités et les pénalités. En 2005 déjà, Haïti a dû verser à la Banque Mondiale près de 52,6 millions de dollars.
Si ces multiples réformes préconisées par le consensus de Washington et ces dettes honteuses quasiment imposées à Haïti ont contribué à une paupérisation exorbitante d’Haïti, suffisent-elles pour autant à expliquer la tragédie haïtienne ?
L’État haïtien est en effet aussi responsable de cette pauvreté et de cette dette qu’il a gaspillée. Pour cela il faut bien comprendre l’histoire du pays. Depuis 200 ans la gestion politique est chaotique en Haïti. Gangrenée par les luttes fractionnelles pour le pouvoir, par le clientélisme, la corruption et alimentée par les nombreuses phases d’insécurité et d’instabilité politique, la nation haïtienne n’a jamais pu mettre en œuvre les mesures de développement efficaces, et des réformes appropriées. Loin de l’intérêt général les dirigeants politiques d’Haïti ont le plus souvent été occupés à ruiner le pays au détriment de la population qui sombre dans la pauvreté.
Après le règne des Duvalier père et fils, de 1957 à 1986, qui marqua la décadence politique en Haïti et le pillage du pays par la famille, l’espoir vient de Jean Bertrand Aristide président démocratiquement élu. Mais il déçoit et quitte le pouvoir en 2004. Il est vrai qu’il a dû affronter les grandes familles importatrices qui tiennent le pays sous leur coupe. Après la tutelle de l’ONU de 2004 à 2006, René Duval est élu président et hérite d’un pouvoir. Au vu du niveau catastrophique des indicateurs de qualité institutionnelle on comprend que le développement économique de son peuple ne soit pas au rendez vous. L’intérêt du peuple ne fut pas pris en compte. Ainsi, le pays ne produit rien ou presque et vit essentiellement des importations et de l’aide alimentaire, l’économie reste en profonde récession.
Institutionnellement, au niveau national, la tutelle onusienne est toujours présente et vue les circonstances désastreuses qu’a provoqué le séisme, elle le restera encore longtemps. L’après-séisme devrait permettre que soit mise sur pied une constitution qui consolide l’état de droit, et qui renforce les institutions du pays. Ce qui est crucial non seulement pour les futures réformes institutionnelles, mais aussi pour la stabilité et les réformes économiques nécessaires à l’investissement et au développement économique d’Haïti. Dans ces circonstances très exceptionnelles, il serait sans doute primordial pour la communauté internationale d’annuler la dette haïtienne en contrepartie de la mise en place de vraies réformes institutionnelles afin de lui donner une bouffée d’oxygène.

* Diplômée de master en
Droits de l’Homme.
Articles publiés en collaboration avec UnMondeLibre.org

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jan
27

Festival national du film : Un bilan, un nouveau trophée…

Posted by Rafik Mahmoud Commentaires fermés
Festival national du film : Un bilan, un nouveau trophée…
Un communiqué de l’Office national  des chemins de fer avait annoncé jeudi dernier  la reprise du trafic ferroviaire avec…Tanger. C’était de bon augure pour le Festival national du film dont la onzième édition se tient du 23 au 30 janvier.
L’autoroute, l’avion, le train…ainsi,  tous les chemins mènent à Tanger…au cinéma pour le plus grand rendez-vous  du cinéma marocain. La fête de la profession devenue annuelle pour accompagner la dynamique d’une jeune cinématographie, aujourd’hui en pole position dans la région et un modèle dans son mode de production où l’aide publique  joue comme  un véritable  moteur. Le choix de passer à une périodicité annuelle est venu au moment opportun : d’abord pour confirmer un constat. La production de films courts a connu un véritable boom et la récolte des  films longs est d’année en année plus prometteuse. Il fallait alors s’adapter à ce nouveau rythme…mais pas seulement. Le choix d’une échéance annuelle, aujourd’hui réussi, était aussi porté par une vertu pédagogique : un exercice grandeur nature pour tirer l’ensemble de la profession vers davantage de professionnalisation. Placer la barre à un niveau qui nous dessine une nouvelle configuration où tous les acteurs opèrent une certaine (re)mise à niveau technique, artistique, organisationnelle et mentale. Oui, l’annualité du festival est une véritable révolution culturelle qu’il faut gagner tous les ans…tous les jours par tous…
Un  observateur impénitent avait fait la remarque  que l’année 2009 n’a pas eu son festival, à cause du  léger repli de  la onzième édition qui est passée au mois de janvier contrairement à celle de 2008 qui a eu lieu au mois de décembre. C’est une remarque de puriste qui pose une question phénoménologique sur la définition d’une année. Une année civile est un segment délimité par le premier janvier et le 31 décembre. Pour une manifestation qui aspire à être la vitrine et le reflet d’une année entière et pleine, ne faut-il pas bien attendre le 31 décembre à minuit ? C’est la pratique courante et régulière dans des domaines performants comme l’économie et les finances. Dans d’autres domaines voisins, comme le football, on a bien vu des finales de coupe  se dérouler selon un calendrier très loin du calendrier civil…Pour les observateurs, le choix de janvier est venu naturellement dans le sillage de l’amélioration de la forme et du contenu du festival. Le choix de janvier s’est imposé aussi d’autant plus légitimement que l’une des séquences majeures, désormais, de chaque édition est la présentation du bilan cinématographique de l’année écoulée. C’était la première conférence de presse du festival et le premier moment fort du festival avec une intervention brillante de Nour-Eddine Saïl, directeur général du CCM. Intervention qui est partie d’un document important distribué à cette occasion ; il donne un aperçu  global de l’ensemble de l’activité de 2009 dans le domaine du cinéma. Sa lecture est instructive, c’est un véritable outil de travail. « Pour nous, c’est un pas de plus sur la voie de la transparence des chiffres, mettre à la disposition des journalistes, des chercheurs, des observateurs de la chose cinématographique des éléments fiables pour lancer le débat sur des bases concrètes ». En effet, on peut déjà relever les grandes tendances du cinéma marocain comme jeune industrie et comme choix de production. Il y a des chiffres d’abord qui concernent la fréquentation des salles ; c’est le point noir de cette dynamique d’ensemble. L’ensemble des entrées ne dépasse pas les 3.000.000 de spectateurs ! Ce sont en effet 2.638.707 spectateurs qui ont choisi de voir un film dans sa patrie originelle, une salle de cinéma. Ils étaient un peu plus de 2.960.000 en 2008. C’est très faible comme score. Mais, au sein de ces chiffres, il y a le bon comportement du film marocain; c’est un nouveau record qui a été enregistré en 2009 avec plus de  723.900. C’est d’ailleurs ces films qui permettent aux salles de résister à la vague des fermetures. Sur un plan plus symbolique, ce chiffre permet aux films marocains de réaliser 26% de la part du marché et du coup arracher la deuxième place dans le box-office par nationalité dans le marché local. La première place étant pratiquement un monopole américain, le cinéma marocain est désormais un concurrent sérieux pour le cinéma égyptien et hindou traditionnellement installés  en tête du box office.
Autre chiffre important, celui de l’avance sur recettes, le fonds d’aide relevant du Centre cinématographique marocain a distribué en 2009, 52 millions de dirhams au bénéfice de 19 films longs et courts. (Nous reviendrons plus en  détails sur ces chiffres).
L’autre événement qui a marqué cette conférence d’ouverture est la présentation du nouveau trophée qui va récompenser les heureux lauréats. Il est l’œuvre généreuse (la conception a été offerte par l’artiste) du designer international, Hicham Lahlou.

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